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France : « Gilets Jaunes » : les revendications

lundi 3 décembre 2018, par siawi3

Source : https://blogs.mediapart.fr/alberteins/blog/291118/francois-ruffin-reecrit-au-president-hai?utm_source=20181202&utm_medium=email&utm_campaign=QUOTIDIENNE&utm_content=&utm_term=&xtor=EREC-83-[QUOTIDIENNE]-20181202&M_BT=1289581865541

François Ruffin réécrit au Président « haï »

29 nov. 2018


En 2017, François Ruffin adressait déjà une lettre à Emmanuel Macron lui décrivant la « haine » que lui vouaient les Français. Plus d’un an après, le député le martèle de nouveau : « Ce qui unit les « gilets jaunes », c’est l’aversion que vous provoquez. »

ruffinjaune

Lettre ouverte à un président haï (bis)

par François Ruffin

Jusqu’à quand, Monsieur Macron, abuserez-vous de notre patience ? Avant même votre élection, à la veille du second tour, je vous adressais une « Lettre ouverte à un président déjà haï » : « Vous êtes haï, vous êtes haï, vous êtes haï. Je vous le martèle parce que, avec votre cour, avec votre campagne, avec la bourgeoisie qui vous entoure, vous êtes frappé de surdité sociale. Vous n’entendez pas le grondement : votre heure, houleuse, sur le parking des Whirlpool, n’était qu’un avant-goût. C’est un fossé de classe qui, face à vous, se creuse. »

Avec douze fois « vous êtes haï » en une trentaine de lignes, je vous prévenais avec un rien d’insistance. Et stylistiquement parlant, je ne porte pas ce texte en bandoulière comme une fierté littéraire. Sur le fond, néanmoins, je n’en renie rien, l’avertissement sonnait juste : vous êtes aujourd’hui haï, massivement haï. C’était en germe hier, on assiste désormais à la moisson. Le fossé s’est transformé en gouffre.

Ce rejet, dont vous êtes l’objet, les sondages ne font que l’effleurer. Eux mesurent votre cote d’amour, et elle plonge, certes, elle est basse, mais dans le même étiage d’impopularité que vos prédécesseurs, 20 %, 25 %, qu’importe : un socle demeure, un socle qui tiendra peut-être tout votre quinquennat, un socle qui peut même suffire à remporter des scrutins, abstention et division aidant. Ce que les instituts ne mesurent pas, en revanche, c’est le dégoût, puissant, virulent, que vous suscitez chez, combien ? à la louche un quart ? un tiers ? des Français.

Vous l’avez palpée par vous-même, cette haine, de la Lorraine aux Ardennes, de la Marne à la Somme, lors de votre semaine d’« itinérance mémorielle ». Vous avez fait le jovial, « j’aime aller au contact », « je reviendrai plus souvent », mais ce ressentiment, dans votre propre peuple, a bien dû vous meurtrir. Et, je l’espère, vous alerter. Samedi dernier, surtout, qu’est-ce qui rassemblait les « gilets jaunes » ? Qu’est-ce qui les unissait, bien plus que le gazole ? Qu’est-ce qui, par-delà mille différences, leur faisait un trait commun ? Vous. L’aversion que vous provoquez.

Et ça se comprend. Vous avez déchiré le contrat social. Vous déchirez la France.

Depuis votre entrée à l’Elysée, vous menez une politique injuste, si manifestement injuste : comment le corps social n’en serait pas heurté, violenté ? Car il fallait oser : supprimer l’impôt de solidarité sur la fortune, et en même temps, en même temps, relever la CSG pour les retraités, gratter cinq euros sur les APL des locataires, éliminer 200 000 contrats aidés ? C’est si excessif, tellement abusif : ça ne touche pas qu’au porte-monnaie, au « pouvoir d’achat », l’orgueil d’un peuple en est blessé, son honneur : on se moque de lui, son propre chef de l’Etat se moque de lui. Et à cette injustice, à cette évidence de l’injustice, comme on jette du sel sur une plaie, vous ajoutez l’arrogance de l’injustice, à grand renfort de « gens qui ne sont rien », de « feignants », de « Gaulois réfractaires », de « vous n’avez qu’à traverser la rue » et autres « pognon de dingue », comme des provocations renouvelées.

