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Algérie : La machine en passe d’être lancée, Bensalah reçoit six membres de l’instance dite de médiation et de dialogue

Bien que contestée, la commission de dialogue se dote des mécanismes de pilotage du processus de médiation

dimanche 28 juillet 2019, par siawi3

Source : https://www.algerie-focus.com/2019/07/la-machine-en-passe-detre-lancee-bensalah-recoit-six-membres-de-linstance-dite-de-mediation-et-de-dialogue/

La machine en passe d’être lancée / Bensalah reçoit six membres de l’instance dite de médiation et de dialogue

Par Massinissa Mansour

25 juillet 2019785

Abdelkader Bensalah a reçu ce jeudi, six personnalités présentées comme des membres de l’instance chargée de la médiation et du dialogue. Une instance qui devait, au début, compter dans ses rangs 13 personnalités nationales. Beaucoup ont déchanté et certains ont même affirmé ne pas avoir été consultés avant d’inclure leurs noms dans cette fameuse liste ! La mission de cette commission n’est autre que celle de discuter des modalités de l’organisation d’un scrutin présidentiel « dans les plus brefs délais ».

Les six personnalités en question sont l’ancien député et ancien président de l’APN (2002 à 2004), Karim Younes, la constitutionnaliste Fatiha Benabbou, l’économiste Smail Lalmas, l’universitaire, Azzedine Benaissa, le professeur de droit constitutionnel, Lazhri Bouzid et le syndicaliste, Abdelwahab Bendjeloul. Pour l’instant, rien n’a filtré sur les tenants et aboutissants de cette rencontre.

Cette initiative a vu le jour il y a une semaine et a eu l’aval de la présidence. Baptisée : Instance de médiation et de dialogue, cette commission aurait dû (comme son nom l’indique) œuvrer pour trouver une solution négociée entre le Hirak et le pouvoir. Un processus de médiation suggère l’intervention d’un tiers pour faciliter la circulation d’information, éclaircir ou rétablir des relations. Cette entremise est en général, destinée à mettre d’accord, à concilier ou à réconcilier des personnes, des groupes, des organisations et même des États en conflits.

Or, le processus actuel semble être contrôlé par les tenants du pouvoir. Ces derniers ont pris les devants en traçant les contours de ce dialogue pour le centrer exclusivement sur l’organisation d’un scrutin présidentiel dans « les plus brefs délais ». Les questions de fond, à l’instar de la séparation des pouvoirs, la mise en place de contre pouvoirs indépendants, ne se soumettant pas aux caprices du président de la République et surtout l’avènement d’une justice indépendante libérée de l’emprise de l’administration sont totalement éludée.

Cela n’est pas une médiation, mais un processus téléguidé.

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Source : https://www.algerie-focus.com/2019/07/bien-que-contestee-la-commission-de-dialogue-se-dote-des-mecanismes-de-pilotage-du-processus-de-mediation/

Bien que contestée / La commission de dialogue se dote des mécanismes de pilotage du processus de médiation

Par Massinissa Mansour

28 juillet 2019

Le panel de dialogue baptisé commission ou encore, instance de médiation et de dialogue tient sa première réunion ce dimanche afin d’adopter son règlement intérieur et de mettre en place les mécanismes de pilotage du processus de médiation.

Cette commission aura pour siège le bureau de l’économiste Smaïl Lalmas. Si l’on croit ce qui a été rapporté par le journal électronique Sabqpress, le panel a décliné l’offre de la présidence de la République qui lui a proposé de s’installer dans la résidence d’État, Djenane El Mufti à Alger.

Dans sa configuration actuelle, le panel est composé de : de l’ancien P/APN Karim Younes, de la constitutionnaliste Benabbou Fatiha, de l’économiste Lalmas Smail, mais aussi de Lazhari Bouzid, (qui est très contesté par la rue et accusé d’avoir été l’outil utilisé par les Bouteflika pour briser la limitation des mandats présidentiels. Membre du FLN, ce personnage a était à la tête de la commission chargée de réviser la constitution en 2008 et en 2016), Abdelwahab Bendjelloul, (syndicaliste dans le secteur de l’éducation nationale, membre de plusieurs associations à Touggourt) et Benaissa Azzedine, (professeur universitaire (Tlemcen).

Cela dit, l’initiative a été fragilisée après le retrait de plusieurs autres personnalités à l’instar de la Moudjahida Djamila Bouhired, Ahmed Taleb El Ibrahimi, Mostefa Mouchachi, Mokdad Sifi et d’autres.

Avant même la rencontre avec Abdelkader Bensalah jeudi à El Mouradia jeudi, trois autres personnalités qui devaient faire partie de ce panel avaient fait des révélations mettant en doute la volonté du pouvoir à souscrire à un dialogue sincère.

