Subscribe to SIAWI content updates by Email
Home > impact on women / resistance > Collusion de collaborateurs dans la violence sexuelle : ne les laissez pas (...)

Collusion de collaborateurs dans la violence sexuelle : ne les laissez pas impunis

Sunday 27 January 2013, by siawi3

15 janvier 2013
Source: http://www.opendemocracy.net

Rebecca Johnson [1]

Jimmy Savile, Cyril Smith, Dominique Strauss-Kahn, des cas récents dans le Parti socialiste des travailleurs: les quatre cas montrent comment des personnalités socialement puissantes peuvent bénéficier d’une « culture de collusion » perpétrée par ceux autour d’eux.

Combien de personnes savaient ou soupçonnaient que Jimmy Savile et Cyril Smith étaient des prédateurs sexuels et des violeurs en série ? Les rapports récents de la police et d’autres récits montrent que les activités de ces hommes étaient « connues de tous » dans certains cercles. Alors, qu’est ce qui a entretenu des décennies d’inaction et laissé ces abuseurs persistants poursuivre en une telle impunité ?

Le commissaire de police métropolitain Peter Spindler a parlé de Saville comme ayant « gagné la confiance d’une nation » (10). Reprise par d’autres (11) pour expliquer comment tant de regards aveugles s’étaient détourné, le fait que Saville ait gagné la confiance de la nation doit être traité avec précaution. La phrase implique que tout le pays a été victime des techniques manipulatrices qui donne la chair de poule de ce fantaisiste de la TV (BBC), laisse ceux qui ont vu ou qui savaient et n’ont rien fait – ceux de connivence – en dehors.

Comme le reconnaissent les rapports de la police/NSPCC sur Savile, le pouvoir et le statut sont des outils utiles pour des prédateurs sexuels. Ils savaient sans aucun doute que la plupart de leurs victimes seraient trop effrayées, embarrassées ou honteuses pour parler. C’est une réaction habituelle à la violence sexuelle : assaillis à un niveau aussi profond et intime, les survivants, souvent, recherchent la paix. Certains essaient de se faire croire que ce qu’on leur a fait était moins affreux que cela l’a été en réalité ; ou ils se blâment eux-mêmes, comme s’ils avaient provoqué les abus par leur propre faute ou par leur naïveté. Les violeurs et les abuseurs se fient à des attitudes patriarcales omniprésentes ce qui signifient que les témoignages de femmes et d’enfants seront considérés comme suspects, et que beaucoup de victimes craindront que la divulgation et les conséquences deviennent publiques, augmentant la probabilité qu’elles resteront tranquilles. Les prédateurs les plus malins et manipulateurs visent délibérément des personnes qui seront moins susceptibles d’être crues, comme des enfants troublés, des jeunes fascinés par la célébrité et des personnes dans une position subalterne ou de demandeur dans des organisations où le prédateur possède un statut et une autorité.

C’est ce qui explique pourquoi beaucoup de victimes se tiennent tranquilles, mais la question centrale qui semble avoir immergée dans beaucoup d’expressions de détresse et d’inches de colonnes est pourquoi tellement d’autres qui « suspectaient » ou « connaissaient » les habitudes de comportement abusif n’aient pas agi. Combien de collègues connaissaient le comportement inapproprié, prédateur ou illégal, mais ont choisi de regarder ailleurs ? Qu’est-ce qui s’est réellement passé dans la tête de ceux qui savaient ou avaient entendu parler des activités d’un abuseur et n’ont rien fait ou, encore pire, ont supprimé des preuves et réduit les victimes au silence ? Combien de ceux-là étaient-ils en position d’autorité ou connectés par des liens professionnels ou personnels avec les abuseurs ou les lieux de travail et institutions qui ont été utilisés pour avoir accès aux filles ou aux garçons vulnérables ? Quand on considère pourquoi des prédateurs comme Smith et Savile pouvaient être si confiants qu’ils ne seraient pas rendus responsables ou punis, on doit regarder l’attitude des autres ayant une influence et une autorité réelles. Divers rapports détaillent comment certains enquêteurs ont joué dans les stratégies des abuseurs en diminuant plutôt qu’en soutenant les victimes et des divulgateurs. Les habitudes de comportement abusif ont été passées sous silence ou négligées comme des allégations qu’on avait tendance à traiter comme des événements isolés ou arrivé une fois en passant. Une des accusatrices de Savile avait été contrainte au silence après qu’on lui ait dit que des avocats la réduiraient en bouillie. Les plus vulnérables – des enfants d’institutions, comme cibles de Savile et Smith – avaient même été punis pour mensonge. De telles cultures systémiques de collusion facilitent les décennies d’abus en série. Malgré des années de rumeurs et d’inquiétudes persistantes, combien de personnes qui auraient dû lancer l’alarme ont au contraire donné protection, statut, accolades et d’autres avantages à Savile et Smith ? De tels traquenards de célébrité et de pouvoir aident les abuseurs en série à éviter la surveillance et à acquérir un plus grand accès et plus de pouvoir pour abuser plus facilement.

