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France : Commémoration du massacre d’algériens le 17 octobre 1961 à Paris

mercredi 11 octobre 2017, par siawi3

Source : http://www.huffpostmaghreb.com/2017/10/07/17-octobre-1961--macron-sollicite-pour-une-position-precise-sur-les-massacres-dalgeriens-a-paris_n_18210744.html?utm_hp_ref=algeria

17 octobre 1961 : Macron appelé à se prononcer sur les massacres d’Algériens à Paris

Rédaction du HuffPost Algérie/APS

Publication : 07/10/2017 17h22 CEST Mis à jour : 07/10/2017 17h22 CEST
ALGERIA WAR PARIS OCTOBRE 1961

Le Collectif du 17 octobre 1961 a appelé le président français Emmanuel Macron à faire connaître sa position "précise" sur les crimes d’Etat et notamment les massacres d’Algériens à Paris dans la nuit du 17 octobre 1961.

"Nous sollicitons de votre bienveillance une audience pour connaitre votre position précise à ce sujet (massacres du 17 octobre 1961), afin de pouvoir en rendre compte lors du rassemblement prévu le 17 octobre 2017 au Pont Saint-Michel à Paris", a écrit le collectif dans une lettre ouverte au chef d’Etat français, dont l’APS a reçu d’une copie.

La lettre est signée notamment par Olivier Le Cour Grandmaison (17 Octobre contre l’Oubli), Samia Messaoudi, Mehdi Lallaoui (Au nom de la Mémoire), M’Hamed Kaki (Les Oranges), Gilles Manceron (Historien, LDH- Ligue des droits de l’homme), Renée Le Mignot (MRAP - Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples), Henri Pouillot (Sortir du Colonialisme).

Les signataires rappellent au président Macron ses propos de février dernier à Alger, en sa qualité de candidat à la présidentielle, qualifiant la colonisation française de "crime contre l’humanité" et sa promesse du 5 mai, devant la rédaction de Mediapart, de prendre "des actes forts" sur cette période de l’histoire de France.

"Nous pensons donc, qu’à l’occasion de ce 56e anniversaire du crime d’Etat commis en plein Paris, vous pourriez (devriez ?) ainsi concrétiser cet engagement", ont-ils affirmé dans leur lettre.

LIRE AUSSI : Emmanuel Macron : La colonisation "est un crime contre l’humanité" mais il ne faut pas "tomber dans la culpabilisation"

Une vingtaine d’associations pour la reconnaissance des crimes d’Etat commis par la France durant la colonisation a également relevé que 56 ans après ce rime d’Etat, la France "n’a toujours pas reconnu sa responsabilité dans les guerres coloniales qu’elle a menées, - en particulier la guerre d’Algérie - non plus que dans le cortège de drames et d’horreurs qu’elles ont entraînés, comme ce crime d’Etat que constitue le 17 octobre 1961".

Exigeant "vérité et justice", le collectif demande à Emmanuel Macron de confirmer, au nom de la France, "par un geste symbolique, la reconnaissance et la condamnation de ce crime d’Etat".

"Que l’Etat français reconnaisse sa responsabilité dans l’internement arbitraire, pendant la Guerre d’Algérie, d’Algériens dans des camps. Que la liberté d’accès aux archives soit effective pour tous, historiens et citoyens. Que la recherche historique sur ces questions soit encouragée, dans un cadre franco-algérien, international et indépendant", a-t-il revendiqué.

"Nous demandons une parole claire aux autorités de la République, au moment où certains osent encore aujourd’hui continuer à parler des +bienfaits de la colonisation+, à célébrer le putsch des généraux à Alger contre la République, à +honorer+ les criminels de l’OAS", ont réclamé ces associations, parmi elles 4 ACG (Anciens appelés en Algérie et leurs amis contre la guerre), 17 octobre 61 contre l’oubli, ACCA (Association contre le colonialisme aujourd’hui), Les Amis de Max Marchand, de Mouloud Feraoun et de leurs Compagnons et le Parti de gauche (PG).

Elles ont annoncé à cet effet que lors de ce rassemblement du 17 octobre au pont Saint-Michel, une nouvelle plaque sera symboliquement "apposée avec l’inscription A la mémoire des centaines d’Algériens tués lors des manifestations pacifiques du 17 octobre 1961 par des policiers agissant sous l’autorité du préfet Maurice Papon. Reconnaissance de ce crime d’Etat".