Vous êtes fou. Je vous écoute, et je me dis : « Il est fou. »

Vous êtes frappé d’hybris, de la « démesure » des héros antiques, qui se prenaient pour des dieux. Le sort s’acharne alors sur eux, le malheur crève la montgolfière de leur ego, bref, les ramène à leur humaine condition, les yeux percés d’Œdipe pour enfin voir. Et l’on pourrait parier - par quelle lumière ? - sur votre retour à la réalité et à l’humilité, pseudo-Jupiter qui remet les pieds sur Terre.

Il faut espérer, toujours. Croire en l’homme, soit.

Mais votre hybris, votre démesure, ne vous est pas propre. Elle vous dépasse. C’est celle d’une classe qui s’est coupée du monde commun, qui s’est détachée de la nation. C’est celle d’une caste qui a vu sa fortune multipliée par sept en vingt ans, et qui néanmoins défiscalise, optimise, paradise, panamise, caïmanise, qui relègue l’intérêt général derrière celui des multinationales, qui cumule rachats d’actions, dividendes, golden parachutes et aux autres stock-options, et qui, en même temps, en même temps, sans honte, s’en va prôner au peuple des salariés, des retraités, de se serrer la ceinture, de faire des sacrifices. Bref, c’est celle d’une élite qui se place au-dessus de l’humanité, de ses lois, sur un Olympe pour nantis et qui se croit tout permis.

Vous êtes fous, collectivement fous.

Je suis inquiet, vraiment. Pas pour vous, du tout, mais pour mon pays que vous menez à la folie. A bon entendeur.

François Ruffin député (LFI) de la Somme

Video ici-20181202&M_BT=1289581865541] « DES PÉAGES, COMME AUX TEMPS DES SEIGNEURS... »
Posted by François Ruffin
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Nous voilà revenus à la féodalité, avec des péages à payer. Des péages qui abreuvent de dividendes les actionnaires de Vinci, d’Effage... 4,5 milliards d’euros chaque année. Assez pour rendre gratuits les transports en commun dans toutes les villes du pays !

°°°

Source : https://blogs.mediapart.fr/norbert-merjagnan/blog/031218/je-condamne-les-violences?utm_source=20181203&utm_medium=email&utm_campaign=QUOTIDIENNE&utm_content=&utm_term=&xtor=EREC-83-[QUOTIDIENNE]-20181203&M_BT=1289581865541

« Je condamne les violences »

3 déc. 2018

Par Norbert Merjagnan
écrivain de science-fiction

Je condamne les violences d’un gouvernement qui enlève aux gens ordinaires la possibilité matérielle de vivre. Je condamne les violences des retraites qui baissent, des salaires qui stagnent. Je condamne les violences faites à ceux qui n’ont plus de salaire et qui n’auront pas de retraite quand viendra pourtant l’âge...

Je condamne les violences.

Je condamne les violences d’un gouvernement qui enlève aux gens ordinaires la possibilité matérielle de vivre.

Je condamne les violences des retraites qui baissent, des salaires qui stagnent.

Je condamne les violences faites à ceux qui n’ont plus de salaire et qui n’auront pas de retraite quand viendra pourtant l’âge.

Je condamne les violences faites aux femmes, souvent les plus précarisées.

Je condamne les violences faites aux gens qui ne peuvent plus se loger décemment ou qui le font en sacrifiant tout le reste.

Je condamne les violences faites aux enfants que leurs parents ne peuvent plus élever dans des conditions dignes.

Je condamne les violences faites à ceux qui se trouvent à la rue.

Je condamne les violences d’une économie qui empoisonne et détruit le milieu vivant.

Je condamne les violences des banques qui transforment les ruines de leur spéculation en une dette publique que nous devrions rembourser.

Je condamne les violences faites à nos aînés en EHPAD où les soignants n’ont même plus les moyens de les maintenir propres.

Je condamne les violences d’une police qui, sur ordre, gaze, matraque et casse des civils pour le simple fait de manifester, usant d’armes de guerre.