Il peut y avoir un nombre de raisons différentes pourquoi certaines personnes choisissent d’être de collusion plutôt que de parler ou d’agir pour dénoncer le comportement inapproprié et nuisible qu’ils voient ou dont ils entendent parler. Certains peuvent craindre des conséquences de jouer les importants trouble-fêtes, tandis que d’autres peuvent jouir de l’attention, la flatterie, l’amitié et autres plaisirs personnels qu’ils reçoivent directement ou indirectement par leur proximité avec un homme célèbre. Plusieurs décennies après que les féministes aient contesté le harcèlement du « canapé pour avoir le rôle » par lequel des producteurs et des professeurs (généralement masculins) considéraient que c’était un droit et un avantage en nature « d’avoir » leur sélection d’étudiants inexpérimentés et d’acteurs (généralement féminins), les dynamiques de pouvoir, de genre et de vulnérabilité sont encore toujours manipulées par des prédateurs sexuels, aidés et encouragés par des personnes de connivence qui maintiennent les cultures d’impunité qui permettent aux abuseurs en série de se sentir en confiance de leur pouvoir d’échapper à la punition. Certains de ceux qui étaient de connivence avec Savile semblent avoir considéré ses crimes comme normaux pour les folles années soixante, "a bit of fun", ou même l’admiraient de s’en tirer.

Que dire des autres qui connaissaient « le côté sombre » de Savile et les « prédilections » de Smith mais ont choisi de fermer l’œil ? Certains, encore pire, les ont soutenu par des récompenses publiques, des moyens et des postes qui leur donnaient un accès même plus grand à leur proie infortunée. Ces personnes de connivence étaient-elles aussi des victimes séduites par le charme et la célébrité que ces hommes très médiatisés exploitaient, qu’implique l’explication du « d’avoir gagné la confiance » ? Ont-ils été amenés à rester tranquilles parce que « Jimmy » réunissait tant d’argent pour la bienfaisance et que « Cyril » était un député « très respecté » ? Ont-ils été activement de collusion ou étaient-ils juste des lâches qui ne voulaient pas d’ennuis, qui peut-être avait l’impression qu’ils devaient avant tout préserver leur propre emploi, institution ou cause ?

Il semble que certains membres de personnel aient essayé d’aider et de protéger ceux qu’ils avaient en charge. Ils en savaient assez pour être préoccupés. Ils savaient sûrement qu’abuser d’enfants était non seulement odieux mais illégal. Alors comment n’ont-ils pas réussi à faire stopper les prédateurs et qu’ils soient poursuivis en justice ? Certains apparemment ont essayé de divulguer, alors pourquoi ont-ils abandonné ? Savile et Smith ne pouvaient pas assurer un tel silence tout seul. Il apparaît qu’au moins quelques-uns qui voulaient les dénoncer ont été ridiculisés, menacés et malmenés par des personnes de connivence en position d’influence. Si c’est le cas, ces intimidateurs ont choisi d’être complices. Par eux, les cultures de connivence et d’impunité ont été perpétuées à tous les niveaux.

Certains en position d’autorité ont justifié leur inaction en prétendant qu’il n’y avait pas suffisamment de preuves pour être sûr d’atteindre une certitude. Pourtant, dans ces cas-ci il semble qu’il y avait plus que suffisamment de preuves pour justifier d’agir pour empêcher de blesser encore plus de victimes potentielles. Même si Savile et Smith ont nié avoir mal fait ou ont essayé de renverser la table en accusant leurs accusateurs (des tactiques familières qu’ils ont employées en fulminant d’indignation), il est clair maintenant que si ceux qui ont l’autorité avaient choisi d’investiguer plus sérieusement, il y avait pleins de raisons pour priver Savile et Smith de leurs positions de pouvoir, d’accès et d’influence qui leur donnaient l’impunité. Des actions en plus et le refus de l’accès aux prédateurs auraient pu encourager d’autres victimes à se présenter, fournissant ainsi suffisamment de preuves évidentes pour condamner au tribunal.

