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Algérie : Incarcération de Louisa Hanoune : les réactions

samedi 11 mai 2019, par siawi3

Source : https://www.tsa-algerie.com/incarceration-de-louisa-hanoune-les-reactions/

Incarcération de Louisa Hanoune : les réactions

Par : Rédaction

10 Mai 2019 à09:38

La mise en détention provisoire de Louisa Hanoune par le Tribunal militaire de Blida hier jeudi a suscité de nombreuses réactions de la classe politique et des associations.

PT : « Une dérive gravissime  »

Le PT a été le premier àréagir en dénonçant une « dérive gravissime, un acte de criminalisation de l’action politique indépendante et l’expression d’une volonté de mise au pas des militants et activistes par le pouvoir de fait  ».

Mohcine Belabbas, président du RCD  : « caractéristiques d’un coup d’Etat militaire  »

Mohcine Belabbas a évoqué hier sur sa page Facebook « les caractéristiques du coup d’Etat militaire qui apparaît, selon lui,  » jour après jour  ». Sans citer Louisa Hanoune et son incarcération, le président du RCD a écrit : « Les caractéristiques du coup militaire apparaissent jour après jour par le contrôle militaire de la décision politique et l’exercice de la justice par des ordres. J’ai écrit dès le début qu’au lieu de la période de transition, ils nous ont imposé une période trompeuse, avec une justice spectaculaire, sélective, de représailles. Les pays ne sont gérés comme des casernes où il n’y a pas de place pour la discussion, la critique. Imposer le système des casernes dans la vie sociale mène àla tyrannie  ».

Abdelouahab Fersaoui, président de l’association RAJ : « Un acte de défiance  »

« La décision du tribunal militaire de Blida de placer Louisa Hanoune, secrétaire générale du parti des travailleurs ( PT), en détention provisoire de cette manière et dans le contexte actuel est un acte de défiance et révélateur de la volonté du pouvoir réel incarné par le chef d’état-major de faire passer de force son agenda consistant àmaintenir le système en organisant les élections du 04 juillet malgré son rejet par le peuple algérien  », a écrit hier Fersaoui sur sa page Facebook.

Sofiane Djilali, président de Jil Jadid  : « De lourdes présomptions sur l’orientation que prend le cours des événements  »

« La mise en détention préventive de Mme Louisa Hanoune, première responsable d’un parti politique, pose clairement la question des libertés politiques et interroge sur les véritables intentions du nouveau pouvoir. Faisant suite àune série d’arrestations d’anciens responsables du pays et d’hommes d’affaires, ce dernier acte fait peser de lourdes présomptions sur l’orientation que prend le cours des événements. L’implication de la justice militaire suppose des actes gravissimes des prévenus, tous civils ou retraités de l’armée.

Alors que le mouvement populaire appelle àla mise en place d’un Etat de droit, ces affaires judiciaires doivent être impérativement clarifiées auprès de l’opinion publique. Le régime de Bouteflika doit être remplacé par un processus démocratique et en aucun par un système autoritaire. Les Algériens refuseront tout détournement de leur révolution.  »

Le FFS dénonce et condamne

Le FFS « dénonce et condamne énergiquement l’arrestation  » de Louisa Hanoune. Pour le parti, « rien ne peut justifier cet acte arbitraire et abusif  ». « Le FFS condamne avec force ce nouveau forcing du pouvoir réel algérien qui vise àfaire aboutir son agenda politique en laminant toute voix discordante et en torpillant la révolution populaire  », ajoute-t-il. « Le FFS solidaire avec le parti des travailleurs exige la libération immédiate de sa secrétaire générale  ».

Abderrazak Makri àEl Bilad TV

« Dans le cas de la violation de la Loi aucune personne n’est au dessus de la Loi. Mais, on n’a pas de connaissance sur le sujet, donc on ne peut faire de déclarations, ni prendre position sur la question. On ne connait pas avec exactitude la situation et les chefs d’inculpation  ». Dans le même contexte, il estime qu’ « au regard des accusations lourdes proférées par le chef d’état-major contre l’ancien patron des services, il était naturel et logique que celui-ci soit interpellé  »

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Source : https://www.tsa-algerie.com/syndicat-des-magistrats-on-ne-peut-pas-parler-de-justice-independante-et-protegee-avec-les-lois-actuelles/

Syndicat des magistrats : « On ne peut pas parler de justice indépendante et protégée avec les lois actuelles  »

Par : Fayçal Métaoui

11 Mai 2019 à14:14

Le Syndicat national des magistrats (SNM) a exprimé, dans un communiqué rendu public ce samedi 11 mai àAlger, son refus de certaines accusations portées contre la magistrature.

« De nombreuses parties officielles ou non-officielles se sont habituées àdessiner une image stéréotypée de l’action de la justice qui ne bouge que sur instruction. Les juges refusent qu’on traite avec eux comme un appareil qui n’entre en action que sur ordre ou sur convocation. Ils sont attachés àleur droit constitutionnel, qui est réclamé par le peuple, d’être un pouvoir indépendant qui assume ses missions conformément aux principes de légalité et d’équité, d’après une approche d’impartialité et dont le but est d’être juste  », est-il écrit dans le communiqué.

Les magistrats disent qu’ils se tiennent àéquidistance de toutes les catégories sociales et appellent tout le monde àleur faire confiance « sans tutelle ni pression  ».

Le SNM s’engage àse porter « partie civile  » pour protéger les juges

Pour le SNM, la seule garantie et l’unique protection de la justice et des juges ne peuvent venir d’aucune partie en dehors de l’autorité judiciaire.

« Cela peut être mis en pratique par une série de procédures consacrant une totale indépendance des juges, àcommencer par la révision des lois et des structures qui organisent l’action du juge et son parcours professionnel. On ne peut pas parler de justice indépendante et protégée avec les lois et les structures actuelles  », est-il souligné.

Le Syndicat se dit prêt àépauler et àsoutenir les juges et às’opposer àtoute tentative de toucher àleur intégrité ou àleur indépendance par « des déclarations, des insinuations ou tout autre comportement  » en se portant partie civile àchaque fois.

« L’appel pour une Algérie nouvelle implique un appel pour l’indépendance de la justice. Une justice qui doit être débarrassée de toutes les embà»ches matérielles et humaines. C’est ce que nous voulons atteindre en vue de contribuer d’une manière efficace àfaire sortir le pays de la crise et l’amener vers des rivages sà»rs, avec le peuple souverain dans le cadre des institutions constitutionnelles qui expriment sa volonté libre  », est-il ajouté dans le communiqué.

Le SNM a élu, le 27 avril 2019, Issaad Mebrouk, nouveau président, en remplacement de Djamel Aidouni, après la fin de son mandat. Le SNM compte plus de 4500 adhérents. Issaad Mabrouk, juge près la Cour de justice de Béjaia, figure parmi les premiers magistrats àavoir rejoint le mouvement populaire.