Je condamne les violences de media de milliardaires qui tronquent, masquent et déforment les faits et les événements au su et au vu de millions de gens, créant une défiance malsaine envers le journalisme.

Je condamne les violences d’un président qui s’est pris pour un roi et qui méprise son peuple.

Je condamne les violences d’un gouvernement qui pérore autour de symboles républicains et qui vend la République et son patrimoine à des intérêts privés.

Je condamne les violences des représentants politiques qui utilisent les mandats qu’ils tiennent du peuple pour offrir le pays et ses lois à des lobbies.

Je condamne les violences d’une élite qui propage la peur afin de maintenir les gens dans l’apathie et dans la servitude.

Je condamne les violences de tous les corps intermédiaires et de toutes les personnes qui, en raison de leur autorité, de leur pouvoir, de leur capacité décisionnelle, refusent de soutenir une démocratie renouvelée du pays et confortent une monarchie en fin de règne, en dépit des violences sociales permanentes dont ils peuvent être témoins.

Car ce sont là les vraies violences que les gilets jaunes ont, de manière irrévocable, rendues visibles !

Ce sont là les vraies violences qui détruisent et abiment des millions de vies et de familles !

Ce sont là les vraies violences que les puissants, les décideurs et les commentateurs continuent d’ignorer et de mépriser !

Afin de mettre un terme à ces millions de violences qu’une oligarchie déconnectée ignore ou plus souvent organise, il est indispensable et urgent :

1) de refaire de l’impôt un acte d’engagement sociétal auquel les plus riches et les grands groupes doivent participer à la mesure de leurs ressources, en traquant impitoyablement l’évasion fiscale ;

2) de réaffecter le partage des richesses produites vers les plus modestes et les classes moyennes en taxant fortement le capital et en renationalisant les grandes infrastructures, l’énergie et les banques ;

3) de fonder un nouvel acte démocratique sur une représentation strictement citoyenne, par la création d’une assemblée citoyenne tirée au sort parmi la population et par l’instauration de référendums d’initiative citoyenne garantis pas des organismes indépendants. Une démocratie réinvestie et vive sera seule capable de faire cesser la cruauté de ces millions de violences et d’engager la transition vers un futur choisi et désirable.

°°°

Source : https://www.francetvinfo.fr/economie/transports/gilets-jaunes/zero-sdf-retraites-superieures-a-1-200-euros-salaire-maximum-a-15-000-euros-decouvrez-la-longue-liste-des-revendications-des-gilets-jaunes_3077265.html

Zéro SDF, retraites, salaire maximum... Découvrez la liste des revendications des « gilets jaunes »

Le mouvement a envoyé aux médias et aux députés un communiqué comprenant une quarantaine de revendications, jeudi.

Photo : Des « gilets jaunes » manifestant contre l’augmentation des taxes sur les carburants, le 24 novembre 2018 à Rochefort (Charente-Maritime). (XAVIER LEOTY / AFP)

Mis à jour le 02/12/2018 | 14:53
publié le 29/11/2018 | 10:37

Les revendications des « gilets jaunes » dépassent désormais officiellement la seule question des prix du carburant. Dans un long communiqué envoyé aux médias et aux députés, jeudi 29 novembre, la délégation du mouvement liste une série de revendications qu’il souhaite voir appliquées.

>> DIRECT. « Gilets jaunes » : suivez les réactions au lendemain de l’acte 3 du mouvement

« Députés de France, nous vous faisons part des directives du peuple pour que vous les transposiez en loi (...). Obéissez à la volonté du peuple. Faites appliquer ces directives », écrivent les « gilets jaunes ». Des porte-parole de la délégation doivent être reçus, vendredi à 14 heures, par le Premier ministre, Edouard Philippe, et le ministre de la Transition écologique, François de Rugy.

>> On a décortiqué les 42 revendications des « gilets jaunes »

Augmentation du smic à 1 300 euros net, retour à la retraite à 60 ans ou abandon du prélèvement à la source... La liste comprend de nombreuses mesures sociales, mais également des mesures concernant les transports, comme la fin de la hausse des taxes sur le carburant et la mise en place d’une taxe sur le fuel maritime et le kérosène. Voici cette liste non exhaustive de revendications :

• Zéro SDF : URGENT.