Ils ont mis en relief un certain nombre de dysfonctionnements pouvant compromettre cette initiative. Ces trois personnes sont le militant politique Saif El Islam Benatia, le sociologue Nacer Djabi et le vice-président de la ligue algérienne des droits de l’homme (LADDH), Saïd Salhi, dont les préalables se sont heurtés à la mauvaise foi des représentants du régime.

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Source : https://www.elwatan.com/edition/actualite/constitution-du-panel-de-dialogue-national-le-faux-depart-28-07-2019

Constitution du panel de dialogue national : Le faux départ !

Madjid Makedhi

28 juillet 2019 à 10 h 30 min

Témoignages, polémiques, incertitudes… Le dialogue national voulu « libre et indépendant », selon les déclarations des tenants du pouvoir en place, enregistre un faux départ.

La constitution du panel des personnalités devant accomplir la mission difficile de médiation et de dialogue est déjà entachée d’irrégularités. Quelques heures après l’annonce de la composante de la commission conduite par l’ancien président de l’APN, Karim Younès, des acteurs contactés officiellement pour y prendre part révèlent l’existence d’un jeu malsain qui a conduit à leur exclusion, inexpliquée, du panel en question. Les langues commencent à se délier.

Des acteurs sollicités pour figurer dans cette commission jettent un pavé dans la mare boueuse de la crise politique dans laquelle patauge le pays depuis plus de cinq mois. Ils pointent du doigt le pouvoir en place qui n’a finalement pas tenu sa promesse de confier l’organisation et la gestion du dialogue à « des personnalités indépendantes acceptées par le mouvement populaire ».

Après la sortie du jeune Islam Benattia qui, dans une déclaration à un site arabophone jeudi, avait dénoncé la manière avec laquelle a été constituée et annoncée cette instance, le sociologue Nacer Djabi et le militant des droits de l’homme Saïd Salhi ont aussi abondé dans le même sens.

En effet, dans un communiqué adressé à l’opinion publique, posté vendredi soir sur sa page Facebook, Nacer Djabi est revenu, avec des détails, sur les tractations concernant la constitution de ce panel. « Des institutions nationales officielles m’ont approché pour me convaincre de participer au dialogue en tant que personnalité nationale indépendante, ce que j’ai accepté sur le plan du principe, car je suis fermement convaincu que je ne peux pas m’opposer à la voie du dialogue national qui devrait être entre nous, Algériens, tôt ou tard », écrit le sociologue. Soulignant qu’il avait insisté sur l’indépendance et la souveraineté de la commission de dialogue, Nacer Djabi affirme avoir proposé les noms du syndicaliste Lyes Merabet et du vice-président de la LADDH, Saïd Salhi.

Le pouvoir a-t-il imposé ses hommes dans le panel ?

« Avec Saïd Salhi, Lyes Merabet et Islam Benattia, nous avons convenu de laisser Karim Younès rencontrer les représentants de la Présidence, pour ensuite entamer notre mission après l’annonce officielle de notre installation en tant que commission de dialogue souveraine, une fois les préalables posés satisfaits (…). Nous avons aussi convenu de n’accepter aucune rémunération ni aucun avantage matériel dans le souci d’éviter les expériences du passé où le pouvoir nous a habitués à corrompre les élites », précise-t-il. Mais l’accord conclu a été rompu dans la nuit de mercredi à jeudi derniers. Selon Nacer Djabi, l’annonce de la liste des membres du panel en question a surpris toutes les personnalités sollicitées. « Ce qui s’est passé en réalité est loin de notre perception de la chose. Des noms ont été ajoutés à ce panel, à notre insu, et l’équipe est montée à la Présidence.

A mon avis, la composition officielle de ce panel témoigne que les détenteurs du pouvoir réel manquent d’ouverture sur la situation de l’Algérie de l’après-22 février. Ils ne sont toujours pas en mesure de se défaire de la culture politique de l’ancien système, tant dans les pratiques que dans les déclarations », déplore encore Nacer Djabi. Sur les six membres composant ce panel, seuls Fatiha Benabbou, Karim Younès et Smaïl Lalmas étaient connus du groupe, selon Nacer Djabi. Bouzid Lazhari, Bendjelloul et Benaïssa ont donc été parachutés par les tenants du pouvoir qui ne veulent, visiblement, pas que le dialogue projeté leur échappe.

Que veut le pouvoir ?

Comme Nacer Djabi, Saïd Salhi livre aussi un témoignage similaire. Dans un communiqué rendu public, il affirme d’abord avoir été contacté par Karim Younès. « Après une concertation avec des militant(e)s proches, j’ai répondu favorablement à une première discussion informelle. Il était question d’une initiative de médiation indépendante qui explorerait les voies et moyens pour préparer les conditions et le climat en vue d’amorcer un dialogue sérieux et ouvert pour une solution politique pacifique et négociée entre le pouvoir et la rue (société) », indique-t-il. Le vice-président de la LADDH donne aussi plusieurs détails sur les discussions qui ont eu lieu avec le groupe qui devait constituer le panel.

