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France : Djihad judiciaire Racisme et incitation àla haine : Georges Bensoussan relaxé en appel

samedi 26 mai 2018, par siawi3

Source : https://www.marianne.net/societe/racisme-et-incitation-la-haine-georges-bensoussan-relaxe-en-appel?_ope=eyJndWlkIjoiZWU1YTU1MWQyNmQzMmYxMmE0MzMyZDY4NmJjYmFiMmUifQ==

Photo : La Cour d’appel a confirmé le jugement de première instance. - BALTEL/SIPA

Djihad judiciaire
Racisme et incitation àla haine : Georges Bensoussan relaxé en appel

Par Martine Gozlan

Publié le 24/05/2018 à19:29

L’historien a été relaxé par la Cour d’appel de Paris de toute accusation de racisme et d’incitation àla haine pour ses propos sur les musulmans. Un arrêt qui devait mettre fin àdeux ans et demi de harcèlement. Mais le CCIF se pourvoit en cassation.

L’homme a gagné. Georges Bensoussan a été lavé de toute accusation de racisme ce 24 mai par arrêté de la Cour d’appel de Paris. Une décision qui confirme le jugement rendu en mars 2017. Depuis deux ans et demi, l’historien, responsable éditorial du Mémorial de la Shoah, auteur de nombreux ouvrages sur la destruction des juifs européens, l’histoire du sionisme et sur la condition juive dans le monde arabe, était trainé devant les tribunaux pour avoir repris, lors de l’émission Répliques, animée par Alain Finkielkraut, les termes et l’analyse du sociologue Smain Laacher sur l’antisémitisme dans la culture arabe.

A la manÅ“uvre en appel depuis un an : l’inévitable Comité contre l’Islamophobie en France (CCIF), artisan du djihad judiciaire contre les intellectuels et les journalistes, la Ligue des droits de l’homme, le MRAP, le parquet, et un obscur « Comité de soutien O sans papiers  » (sic) que Me Michel Laval, le défenseur de Georges Bensoussan, qualifiera ironiquement de « poisson pilote du CCIF  ».

L’audience du 30 mars 2018 s’était tenue dans une atmosphère singulière, chargée d’une agressivité extrême contre l’historien. Noë lle Lenoir, l’un des soutiens de Georges Bensoussan, ancien juge au Conseil Constitutionnel et ex-ministre aux Affaires européennes, s’étonnera de cet acharnement et de cette volonté d’interdire àun intellectuel toute observation sociologique. L’accusé, par ses travaux et sa fonction, constituait une cible de choix pour les procéduriers habituels, islamistes et professionnels d’un antiracisme dévoyé. Leur défaite est totale. La Cour d’appel considère qu’il n’y avait pas de provocation àla haine car l’historien n’a nullement visé la communauté arabo-musulmane dans son ensemble, mais insisté àplusieurs reprises sur l’emprise de l’idéologie salafiste. Alors que ses accusateurs voulaient faire requalifier les faits en injure raciale, les juges ont estimé que cette tentative ne reposait donc sur rien.

"C’est une puissante colère qui m’anime"

Pourtant Georges Bensoussan hésite àprononcer le mot victoire, celui qui est sur les lèvres de tous ceux qui l’ont soutenu. « C’est au contraire une puissante colère qui m’anime, nous dit-il. Une colère contre tous ceux, de tous bords, pas seulement les islamistes et les islamo-gauchistes, qui ont mené àce procès inique  ». Car l’historien, qui avait coordonné en 2002 l’ouvrage sur Les territoires perdus de la République s’est retrouvé pendant plus de deux années dans une grande solitude. La solitude de ceux qui, depuis longtemps, osaient décrire le réel contre les travestissements médiatiques. Ils ont dà» en payer le prix. « Quand l’affaire a éclaté, le contexte n’était pas exactement le même, se souvient Me Michel Laval. Aujourd’hui la question de l’antisémitisme dans les banlieues s’étale sur la place publique. C’est devenu un débat essentiel au cours de ces derniers mois, et il était très important de gagner la bataille du procès  ».

La volonté de judiciariser la vie intellectuelle française a donc été défaite. Pour Georges Bensoussan, il y a un monde entre ses accusateurs, leurs appuis et le pays profond : « Il existe un autre visage de la France, une France que j’aime et qui refuse le mensonge  ».

Le CCIF, mortifié, ne dépose pourtant pas les armes. Il se pourvoit en cassation.