• Davantage de progressivité dans l’impôt sur le revenu, c’est-à-dire davantage de tranches.

• Smic à 1 300 euros net.

• Favoriser les petits commerces des villages et centres-villes. Cesser la construction des grosses zones commerciales autour des grandes villes qui tuent le petit commerce et davantage de parkings gratuits dans les centres-villes.

• Grand plan d’isolation des logements pour faire de l’écologie en faisant faire des économies aux ménages.

• Impôts : que les GROS (MacDo, Google, Amazon, Carrefour...) payent GROS et que les petits (artisans, TPE, PME) payent petit.

• Même système de Sécurité sociale pour tous (y compris artisans et auto-entrepreneurs). Fin du RSI.

• Le système de retraite doit demeurer solidaire et donc socialisé. Pas de retraite à points.

• Fin de la hausse des taxes sur le carburant.

• Pas de retraite en dessous de 1 200 euros.

• Tout représentant élu aura le droit au salaire médian. Ses frais de transports seront surveillés et remboursés s’ils sont justifiés. Droit aux tickets-restaurant et aux chèques-vacances.

• Les salaires de tous les Français ainsi que les retraites et les allocations doivent être indexés à l’inflation.

• Protéger l’industrie française : interdire les délocalisations. Protéger notre industrie, c’est protéger notre savoir-faire et nos emplois.

• Fin du travail détaché. Il est anormal qu’une personne qui travaille sur le territoire français ne bénéficie pas du même salaire et des mêmes droits. Toute personne étant autorisée à travailler sur le territoire français doit être à égalité avec un citoyen français et son employeur doit cotiser à la même hauteur qu’un employeur français.

• Pour la sécurité de l’emploi : limiter davantage le nombre de CDD pour les grosses entreprises. Nous voulons plus de CDI.

• Fin du CICE. Utilisation de cet argent pour le lancement d’une industrie française de la voiture à hydrogène (qui est véritablement écologique, contrairement à la voiture électrique.)

• Fin de la politique d’austérité. On cesse de rembourser les intérêts de la dette qui sont déclarés illégitimes et on commence à rembourser la dette sans prendre l’argent des pauvres et des moins pauvres, mais en allant chercher les 80 milliards de fraude fiscale.

• Que les causes des migrations forcées soient traitées.

• Que les demandeurs d’asile soient bien traités. Nous leur devons le logement, la sécurité, l’alimentation ainsi que l’éducation pour les mineurs. Travaillez avec l’ONU pour que des camps d’accueil soient ouverts dans de nombreux pays du monde, dans l’attente du résultat de la demande d’asile.

• Que les déboutés du droit d’asile soient reconduits dans leur pays d’origine.

• Qu’une réelle politique d’intégration soit mise en œuvre. Vivre en France implique de devenir français (cours de langue française, cours d’histoire de France et cours d’éducation civique avec une certification à la fin du parcours).

• Salaire maximum fixé à 15 000 euros.

• Que des emplois soient créés pour les chômeurs.

• Augmentation des allocations handicapés.

• Limitation des loyers. Davantage de logements à loyers modérés (notamment pour les étudiants et les travailleurs précaires).

• Interdiction de vendre les biens appartenant à la France (barrage, aéroport…)

• Moyens conséquents accordés à la justice, à la police, à la gendarmerie et à l’armée. Que les heures supplémentaires des forces de l’ordre soient payées ou récupérées.

• L’intégralité de l’argent gagné par les péages des autoroutes devra servir à l’entretien des autoroutes et routes de France ainsi qu’à la sécurité routière.

• Le prix du gaz et de l’électricité ayant augmenté depuis qu’il y a eu privatisation, nous voulons qu’ils redeviennent publics et que les prix baissent de manière conséquente.

• Fin immédiate de la fermeture des petites lignes, des bureaux de poste, des écoles et des maternités.

• Apportons du bien-être à nos personnes âgées. Interdiction de faire de l’argent sur les personnes âgées. L’or gris, c’est fini. L’ère du bien-être gris commence.