« Nous avons eu une discussion autour de l’ordre du jour du dialogue ; j’ai précisé que le dialogue ne doit pas être exclusif : la présidentielle, seule, ne fait pas consensus dans la société. J’ai expliqué qu’à présent il y a deux tendances lourdes qui traversent le mouvement : celle qui privilégie l’élection présidentielle et celle qui exige un processus constituant, impliquant le changement de la Constitution comme garantie avant l’élection présidentielle – c’est aussi mon opinion et ma position en tant que militant. M. Younès m’a expliqué qu’il s’agit d’une initiative ouverte et indépendante », ajoute-t-il.

Saïd Salhi indique aussi avoir décidé de se retirer à cause de divergences sur la question des préalables avant de changer d’avis « après avoir pris connaissance de la composante du panel, dont MM. Nacer Djabi, Lyes Merabet, Islam Benattia, Smaïl Lalmas et Mme Fatiha Benabbou, qui sont des personnalités intègres et proches du hirak ».

Poursuivant, il souligne que Nacer Djabi, Lyes Merabet et lui ont décidé, mercredi soir, de rappeler les préalables à Karim Younès en tant que groupe. « Il (Karim Younès, ndlr) nous a informés qu’il a un rendez-vous à la Présidence le lendemain, jeudi, à 10h ; nous avons alors convenu qu’il soit chargé par la Présidence pour la coordination du panel, mais, pour ce qui nous concerne, il n’est pas question qu’on parte à cette cérémonie et qu’on soit installés par Bensalah, le chef de l’Etat.

On s’est entendu qu’on fasse une réunion avec lui et l’ensemble des 7 membres juste à sa sortie de la Présidence pour fixer le mandat, la dénomination, les prérogatives du panel. Une fois chargé officiellement, M. Karim Younès formera lui-même le panel et l’annoncera publiquement une fois l’ensemble des détenus libérés, y compris le moudjahid Bouregaâ, et tous les préalables réalisés. » Mais rien de tout cela n’a été accompli. Le lendemain, jeudi, le groupe a été surpris de découvrir que c’est un autre panel qui est reçu à la Présidence. « Qu’est-ce qui s’est passé ? Je ne sais pas trop, mais je vous laisse la liberté de déduire vous-mêmes de la volonté réelle du pouvoir », souligne-t-il.

Risque d’autodissolution de la commission

Outre les couacs concernant la composante de la commission de dialogue, Karim Younès menace de mettre fin à la mission du dialogue s’il n’y a pas satisfaction, au cours de la semaine, des préalables exigés, dont la libération de détenus d’opinion et la levée de toutes les pressions sur le hirak. « J’ai analysé l’organisation des marches de ce vendredi. Concernant les mesures sur lesquelles nous nous sommes entendus (avec la Présidence).

On comprend qu’il est difficile de les appliquer aujourd’hui (vendredi, ndlr). Entre hier et aujourd’hui, c’est court. Mais nous avons attiré l’attention sur le fait que si les mesures ne sont pas appliquées cette semaine, nous ne serons pas en mesure de poursuivre notre mission », lance-t-il, lors de son passage sur le plateau de la chaîne privée El Bilad. Selon lui, « cette semaine sera décisive ». « Si les engagements pris par la Présidence ne connaissent pas un début d’exécution, le panel, Tajma3th n’el khir, se réunira et examinera l’éventualité de la suspension de ses travaux et pourra même aller jusqu’à son autodissolution », menace-t-il.

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Source : https://www.elwatan.com/edition/actualite/le-panel-des-personnalites-pour-mener-le-dialogue-installe-nous-ne-sommes-quune-passerelle-et-des-facilitateurs-27-07-2019

Le panel des personnalités pour mener le dialogue installé : « Nous ne sommes qu’une passerelle et des facilitateurs »

Photo : D. R

Nabila Amir

27 juillet 2019 à 10 h 20 min

La composante du panel des personnalités appelées à mener la médiation et le dialogue national est connue. Elle a été rendue publique ce jeudi par la présidence de la République.

De la liste des 13 personnalités proposées par le Forum civil pour le changement, trois seulement figurent dans la nouvelle liste comportant six personnalités ; il s’agit de Karim Younès, ancien président de l’Assemblée populaire nationale, Fatiha Benabbou, constitutionnaliste, et Smaïl Lalmas, expert en économie et en finances.

