Subscribe to Secularism is a Womens Issue

Secularism is a Women’s Issue

Accueil > Uncategorised > Algérie : Alger : la police tente pour la première fois d’empêcher un (...)

Algérie : Alger : la police tente pour la première fois d’empêcher un rassemblement étudiant

mercredi 9 octobre 2019, par siawi3

Source : https://www.lemonde.fr/afrique/article/2019/10/08/alger-la-police-tente-pour-la-premiere-fois-d-empecher-un-rassemblement-etudiant_6014718_3212.html

Alger : la police tente pour la première fois d’empêcher un rassemblement étudiant

08.10.19

Les policiers ont tenté àplusieurs reprises de bloquer et de disperser les étudiants qui manifestaient, comme chaque mardi depuis le début du mouvement de contestation.

Le Monde avec AFP

Publié aujourd’hui 8 octobre 19 à19h27, mis àjour à19h35

Photo : Des policiers s’affrontent avec des manifestants lors d’une manifestation antigouvernementale àAlger (Algérie), le 8 octobre 2019. STRINGER / AFP

C’est une première depuis le début, en février, du mouvement inédit de contestation en Algérie : mardi 8 octobre, la police a tenté d’empêcher les étudiants de manifester àAlger comme ils le font chaque mardi, selon des journalistes de l’Agence France-Presse (AFP) et des témoins.

Dans le centre d’Alger, les policiers ont essayé àplusieurs reprises de bloquer et de disperser les manifestants, procédant notamment àdes arrestations, dans et en dehors du cortège, qui s’est plusieurs fois reconstitué. Un premier barrage de policiers en tenue antiémeute attendait les étudiants, rejoints par des citoyens, qui se dirigeaient vers la Grande Poste – bâtiment emblématique et lieu de rassemblement traditionnel du hirak, le « mouvement  » de contestation né le 22 février –, comme l’a raconté Hamid, un commerçant de 34 ans qui s’est joint àla marche.

Les étudiants ont contourné le dispositif et se sont regroupés ànouveau dans des rues proches de la Grande Poste, où un important déploiement policier a empêché le cortège de progresser avant de le disperser définitivement.

Des forces de police « déchaînées  »

Au moins quatorze personnes – dont treize étudiants – ont été arrêtées, selon une « première liste  » publiée par le Comité national pour la libération des détenus (CNLD), association qui milite pour la libération des personnes arrêtées dans le cadre du hirak.

Un journaliste du quotidien francophone El Watan, Mustapha Benfodil, a été brièvement arrêté par la police puis relâché, a-t-il lui-même indiqué sur Twitter, affirmant que « des dizaines de citoyens sont encore dans les commissariats  » et dénonçant des « forces de police déchaînées  ».

Plusieurs médias ont fait état d’interpellations musclées et des vidéos publiées sur les réseaux sociaux montrent la police utiliser la force pour disperser des manifestants pacifiques. « La brutalité policière a atteint un niveau jamais vu depuis le début des marches, selon plusieurs étudiants interrogés  », écrit El Watan sur son site Internet.

Vague d’arrestations

Cette première obstruction policière àune marche du hirak intervient dans un contexte de vague d’arrestations de journalistes, militants et figures de la contestation opposés àla présidentielle que le régime a convoqué le 12 décembre pour élire un successeur àAbdelaziz Bouteflika. Après vingt ans àla tête du pays, ce dernier a été poussé àla démission par la rue en avril.

Selon une liste « non exhaustive  » publiée lundi soir par le CNLD, plus de quatre-vingts personnes arrêtées depuis le mois de juin àAlger pour des faits liés au hirak sont toujours en détention provisoire.

Lire aussi En Algérie, le désarroi des familles de manifestants détenus

« Gaïd Salah, pas d’élection cette année  », ont notamment scandé les manifestants àl’adresse du chef d’état-major de l’armée, le général Ahmed Gaïd Salah. Devenu l’homme fort du pays, il assure que l’élection aura bien lieu le 12 décembre, mettant en garde ceux qui « tentent d’entraver  » le processus électoral.

