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France : Rapport parlementaire « Les services publics face à la radicalisation »

dimanche 30 juin 2019, par siawi3

Source : Regards de femmes , 30 juin 2019


Rapport parlementaire « Les services publics face à la radicalisation »

L’émission Regards de femmes sur Sud radio week-end samedi 29 juin était consacrée au rapport de la mission d’information des députés Eric Diard et Eric Poulliat sur « Les services publics face à la radicalisation »
https://www.sudradio.fr/regards-de-femmes-2019-06-29

La mission entend par radicalisation « tout extrémisme potentiellement violent à contenu politique ou religieux, visant par là au premier chef la radicalisation islamiste ».
Elle précise qu’elle a fait porter ses travaux sur les grands domaines de l’action publique, même lorsqu’elle fait intervenir des acteurs de droit privé.

Le rapport énumère une série d’indicateurs de basculement dans la radicalisation et ses différentes formes, dénonce la dé-radicalisation confiée à des officines, sans contrôler leur professionnalisation et leur capacité à partager les principes républicains.

Il met l’accent sur les modalités d’embrigadement dans « une identité religieuse avant d’être nationale ou ethnique » par les groupes radicaux et obscurantistes, en particulier dans les Universités où « la radicalisation prend désormais de plus en plus des formes discrètes et non affichées », le milieu sportif avec « une radicalisation insuffisamment mesurée et contrôlée », la santé, le transport. Et bien sur les prisons. Les rapporteurs appellent à « un changement de regard global sur la question des femmes radicalisées en prison ». Alors qu’elles ne font l’objet d’aucune évaluation ou prise en charge spécifique, « les niveaux de détermination et de dangerosité sont les mêmes. Il n’y a aucune différence à faire entre un homme et une femme en matière de jihadisme »

Les rapporteurs préconisent le désembrigadement et une vigilance extrême dans tous les services, au moment de l’embauche des personnels. Le Service national des enquêtes administratives de sécurité (SNEAS) doit être consulté. Les atteintes aux principes républicains de laïcité et d’égalité femmes-hommes sont les signaux d’alerte.

Pour ce faire, il convient donc de renforcer la formation des agent·es des services publics aux valeurs républicaines et de développer les dispositifs de soutien à la laïcité.

Je vous invite à lire le rapport extrêmement précis :
http://www.assemblee-nationale.fr/15/rap-info/i2082.asp

Il est à espérer que le rapport de la mission parlementaire ne sombre pas dans l’oubli, comme celui de l’inspection générale en 2005 sur « Le refus de la mixité dans les services publics ». Il alertait déjà sur l’existence et l’ampleur des pratiques de refus de la mixité (créneaux horaires ou espaces réservés à l’un de deux sexes, demandes de traitement particulier dans les hôpitaux,...) dans l’accès aux services collectifs comme les hôpitaux, les établissements scolaires, les activités ludiques et sportives, les cours d’alphabétisation, les prisons.

L’entrisme par l’association « Alliance citoyenne », financée par les collectivités territoriales, de femmes en burkini dans les piscines grenobloises illustre précisément la dangerosité de la stratégie en tenaille utilisée par l’islam politique, stratégie que je décrivais dans « Les islamistes en manœuvre Silence on manipule  » Ed. Hors Commerce, 2004.

Soit la collectivité cède et la demande suivante fera encore plus reculer les principes républicains. Soit elle refuse et les islamistes jouent à la victime, avec les idiot·es utiles qui les soutiennent.

Après avoir habitué la population au voile claustrant et séparatiste, étendard de l’islam politique, une première tentative d’entrisme de femmes en burkini a eu lieu sur les plages des Alpes Maritimes, quelques jours après l’attentat de Nice. Il s’était évidemment trouvé des benêts compassionnels qui refusaient de voir l’exploitation de failles juridiques par les obscurantistes.

Aujourd’hui, l’attaque se produit dans un espace public, avec un règlement précis. Et encore une fois l’assignation des femmes à se cacher dans l’espace public parce qu’elles représenteraient une tentation irréfragable pour des frustrés sexuels trouve des allié·es.