Les autres nouveaux membres sont Bouzidi Lazhari, ancien membre du Conseil de la nation et professeur de droit constitutionnel à l’université de Constantine, Azeddine Benaïssa, professeur universitaire à Tlemcen, et Abdelwahab Bendjelloul, syndicaliste dans le secteur de l’éducation nationale. Initialement, des figures importantes du mouvement populaire devaient faire partie de ce panel, mais ce ne fut pas le cas ! Sitôt installées, les six personnalités ont été reçues par le chef de l’Etat par intérim, Abdelkader Bensalah.

Selon Karim Younès, les discussions ont eu lieu à bâtons rompus et le panel a insisté sur l’impératif pour l’Etat de prendre des mesures d’apaisement à même de créer un climat devant conduire à un dialogue sincère et qui mènerait à l’organisation d’une élection présidentielle transparente. « Nous avions carte blanche pour exposer toutes les préoccupations de l’heure et les revendications du hirak et nous avons posé nos conditions.

Le chef de l’Etat s’est engagé à répondre favorablement à nos préalables », a expliqué l’ancien président de la Chambre basse. Karim Younès a tenu à préciser que les personnalités composant le panel n’étaient pas les représentants du mouvement populaire, ni ses porte-parole. « Nous avons accepté cette mission en toute liberté », a-t-il insisté.

Libération des détenus

Parmi les mesures auxquelles le panel a appelé avant l’entame de toute médiation figure en tête « la libération de tous les détenus du hirak », « la levée de toutes les formes de pression sur les médias », « la garantie de toutes les conditions et les facilitations à même de permettre aux citoyens d’exercer leurs droits constitutionnels dans les manifestations et les rassemblements pacifiques », et enfin un appel unanime « au départ du gouvernement en place et son remplacement par un gouvernement de consensus », formé de technocrates non partisans.

En guise de réponse, Bensalah, de l’avis de Karim Younès, s’est engagé à prendre en charge dans l’immédiat leurs exigences, à l’exception du départ du gouvernement. Cette question est prise en compte, mais pour Bensalah elle doit être soumise à une lecture approfondie sur le plan des contraintes constitutionnelles et ne saurait tarder à trouver une issue tel que cela est souhaité par la volonté populaire.

S’agissant des détenus, le chef de l’Etat « va inviter la justice à examiner la possibilité d’élargissement des personnes, dont l’interpellation s’est faite en lien avec le déroulement des marches populaires, à envisager l’allégement du dispositif mis en place par les services de sécurité pour garantir la liberté de circulation dès lors que cet allégement ne porte pas préjudice à l’impératif de préserver l’ordre public et la protection des personnes et des biens lors des marches populaires », précise un communiqué de la présidence de la République.

Le chef de l’Etat a également fait part de sa disponibilité à « ordonner que des mesures soient prises afin de faciliter l’accès aux médias publics à toutes les opinions à travers l’organisation de débats contradictoires et ouverts à toutes les expressions politiques, sans exclusive ». Pour ce panel, le dialogue constitue « le seul moyen » à même de garantir une sortie pacifique de la crise, à la hauteur des aspirations du peuple algérien.

Le panel n’a aucun avantage matériel

« Notre participation à cet effort collectif pour sortir de cette crise découle de notre engagement devant la nation et le peuple », estime Mme Benabbou. Pour la constitutionnaliste, ce panel dont elle fait partie n’est qu’une passerelle : « Le panel ne détient rien. Nous avons posé des préalables, nous voulons des mesures d’apaisement pour réinstaurer la confiance qui a été perdue. Nous allons travailler pour essayer d’avoir toutes les tendances lourdes du hirak. La démocratie voudrait que l’on demande l’avis de toutes les forces », explique Mme Benabbou.

Pour Karim Younès, ce panel est un facilitateur du dialogue entre les différents blocs, partis, animateurs et courants politiques afin d’arriver à l’organisation d’une présidentielle dans les plus brefs délais. En outre, Mme Benabbou a tenu à préciser que le panel n’a rien demandé et n’aura aucun avantage matériel. « Notre seul objectif est de permettre à notre pays de sortir de cette grave crise. Il y aura des critiques autour de la composante du panel. Le hirak ne veut pas des figures de l’ancien système, mais il va falloir accepter les personnes crédibles », affirme la constitutionnaliste.

Notons que le dialogue que compte mener ce panel portera sur tous les aspects liés à l’organisation de l’élection présidentielle, ses étapes préparatoires, les conditions qui lui sont nécessaires, le déroulement du calendrier électoral et la date de l’élection présidentielle.

Le panel aura toute la liberté pour organiser les modalités du dialogue et toute la latitude pour l’élaboration des résultats et recommandations finales sur les questions ayant fait l’objet d’un consensus, à condition qu’elles s’inscrivent dans le cadre de l’objet du dialogue. Les institutions de l’Etat s’engagent à les traduire en textes législatifs et réglementaires.