Selon le hirak, qui exige le départ du pouvoir de toutes les figures de l’appareil hérité de la présidence Bouteflika – dont le général Gaïd Salah –-, cette élection ne vise qu’àassurer la survie du « système  » politique en place depuis l’indépendance, en 1962. « Cette élection n’aura pas lieu, car elle n’est que fraude et duperie  », pouvait-on lire sur une pancarte portée par un étudiant.

Lire aussi Algérie : le chef d’état-major de l’armée ordonne d’empêcher les manifestants de rejoindre Alger

°°°

Source : https://www.elwatan.com/edition/actualite/la-police-reprime-la-marche-du-34e-mardi-a-alger-08-10-2019

La police réprime la marche du 33e mardi àAlger

Marche du 33e mardi àAlger sous le signe de la répression. Photo Sami K.

El Watan.

Rachid Larbi

08 octobre 2019 à10 h 35 min

Les forces de sécurité ont arrêté de nombreuses personnes ce matin àAlger, dès le début de la marche du 33e mardi. Les élément de la police ont fait usage de leurs matraques pour disperser les marcheurs. Les personnes âgées n’ont pas échappées àla violence policière.

Les étudiants ont été réprimés aujourd’hui àAlger. A la Place des martyrs, les policiers déployés en très grand nombre, ont procédé au contrôle d’identité des manifestants. Nous même avons subi la même procédure. A peine le cortège s’ébranle vers Bab Azzoun, les premières personnes ont été interpellées et jetées dans les nombreux fourgons cellulaires. En ce mardi, les forces de police se sont déchaînées sur les citoyens qui marchaient pacifiquement en scandant en chÅ“ur : « Cette année, il n’y aura pas d’élection  ». Le chef d’état-major de l’armée, Ahmed Gaïd Salah, a été la cible principale des chants virulents de milliers de marcheurs.

2 videos des violencesici

Vers 10h30 le cortège des manifestants arrive au square port Said. L’accueil a été brutal ! Sans aucun état d’âme, les policiers ont roué de coups toute personne qui était àleur portée. Les matraques sortaient de partout. La brutalité policière a atteint un niveau jamais vu depuis le début des marches, selon plusieurs étudiants interrogés. « Se sont nos enfants que vous frappez avec froideur, c’est l’avenir de notre pays que vous brutalisez  », lance une mère de famille, scandalisée.

33e mardi àAlger. Photo Sami K. El Watan

A 10h 45. Fuyant la police, les manifestants passent par la rue de La lyre pour atteindre la rue Larbi Ben M’hidi où ils ont repris leur souffle. Les chants fusent de partout avec force pour dire « pas d’élections  », « Libérez les étudiants !  » et « Nous sommes des étudiants et non pas des terroristes  ».

Place l’Emir Abdelkader à11h15, la police n’a pas hésité àcharger les manifestants avec les boucliers et les matraques tout en procédant a des interpellations musclées. Notre collègue de la rédaction d’El Watan, Mustapha Benfodil, a également été interpellé et conduit au commissariat de la Casbah, avant d’être relâché. Les manifestants arrêtés n’ont pas eu tous cette chance.

Marche du 33e mardi àAlger. Photo Sami K. El Watan.

« Aujourd’hui le pouvoir en place a fait preuve d’une brutalité scandaleuse. L’usage de la force ne résoudra jamais les problèmes de notre pays et plus ils continueront ainsi et plus nous poursuivrons notre combat. Vive l’Algérie et vive notre jeunesse  », déclare un homme outré àelwatan.com.

°°°

Source : https://www.elwatan.com/edition/actualite/notre-journaliste-reporter-mustapha-benfodil-interpelle-par-la-police-08-10-2019

Notre journaliste reporter Mustapha Benfodil interpellé par la police
Notre journaliste reporter Mustapha Benfodil interpellé par la police

R. N.

08 octobre 2019 à11 h 34 min

Notre journaliste-reporter d’El Watan, Mustapha Benfodil a été interpellé, aux environs de 10h25, qu’il était en mission de couverture de la marche des étudiants àAlger. Il est injoignable.

Cette interpellation constitue une entrave supplémentaire àl’exercice du métier de journaliste. Rappelons que les services de sécurité n’hésitent pas àinterpeller des journalistes dans l’exercice de leur métier.

Précisons que les policiers ont procédé, ce matin, àplusieurs arrestations pour empêcher la marche hebdomadaire des étudiants.