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Rupture des relations avec l’Iran, fermeture d’Al Jazeera... la coalition anti-Qatar livre ses revendications

Friday 23 June 2017, by siawi3

Source: http://www.lci.fr/international/rupture-des-relations-avec-l-iran-fermeture-d-al-jazeera-la-coalition-anti-qatar-arabie-saoudite-livre-ses-revendications-2056396.html

Rupture des relations avec l’Iran, fermeture d’Al Jazeera... la coalition anti-Qatar livre ses revendications

23 juin 10:39

Claire Cambier

PRESSION - Les quatre Etats arabes qui ont suspendu leurs relations diplomatiques avec le Qatar ont livré leurs conditions pour une sortie de crise. La coalition a listé une série de revendications, entre autres la rupture de tous liens avec des groupuscules terroristes mais aussi avec l’Iran. Le petit Etat a dix jours pour obtempérer.

Nouvel épisode dans la crise qui fait trembler le Golfe persique. Après avoir accusé le Qatar de financer des organisations terroristes et l’avoir mis au ban diplomatique, la coalition des Etats arabes sunnites (Arabie Saoudite, Emirats arabes unis, Bahreïn et Egypte) ont posé leurs conditions pour une sortie de conflit. Une liste de treize requêtes a été transmise par le biais du Koweït, qui joue un rôle de médiateur dans le différend.

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Que réclament exactement ces quatre Etats ? En tête de leurs préoccupations, la rupture de tous liens avec les Frères musulmans, le groupe Etat islamique, Al Qaïda, le Hezbollah et le Front Fateh al Cham (ancienne branche syrienne d’Al Qaïda). Selon un responsable de la coalition, le Qatar devra accepter d’extrader toutes les personnes considérées comme "terroristes".

Au-delà de ces liens supposés avec les mouvances terroristes, l’Arabie Saoudite et ses alliés reprochent au petit émirat gazier sa proximité avec l’Iran, l’éternel ennemi chiite. Le Qatar devra donc réduire au stric minimum ses relations avec ce pays. Pour le moment, c’est pourtant cette puissance qui vient largement en aide à l’Emirat. Plus de 1000 tonnes de fruits et de légumes seraient exportés tous les jours pour faire face au blocus qui étrangle le Qatar, rapporte l’agence Fars.

La fermeture de la base militaire turque sur le sol qatari fait également partie des revendications. Deux jours après le début de cette crise diplomatique, Recep Tayyip Erdogan avait pris fait et cause pour le Qatar. Le Parlement turc avait même approuvé le déploiement de troupes et avancé l’établissement d’une base militaire sur le sol de son allié inconditionnel, un projet datant de 2014. Un premier bateau turc chargé de soldats et de véhicules blindés a appareillé jeudi à destination du Qatar. Des denrées alimentaires ont également été fournies.

Autre point évoqué et pas des moindres : la fermeture de la chaine de télévision Al Jazeera et notamment ses antennes à l’international. Les quatre Etats arabes accusent le média de créer des troubles dans la région et d’avoir une position pro-Frères musulmans.

Une compensation financière pour les "troubles créés" serait aussi réclamée pour que l’Arabie saoudite et ses alliés lèvent l’embargo imposé, selon l’agence AP. Pour le moment frontières aériennes, maritimes et terrestres ont été coupées.

En vidéo ici
Au Qatar, les habitants dévalisent les supermarchés

Lire aussi: Trump accuse le Qatar de financer le terrorisme puis lui vend pour 12 milliards de dollars d’armes

Quand les Etats-Unis s’en mêlent

Washington s’est immiscé dans la crise mais a émis des signaux dissonants. Le président américain Donald Trump affiche une position plutôt sévère à l’encontre du Qatar. Il n’a pas hésiter à accusé le riche émirat d’avoir "financé le terrorisme à un très haut niveau". Mais le secrétaire d’Etat Rex Tillerson a adopté un tout autre style, se disant mardi "abasourdi" que les pays arabes qui ont rompu leurs relations avec Doha n’aient fourni aucune preuve à l’appui des accusations de soutien au terrorisme lancées contre l’émirat pour justifier son isolement. "À ce stade, nous faisons face à une question simple : est-ce que ces actions découlaient véritablement de leurs inquiétudes face au soutien présumé du Qatar au terrorisme ?", a déclaré la porte-parole du département d’État, Heather Nauert.

Rex Tillerson annonçait dès jeudi que la coalition anti-Qatar avait établi une liste de revendications espérant cependant qu’elles soient "raisonnables et réalisables". Si le Qatar accepte l’ultimatum, le pays sera surveillé pendant près de dix ans pour vérifier sa mise en conformité, selon le quotidien marocain The Desk.