L’an dernier, le scandale impliquant le politicien français Dominique Strauss-Kahn illustre d’autres aspects de la collusion par des amis et des collègues d’abuseurs très médiatisés. Quand l’arrestation de Strauss-Kahn pour avoir violé une servante d’hôtel à New York est devenue publique, des rumeurs ont transpiré que Strauss-Kahn était largement connu dans certains cercles français comme une plaie sexuelle et un prédateur. Il est nécessaire de déclarer que je ne prétends pas que Strauss-Kahn était coupable de viol à New York, puisque l’affaire n’est jamais venue en jugement. Faisant écho aux raisons que la police avait invoquées pour ne pas donner suite aux accusations contre Savile et Smith, les procureurs de New York ont finalement laissé tomber l’affaire contre Strauss-Kahn sur la base que la servante, une immigrée récente de Guinée, pourrait ne pas constituer une témoin crédible. Cependant, comme des histoires sur les obsessions « libertines » de Strauss-Kahn et autres attaques divulguées et le « harcèlement » de femmes (12) avaient circulé pendant des années en France, il semble que c’était une habitude. Après son arrestation, certains de ses « secrets ouverts » sont devenus publics et la mère (d’une des victimes), Anne Mansouret, une personnalité importante du Parti socialiste français, a admis qu’elle avait persuadé sa fille de ne pas aller raconter à la police une tentative de viol par « DSK », il y a quelques années, au cas où cela pourrait nuire au Parti. D’après le Guardian (13) bien que des collègues connaissaient bien la « relation plutôt pathologique » de Strauss-Kahn avec les femmes, ils lui accordaient un œil bienfaisant et l’ont protégé parce qu’il était vu comme une étoile socialiste et un « homme intelligent avec un avenir ».

Il est important de reconnaître comment la collusion d’institutions patriarcales et de collègues obséquieux permettent à certains abuseurs pratiquer la violence sexuelle sans que personne ne dise rien. Contrairement aux pervers furtifs qui montrent leur pénis aux grilles des écoles, Savile, Smith et Strauss-Kahn avaient de grands egos et étaient des menteurs crédibles et des preneurs de risques. Comme politiciens ou comme fantaisistes ils gagnaient leur vie comme communicateurs à la parole facile, exerçant des moyens engageants, flatteurs et de charme. Suffisamment adroits et manipulateurs pour sortir des rangs, ils ont peut-être connu une excitation supplémentaire par leur comportement risqué, testant ceux qui étaient autour d’eux pour voir ce qu’ils pouvaient faire sans objection. On peut soutenir que chaque fois qu’ils persuadaient ou intimidaient d’autres au silence ou à la collusion, leur succès augmentait leur croyance en leur propre supériorité et intouchabilité, alimentant leur pathologie et les rendant plus audacieux et plus dangereux.

Dans nos sociétés obsédées par la célébrité, ces grands egos confiants ont poussé d’autres à leur fournir des accès, du camouflage et de la protection en connaissance de cause ou non. Les admirateurs de Strauss-Kahn l’appelait ouvertement un « séducteur », un mot associé plutôt au sexe qu’à l’abus de pouvoir, détournant ainsi l’attention des techniques de manipulation, de coercition et d’agression employées par de tels hommes, qui se servent de leur position, leur renommée, leur excentricité, leurs capacités publiques et d’autres attributs comme levier pour les rendre intouchables. Dans ces cas fortement médiatisés, les outils qui ont facilité leurs abus comprennent leur statut et leur engagement dans des causes et du bon travail, comme des collectes de fonds pour des œuvres de bienfaisance ou des campagnes politiques.

