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Espagne : les cinq hommes de « la Meute » condamnés à 15 ans de prison pour viol

samedi 22 juin 2019, par siawi3

Source : https://www.sudouest.fr/2019/06/21/abus-sexuel-en-espagne-epilogue-pour-l-affaire-de-la-meute-6241542-4803.php

Espagne : les cinq hommes de « la Meute » condamnés à 15 ans de prison pour viol

Publié le 21/06/2019 à 14h29. Mis à jour à 15h33

par SudOuest.fr avec AFP.

15 ans de prison pour viol
La Cour suprême a tranché en condamnant pour viol les cinq hommes AFP

En juillet 2016 pendant les Fêtes de Pampelune, cinq hommes avaient abusé d’une jeune fille et filmé leurs actes. Leur condamnation en 2018 pour abus sexuel avait entraîné une grande mobilisation féministe.

La plus haute instance judiciaire espagnole a condamné vendredi à 15 ans de prison pour viol cinq hommes ayant abusé d’une jeune fille dans l’affaire de « La Meute », qui avait été le détonateur d’une grande mobilisation féministe.
En 2018, la condamnation des cinq hommes à neuf ans de prison pour abus sexuel – et non pour viol – et leur remise en liberté provisoire avaient entraîné d’énormes manifestations à travers le pays.

Lors d’une audience très médiatisée, cinq magistrats de la Cour suprême – dont deux femmes – ont examiné les recours de l’accusation et de la défense.

Soumission et non consentement

« Non, c’est non s’est converti en slogan » des mobilisations féministes a plaidé la défense. De nombreuses manifestations ont secoué le pays après le premier verdict. Crédit photo : AFP

Les cinq hommes, qui se surnommaient « La Meute », sont accusés de viol collectif le 7 juillet 2016 à Pampelune (nord), pendant les fêtes de la San Firmin. Moins d’un quart d’heure après avoir rencontré la jeune femme, ivre, ils lui avaient fait enchaîner fellations et rapports sans préservatifs dans l’entrée d’un immeuble, avant de voler son téléphone et de la laisser à moitié nue.

S’en vantant sur un groupe WhatsApp, les cinq – dont deux ex-militaires – avaient diffusé des images de leurs agissements. Une preuve utilisée contre eux durant les procès mais aussi contre la victime, qui dut justifier sa passivité apparente. La Cour suprême a ainsi tranché en les condamnant pour viol.

« Les faits sont constitutifs de viol » et « la force d’intimidation fut suffisante », avait assuré la procureure Isabel Rodriguez, requérant 18 ans de prison contre chacun des accusés  ; deux de plus pour le voleur du portable, qui était garde civil.

Selon elle, la victime de 18 ans avait ressenti peur et « stupeur », cernée par cinq hommes de 24 à 27 ans de « forte stature », et avait « adopté une attitude de soumission et non de consentement ».

L’avocat de la défense avait au contraire sollicité l’acquittement des accusés présentés comme « innocents », en affirmant que la jeune femme avait « décidé d’avoir des relations » avec eux. Selon lui, ils ne pouvaient pas se rendre compte qu’elle n’était pas consentante, parce qu’elle n’avait pas crié ni résisté.