• Maximum 25 élèves par classe de la maternelle à la terminale.

• Des moyens conséquents apportés à la psychiatrie.

• Le référendum populaire doit entrer dans la Constitution. Création d’un site lisible et efficace, encadré par un organisme indépendant de contrôle où les gens pourront faire une proposition de loi. Si cette proposition de loi obtient 700 000 signatures alors cette proposition de loi devra être discutée, complétée, amendée par l’Assemblée nationale qui aura l’obligation, (un an jour pour jour après l’obtention des 700 000 signatures) de la soumettre au vote de l’intégralité des Français.

• Retour à un mandat de 7 ans pour le président de la République. L’élection des députés deux ans après l’élection du président de la République permettait d’envoyer un signal positif ou négatif au président de la République concernant sa politique. Cela participerait donc à faire entendre la voix du peuple.

• Retraite à 60 ans et, pour toutes les personnes ayant travaillé dans un métier usant le corps (maçon ou désosseur par exemple), droit à la retraite à 55 ans.

• Un enfant de 6 ans ne se gardant pas seul, continuation du système des aides Pajemploi jusqu’à ce que l’enfant ait 10 ans.

• Favoriser le transport de marchandises par la voie ferrée.

• Pas de prélèvement à la source.

• Fin des indemnités présidentielles à vie.

• Interdiction de faire payer aux commerçants une taxe lorsque leurs clients utilisent la carte bleue. Taxe sur le fuel maritime et le kérosène.

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Source : https://www.marianne.net/politique/morandini-live-cnews-elise-fajgeles-smic-gilet-jaune?_ope=eyJndWlkIjoiZWU1YTU1MWQyNmQzMmYxMmE0MzMyZDY4NmJjYmFiMmUifQ%3D%3D

Déconnexion
Face à un gilet jaune, la députée LREM Elise Fajgeles incapable de donner le montant du Smic

Par Magazine Marianne

Publié le 03/12/2018 à 13:28

Alors qu’elle défendait, ce lundi 3 décembre dans l’émission « Morandini Live » sur CNews, la politique du gouvernement à l’égard des plus pauvres, la députée LREM de Paris Elise Fajgeles s’est fait sécher par un gilet jaune qui lui a pourtant posé une question très simple : à combien s’élève le montant du smic ?

Décidément, les macronistes sont à la peine face au mouvement des gilets jaunes… Invitée ce lundi 3 décembre de l’émission de débat Morandini Live sur CNews, Elise Fajgeles, députée La République en marche (LREM) de Paris, s’est fait sécher par un « gilet jaune » qui lui demandait simplement : « A combien s’élève le Smic aujourd’hui, madame la députée ? ». Panne sèche de l’élue, qui était pourtant en train d’expliquer à ses interlocuteurs que le gouvernement augmentait le pouvoir d’achat… de « quelqu’un qui touche le Smic ».

Le montant du SMic, « une colle » pour Elise Fajgeles

« Alors je, je… alors je vais vous dire, vous me faites une colle, en effet, je ne connais pas le montant précis », reconnaît celle qui est la suppléante à l’Assemblée de Benjamin Griveaux, porte-parole du gouvernement. Alors que la France compte 1,65 million de smicards (chiffre 2017), encore un aveu qui n’arrange rien à l’image de déconnexion régulièrement donnée par la classe politique.

Lire aussi : Pour montrer qu’il comprend les gilets jaunes, Darmanin évoque ses restos parisiens à 200 euros (sans le vin !)

« Mais vous vous rendez compte ? Et après vous dites que vous êtes représentative du peuple ? », s’indigne l’un des gilets jaunes présents sur le plateau. Le naufrage en direct ne s’arrête pas là, Elise Fajgeles tentant cette justification : « Vous ne voulez pas de technos qui ont réponse à tout. (…) Je ne peux pas avoir réponse à tout ».

« Je sais que c’est difficile de vivre avec le Smic (…) sauf que je sais qu’on augmente le niveau de vie », tente encore l’élue. Outré, l’un des deux gilets jaunes choisit de quitter le plateau.

La vidéo de la séquence (CNews / Non Stop People) ici