Subscribe to Secularism is a Womens Issue

Secularism is a Women’s Issue

Accueil > fundamentalism / shrinking secular space > Liban : heurts entre manifestants et militants du Hezbollah

Liban : heurts entre manifestants et militants du Hezbollah

mardi 29 octobre 2019, par siawi3

Source : https://www.lefigaro.fr/international/liban-heurts-entre-manifestants-et-militants-du-hezbollah-20191025

Liban : heurts entre manifestants et militants du Hezbollah

Le chef du parti chiite pro-iranien, Hassan Nasrallah, a appelé vendredi ses partisans àla retenue, au 9e jour d’une mobilisation inédite.

Par Le Figaro avec AFP

Publié hier à15:29, mis àjour hier à22:25

Echauffourées entre partisans du Hezbollah et policiers àBeyrouth
Des échauffourées éclatent entre des partisans du Hezbollah et la police dans le centre de Beyrouth, au 9e jour d’une mobilisation inédite contre la classe politique qui paralyse le Liban.

Video ici 0:34

Des heurts ont éclaté vendredi 25 octobre dans le centre Beyrouth entre des partisans du mouvement chiite du Hezbollah et des manifestants, au 9e jour d’une mobilisation inédite contre la classe politique qui paralyse le Liban.

À lire aussi  : Liban : les comptes non soldés des anciens combattants de l’ALS

Les militants du parti chiite pro-iranien, de plus en plus visibles depuis deux jours dans les rues, sont excédés par les slogans visant leur leader Hassan Nasrallah, au même titre que les autres dirigeants. Plusieurs dizaines d’entre eux se sont rués dans l’après-midi sur des manifestants regroupés par milliers sur la place Riad el-Solh, au coeur de la capitale, a constaté l’AFP. Des incidents du même type avaient déjàeu lieu dans la nuit.

Les affrontements de vendredi ont fait plusieurs blessés légers, poussant la police antiémeutes àse déployer pour séparer les deux camps.

Les cris de « Vive Nasrallah » ont retenti pour répondre au slogan phare de la contestation « Tous veut dire tous », en allusion àleur revendication d’un départ de l’ensemble de la classe politique accusée de corruption et jugée incapable de trouver des solutions àla crise économique.

À lire aussi  : Liban : le président Aoun se dit prêt àrencontrer des représentants des manifestants

Risque de guerre civile

Le chef du Hezbollah Hassan Nasrallah a pris la parole dans la journée et a appelé ses partisans àdéserter le centre de Beyrouth.

Selon lui, la contestation a réussi à« forcer le gouvernement àadopter un budget 2020 sans impôt et taxes, une première depuis des dizaines d’années », saluant un « exploit ». Il avait balayé au début du mouvement toute éventuelle démission en bloc du gouvernement, réclamée par les manifestants.

Le chef religieux du parti pro-iranien a toutefois mis en garde les manifestants contre le « chaos » et un « effondrement économique » en cas de « vide » institutionnel, en allusion aux revendications de la foule qui appelle, entre autres, àla chute du gouvernement. Il a insinué, par ailleurs, une manipulation externe de la contestation, lui ôtant son caractère « spontané du début » et déplorant les tentatives de récupération du mouvement par des partis locaux selon lui.

« Fermé pour cause de réparation du pays »

Au lendemain d’une adresse àla nation du président Michel Aoun jugée unanimement décevante, des dizaines de nouvelles barricades ont fait leur apparition sur les routes, renforçant la paralysie du pays. Le blocage de l’axe reliant Beyrouth au nord du pays a été maintenu. De grandes bâches de couleur y ont même été installées pour protéger les manifestants de la pluie et permettre àcertains d’y passer la nuit.

À lire aussi  : Liban : une crise de régime ?

« Fermé pour cause de réparation du pays », peut-on lire sur certaines pancartes, tandis que d’innombrables panneaux rappellent la revendication numéro un du mouvement de contestation inédit : le remplacement immédiat d’une classe politique quasiment inchangée depuis la fin de la guerre civile (1975-1990). Dans un communiqué, l’armée a déploré « certaines pratiques abusives et illégales », appelant au « respect de la liberté de circulation ».

L’ONG Amnesty International a appelé les autorités libanaises àprendre toutes les « mesures visant àrespecter le droit des manifestants, y compris le blocage légitime des routes ». « Pschitt », a titré le quotidien L’Orient le Jour pour résumer l’effet produit par le discours de Michel Aoun, qui a pris la parole pour la première fois depuis le début du soulèvement, déclenché le 17 octobre par l’annonce inopinée d’une taxe sur les appels via la messagerie WhatsApp, aussitôt annulée.

L’Orient-Le Jour @LOrientLeJour

🇱🇧Le discours de #Aoun reprend des promesses anciennes fondées sur de bonnes intentions, mais ne dit pas comment il va être désormais possible de mettre àexécution ce qui n’a pas pu l’être durant les trois premières années du mandat. Décryptage http://ow.ly/y1yY30pM75V #Liban
Un discours en deçàdes attentes - Élie FAYAD

Huit jours après le début du soulèvement populaire, et alors que Baabda s’était quasiment emmuré jusque-làdans un étrange mutisme, la parole...
lorientlejour.com
12
07:00 - 25 oct. 2019
Informations sur les Publicités Twitter et confidentialité

Voir les autres Tweets de L’Orient-Le Jour

L’ex-général de 84 ans a proposé de rencontrer des « représentants » des manifestants, dont le mouvement spontané n’a précisément pas de leaders ou de porte-parole. Il a apporté son soutien au plan de réformes présenté lundi par le premier ministre Saad Hariri, qui avait pourtant été aussitôt rejeté par la rue. Il a suggéré un prochain remaniement ministériel, la seule piste sérieuse de son discours selon la presse.