La classe, l’âge et le pouvoir, ainsi que le genre, sont des facteurs majeurs qui comptent dans les calculs des agresseurs sexuels pour n’être pas inquiétés pour leurs crimes. Ce n’est peut-être pas surprenant que de telles personnes soient très probablement protégées dans les mondes compétitifs alimentés de testostérone de la politique, du divertissement et de la diplomatie. Que tellement aient été de connivence ne concerne pas la capacité magique « d’avoir la confiance d’un pays », mais le pouvoir patriarcal et les structures, les assomptions et les préjugés de misogynie. Des banques-casino à des politiciens et des fantaisistes arrogants, les systèmes patriarcaux ont toujours récompensé certaines formes de comportement dominant prenant des risques équivalentes à des constructions de la masculinité. Dans son chant de 1979 "Reclaim the Night" (Reprenez la nuit) (14), Peggy Seeger [15] avait fait le rapport entre la violence masculine et le « système » qui accorde un « prix » à ceux qui exploitent et foulent au pied les opprimés et les gens vulnérables. Ces prix peuvent être direct et littéraux – des récompenses publiques, l’anoblissement, de hautes fonctions – ou indirectes et institutionnels – on a accordé à Savile et Smith le respect public et des accolades pour avoir aidé des adolescents vulnérables et ils ont ensuite été nommés dans des postes dans des maisons de soins, des hôpitaux, des institutions correctionnelles et d’autres établissements publics qui leur ont apporté un accès spécial, facilitant ainsi leurs abus.

De telles récompenses et postes fournissent des outils pour acquérir une plus grande accessibilité à des cibles potentielles. Ils sont aussi utiles pour intimider des témoins et des divulgateurs en menaçant leur emploi ou des poursuites légales, par exemple. De plus, ces causes valables et ces récompenses publiques sont souvent évoquées par ceux qui colludent pour justifier leur propre comportement en permettant aux abuseurs d’échapper à la dénonciation et à la justice. Alors que certaines personnes qui colludent peuvent rester passifs par peur, d’autres peuvent sincèrement croire qu’il est juste de ne rien dire pour protéger une organisation à laquelle on tient ou un mouvement, d’attaques par des adversaires politiques. Il est aussi important de reconnaître que beaucoup de personnes qui colludent aiment la proximité et les bénéfices dont ils jouissent en facilitant (la vie) de ces egos mâles importants, connus qui prennent des risques. Quelles que soient les raisons, cependant, sacrifier les droits et la sécurité des vulnérables ne peut jamais être justifié, indépendamment du fait que les auteurs se trouvent être des hommes socialement importants ou des dirigeants de causes qu’on soutient.

Soyons clairs, je ne suis pas en train de dire que des gens accusés sont automatiquement coupables. Le problème est de d’émettre ouvertement des accusations quand elles ont convenablement été investiguées. Si initialement il n’y a pas suffisamment de preuves pour poursuivre des suspects en justice, il est important –pour le moins – de se montrer plus vigilant, de limiter leur accès aux gens vulnérables et rendre l’environnement plus sûr pour des cibles potentielles que pour n’importe quel abuseur. Ces mesures ne sont pas équivalentes à trouver quelqu’un coupable avant un procès ; toute allégation devrait convenablement être investiguée – mais en considérant le fait que mentir, réduire au silence et malmener font partie des tactiques manipulatrices des abuseurs, qui souvent comprennent d’isoler, ridiculiser et accuser les accusateurs et les témoins qui lancent l’alarme.

Toute personne qui pense qu’il est prudent de dissimuler des abus pour le bien de quelque noble cause ou d’une institution appréciée doit tirer les leçons des événements récents. Des prédateurs sexuels sont prêts à risquer d’autres ainsi qu’eux-mêmes. Comme la BBC l’a récemment découvert, couvrir dans leur cas, salira la réputation et ternira bien plus les institutions qu’ils font marcher que si leur abus est divulgué de manière responsable et éliminé, quelle que paraissent être leur célébrité ou leur importance. C’est une dure leçon à apprendre, mais les gens dans les mouvements de paix et des partis progressistes doivent stopper avec les doubles standards qui justifient et sont de connivence avec la violence sexuelle dans leur propre organisation. Comme cela a été illustré par des tentatives récentes du Parti des travailleurs socialistes (SWP (16) d’éviter de partager la responsabilité avec des allégations de viol par un personnage important du parti (17) des mouvements progressistes doivent avoir une compréhension plus claire de la manière dont des prédateurs sexuels opèrent, comment ils choisissent leurs cibles (qui dans le cas de partis ou de mouvements politiques pourraient bien être de nouvelles recrues ou de jeunes femmes idéalistes qui veulent rejoindre, apprendre et aider la cause), et aussi comment ils camouflent leur comportement abusif et trouvent des gens de connivence prêts à détourner le regard à cause de leur « bon travail » pour la « cause ».

