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Algérie : L’horreur pendant la ’décennie noire’

Book Review

lundi 4 janvier 2016, par siawi3

Source : http://francographies.com/articles/40_virgules-en-trombe-de-sarah-haidar

01/02/2015 - Algérie

Virgules en trombe de Sarah Haidar

« Le roman est une sorte de carnet du sous-sol contemporain d’une femme qui se familiarise avec l’horreur, comme la génération de l’auteure sans doute qui a grandi pendant la décennie noire de l’Algérie. Elle vitupère contre l’hypocrisie des barbus, la littérature kitsch, subit la violence de ses tortionnaires qui recherchent un violeur d’enfants qui “voulait réfuter toute essence bienfaisante de l’être†, puis le roman porte le témoignage d’un enfant torturé, du tortionnaire en prison dans un monde où les pédophiles semblent constituer le mal absolu… »

Source : http://cinemadanslalune.net , Matthieu Tuffreau

Extrait : « Les blessures qui jettent un faisceau de chaleur sur mes froides écritures, le verre qui pique les fragilités saugrenues de mon anus et le sang jubilant dans mon crâne ouvert… rien dans mon corps ne peut écrire et pourtant j’écris. Oubliant mes « définitifs  » mis àl’abri, je mets ma vie au frigo et élimine toute possibilité d’écriture antérieure. Je me dis nouvelle, née dans cette sublime brisure de l’instant, écartelée devant l’armée d’un moment martyr. Je veux comprendre ce mélange d’euphorie et de terreur en bataille pour la reconquête de mon esprit. Moi, déjàloin, virevoltant autour d’un globe effrité, vierge de toute fatalité ordinaire, proche du mot salvateur, je regarde enfin le bas du monde, comme lui du haut de cette échancrure muette du toit toisait ma nudité et mon verbe. Je peux maintenant, car je suis, oser cette écriture malade de sa perfection, m’évanouir d’une surdose d’images dans la fosse où crèvent toujours les idées et les imaginaires. Je suis ! Sortie indemne d’une corruption esthétique, je m’introduis àprésent dans un vertige nouveau, libre d’une parole passée où il était dit que j’étais la maitresse des lettres. Maintenant, je suis enfin prête àsubir leur insurrection… »