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Algérie : 23e vendredi àAlger : Les manifestants rejettent le Panel des six et exigent le départ du système

vendredi 26 juillet 2019, par siawi3

Source : https://www.elwatan.com/edition/actualite/23e-vendredi-a-alger-les-manifestants-rejettent-le-panel-des-six-et-exigent-le-depart-du-systeme-26-07-2019

23e vendredi àAlger : Les manifestants rejettent le Panel des six et exigent le départ du système

23e vendredi àAlger. Photo : Souhil B. El Watan

Farouk Djouadi

26 juillet 2019 à18 h 05 min

A Alger, la marche de ce 23e vendredi de la révolution pacifique a été dominée par les slogans « Yetnahaw ga3  », « Etat civil, non militaire  » et « Pas de dialogue avec les gangs  ».

13h40 àPlace des martyrs. Les derniers fidèles quittent la masquée Ketchaoua au moment où des dizaines de personnes, rassemblées àl’ombre des arbres, attendent l’arrivée des renforts. Quelque minutes plus tard, la foule, légèrement grossie, marche sur le centre de la ville en scandant « Dawla madania ( Etat civil…)  » et « Pas d’élections avec les gangs  » et d’autres slogans hostiles àGaïd Salah, chef d’Etat-major de l’armée.

14h30. L’avenue Pasteur vibre au rythme de « Irhalou, Irhalou (partez) !  » scandé par une foule nombreuse, devant un mur de policiers dressé àl’entrée du tunnel des facultés. Après un bref sit-in devant le mur bleu des forces de sécurité, la foule descend vers la rue Didouche occupée par une marée humaine. Làaussi, les manifestants clament « Etat civil, non militaire  » et surtout « Viva l’Algérie Yetnahaw ga3 (Il faut les dégagez tous)  ». Cela sans omettre de réclamer la libération des détenus d’opinion et du drapeau amazigh : « Attalgou weladna (libérez nos enfants) !  » et « Libérez Bouregâa  »

#Alger, 23e vendredi :  » Yetnahaw ga3 !  » pic.twitter.com/SmORDRGYfd

— Farouk Djouadi (@FaroukDjouadi) July 26, 2019

Au sein de la grande foule, on a pu remarquer la présence de certains membres de l’aréopage politique dit Forces de l’alternatives démocratique dont Ali Laskri (FFS) et Ramdane Taazibt du PT. Les deux politiciens portaient, avec leur « camarades  », une banderole sur laquelle était écrit : « Pour le départ définitif du système  ».

Quelques mètres plus loin, Karim Tabbou déchaine les passions. De nombreux manifestants se bousculent pour prendre des selfies avec le fondateur de l’UDS, devenu, au fil des mois, l’une des figures populaires du Hirak.

Sur les pancartes, les messages des manifestants ont été adaptés pour répondre àl’offre du pouvoir en place qui a désigné un panel de six personnes pour conduire le « dialogue national  » tout en promettant la libération des détenus, l’allègement du dispositif sécuritaire et l’ouverture des champs politique et médiatique. « Article 2019 : Yetnahaw ga3  », « Pas de dialogues avec les méchants  », « Pas de dialogue avec ceux qui n’ont aucune légitimité  », « le maintien des symboles de la bande signifie la continuité du système  ». Karim Younes, membre du Panel des six, a été la cible de slogans des plus acerbes. Des slogans qui n’ont pas épargné, comme chaque vendredi, le chef d’état-major de l’armée, les médias et la justice.

Malgré la baisse sensible du nombre des manifestants, liée àla période des congés ou probablement àd’autres motifs, la marche de ce 23 vendredi n’a pas perdu de son intensité ni de ses couleurs. « Ya h’na ya ntouma, maranach habssine (Sois nous, soit vous, nous ne nous arrêterons jamais  », ont clamé des dizaines de milliers de manifestants àla capitale.

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Source : https://www.elwatan.com/edition/actualite/23e-vendredi-a-tizi-ouzou-il-ny-aura-ni-dialogue-ni-election-dun-parrain-26-07-2019

23e vendredi àTizi Ouzou : « Il n’y aura ni dialogue, ni élection d’un parrain  »
Photo : Hafid Azzouzi / El Watan

Hafid Azzouzi

26 juillet 2019 à16 h 33 min

Le 23e vendredi de protestation pour le départ du système a été marqué de manière grandiose dans la ville de Tizi Ouzou qui a été envahie par une foule nombreuse.

Les marcheurs, répartis en plusieurs carrés, ont exprimé, encore une fois, leur désapprobation au régime comme ils ont rappelé les principaux mots d’ordre du mouvement populaire. « Système dégage  » et « pouvoir assassin  » sont, entre autres, les slogans scandés, àgorge déployée, par les participants àcette action de terrain.

La procession s’est ébranlée à14heures devant le campus universitaire de Hasnaoua, aux cris de « Mazalagh, Mazalagh d’Imazighen  » (Nous sommes toujours des Amazighs). Au fur et àmesure que la foule avance lentement, d’autres marcheurs rejoignaient les carrés. Sur les pancartes suspendues par les manifestants, on pouvait lire : « La Révolution continue  », « Pour une assemblée constituante souveraine  », « Il n’y aura ni dialogue, ni élection d’un parrain  », « Détermination et patience, la révolution vaincra  », « Pas de dialogue avec les imposteurs  » et « Etat civil et pas militaire  ».

La libération des détenus du mouvement populaire est également parmi les revendications des marcheurs qui ont mis en avant l’emblème national et le drapeau amazigh. Le chef d’état major de l’armée a été aussi décrié par la foule qui réclame son départ. La marche se poursuit toujours dans la capitale du Djurdjura où les premiers marcheurs se sont rassemblés devant le mémorial des martyrs de la guerre de libération nationale, en face de l’ancienne gare routière.