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France : Explosion d’un colis piégé au siège du FMI à Paris : Hollande dénonce un « attentat »

jeudi 16 mars 2017, par siawi3

Source : http://www.lemonde.fr/societe/article/2017/03/16/une-personne-blessee-au-siege-du-fmi-a-paris-lors-de-l-ouverture-d-un-courrier-piege_5095546_3224.html#WyLLUAZmfQkGKOOw.99

Une assistante de direction a été blessée, jeudi, lors de l’ouverture d’un courrier qui a explosé au siège parisien du Fonds monétaire international.

LE MONDE | 16.03.2017 à 13h08 • Mis à jour le 16.03.2017 à 19h01

Le parquet antiterroriste français a été saisi, jeudi 16 mars, après qu’une assistante de direction a été blessée aux mains et au visage lors de l’ouverture d’un courrier qui a explosé au siège du Fonds monétaire international (FMI) dans le 16e arrondissement de Paris.

L’explosion s’est produite peu avant midi. La victime est « blessée au visage par des éclats ainsi qu’un blast aux tympans et est actuellement en traitement, sans qu’il y ait le moindre risque quant à sa vie ou à une urgence absolue », a déclaré sur place le préfet de police de Paris, Michel Cadot. François Hollande avait de son côté annoncé que la victime était « entre la vie et la mort ».

« Les dégâts sont assez limités dans le bureau », où se trouvaient trois personnes, selon le préfet de police. « Il semble que ce soit un engin pyrotechnique ou un gros pétard. C’est quelque chose de relativement artisanal, ce n’est en rien une bombe », a-t-il ajouté, précisant que, pour l’heure, il n’y a, a priori, pas de revendication. « Il y avait eu quelques appels téléphoniques ces derniers jours mais qui ne sont pas forcément en lien avec cette affaire-là », a-t-il dit.

Origine « probablement » grecque

Une adresse en Grèce figure sur le colis dont l’explosion au siège parisien du FMI a fait un blessé jeudi, a fait savoir le ministre grec de l’Intérieur, Nikos Toskas. « Les autorités françaises nous ont informés qu’il avait été expédié de Grèce », a-t-il affirmé à la chaîne Ant1 TV, selon Reuters. Des anarchistes grecs seraient vraisemblablement à l’origine du colis piégé, a déclaré à l’AFP la police grecque.

Mercredi, un paquet contenant un « mélange explosif » a été découvert à Berlin au ministère des finances. Il avait été expédié de Grèce, avec comme fausse adresse d’expéditeur celle d’un député de droite. Le groupe anarchiste grec Conspiration des cellules de feu a revendiqué jeudi l’envoi du paquet. Le groupe dit avoir envoyé le colis piégé « au ministre des finances allemand », Wolfgang Schäuble dans le cadre d’un plan « Nemesis » (« justice » en grec) visant « le système de pouvoir ».

Le parquet antiterroriste a été saisi de l’enquête en flagrance, notamment ouverte pour tentative d’assassinat en relation avec une entreprise terroriste. Les investigations ont été confiées à la sous-direction antiterroriste (SDAT) et la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI).
Hollande : « Il faut maintenir un état élevé de vigilance »

La directrice générale du FMI, Christine Lagarde, a condamné cet « acte de violence ». « Nous sommes encore en face d’un attentat, il n’y a pas d’autre mot face à un colis piégé », a réagi le président de la République, François Hollande. « Nous sommes toujours visés », a-t-il déclaré, en marge d’une visite à Toulon. « Nous devons rechercher toutes les causes et trouver les coupables. Nous le ferons avec obstination, persévérance et jusqu’au bout », a promis le président de la République.

Le chef de l’Etat a déclaré que l’état d’urgence « devait être prolongé jusqu’au 15 juillet » et, qu’ensuite « ce sera au nouveau président de la République, au gouvernement et aux députés et sénateurs qui seront en situation d’agir » et de dire « s’il faut [le] maintenir ou non ». Mais, « de toute manière, il faut maintenir un état élevé de vigilance et de présence ». La veille, le garde des sceaux avait estimé que le gouvernement avait « créé les conditions qui rendent possible une sortie de l’état d’urgence ».