Si nous voulons construire des mouvements plus démocratiques, plus justes et plus participatifs, nous devons mettre en pratique des principes comme la diversité, la non-violence et l’opposition au sexisme, au racisme et à toutes les formes de discrimination abusive. Cela signifie de ne pas avoir peur de contester et de dénoncer les auteurs de violence et les pratiques patriarcales qui sont de connivence avec un comportement abusif. Comme la preuve d’un harcèlement et d’abus sexuels est souvent obscurcie parce qu’on abandonne les victimes trop effrayées pour parler publiquement, il est important de reconnaître et d’agir sur des habitudes, des signes et des signaux. Une vilaine histoire peut être malveillante ou non fondée, mais elle devrait tout de même être examinée. Quand le nom de quelqu’un est lié à plus d’allégations ou à des rumeurs persistantes d’un comportement inapproprié, prédateur et coercitif, ce n’est pas une blague. C’est une menace potentielle. Cela mérite une investigation. Si on ne prend pas ces indications sérieusement on peut perpétuer et être de connivence dans des crimes contre des personnes vulnérables. Les abuseurs ne détruisent pas seulement des vies innocentes. Si on les ignore ou si on leur donne la possibilité, ils peuvent aussi entraîner votre effondrement et celle de la cause à laquelle vous tenez.

Creative Commons License [25]

Source URL: http://www.opendemocracy.net/ourkingdom/rebecca-johnson/colluders-in-sexual-violence-dont-let-them-off-hook

Liens:
[1] http://www.opendemocracy.net/author/rebecca-johnson
[2] http://www.opendemocracy.net/topics/equality
[3] http://www.opendemocracy.net/topics/democracy-and-government
[4] http://www.opendemocracy.net/topics/culture
[5] http://www.opendemocracy.net/topics/civil-society
[6] http://www.opendemocracy.net/countries/france
[7] http://www.opendemocracy.net/countries/uk
[8] http://www.facebook.com/sharer.php?u=http://www.opendemocracy.net/print/70383&t=Colluders in sexual violence: don’t let them off the hook
[9] http://twitter.com/share?text=Colluders in sexual violence: don’t let them off the hook
[10] http://in.reuters.com/article/2013/01/11/britain-savile-idINDEE90A08T20130111
[11] http://www.independent.co.uk/news/uk/crime/jimmy-savile-a-report-that-reveals-54-years-of-abuse-by-the-man-who-groomed-the-nation-8447146.html
[12] http://en.wikipedia.org/wiki/New_York_v._Strauss-Kahn
[13] http://www.guardian.co.uk/world/2011/may/16/dominique-strauss-khan-arrest-france
[14] http://www.songlyrics.com/seeger-peggy/reclaim-the-night-lyrics/
[15] http://www.folkways.si.edu/TrackDetails.aspx?itemid=16795
[16] http://www.newstatesman.com/laurie-penny/2013/01/what-does-swps-way-dealing-sex-assault-allegations-tell-us-about-left
[17] http://www.cpgb.org.uk/home/weekly-worker/944/swp-why-i-am-resigning
[18] http://www.opendemocracy.net/ourbeeb/anthony-barnett/three-things-to-bear-in-mind-about-jimmy-savile-and-one-about-bbc
[19] http://www.opendemocracy.net/ourbeeb/david-elstein/jimmy-savile-and-bbc-pollard-report

[20] http://www.opendemocracy.net/aurelien-mondon/strauss-kahn-where-have-all-progressives-gone
[21] http://www.opendemocracy.net/5050/heather-mcrobie/ken-clarke-strauss-kahn-yale-and-slutwalks-rape-consent-and-agency
[22] http://od-ourkingdom.disqus.com/?url=http%3A%2F%2Fwww.opendemocracy.net%2Fourkingdom%2Frebecca-johnson%2Fcolluders-in-sexual-violence-dont-let-them-off-hook
[23] http://www.acronym.org.uk/
[24] http://icanw.org/
[25] http://creativecommons.org/licenses/by-nc/3.0/
[26] http://www.opendemocracy.net/contact

Dr Rebecca E. Johnson
Executive Director
Acronym Institute for Disarmament Diplomacy
24 Colvestone Crescent
London E8 2LH
United Kingdom
Tel: +44 (0) 207 503 8857
mob: 07733360955
website: www.acronym.org.uk