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Mali : le groupe Etat islamique revendique l’attaque qui a tué un militaire français

dimanche 3 novembre 2019, par siawi3

Source : https://www.francetvinfo.fr/monde/proche-orient/offensive-jihadiste-en-irak/mali-le-groupe-etat-islamique-revendique-l-attaque-qui-a-tue-un-militaire-francais_3685931.html

Mali : le groupe Etat islamique revendique l’attaque qui a tué un militaire français

L’organisation revendique également l’attaque contre un camp de l’armée malienne qui a fait 49 morts, la veille.

Photo : Des militaires de l’opération Barkhane, à Gossi (Mali), le 25 mars 2019. (DAPHNE BENOIT / AFP)
avatarfranceinfo avec AFPFrance Télévisions

Mis à jour le 02/11/2019 | 21:58
publié le 02/11/2019 | 21:45

Le groupe Etat islamique a revendiqué, samedi 2 novembre, l’attaque qui a tué un militaire français au Mali plus tôt dans la journée. Ronan Pointeau est mort « après le déclenchement d’un engin explosif improvisé au passage de son véhicule blindé », selon la présidence française.

« Les soldats du califat ont pris pour cible un convoi de véhicules des forces françaises (...) près d’Indelimane, dans la région de Ménaka, en déclenchant un engin explosif », indique l’Etat islamique dans un communiqué signé « Province Afrique de l’Ouest », publié sur ses chaînes Telegram.

L’EI revendique aussi l’attaque contre un camp militaire malien

L’organisation revendique également l’attaque contre un camp de l’armée malienne qui a fait 49 morts, la veille. « Des soldats du califat ont attaqué une base militaire où sont stationnés des éléments de l’armée malienne apostate dans le village d’Indelimane, dans la région de Ménaka », indique l’organisation dans un communiqué signé de manière identique.

Cette attaque contre les Maliens, l’une des plus meurtrières depuis l’invasion jihadiste du nord du pays en 2012, suscite des interrogations sur les capacités d’action de l’armée malienne dans cette région où se trouvent les frontières de plusieurs pays, notamment le Niger et le Burkina-Faso, touchés eux aussi par les attaques jihadistes. L’attaque de vendredi survient un mois après les attaques jihadistes meurtrières, le 30 septembre à Boulkessy et le 1er octobre à Mondoro, dans le sud du pays, près du Burkina Faso. Quarante soldats avaient alors été tués dans ces deux attaques, selon un bilan d’un responsable du ministère de la Défense.

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Source : https://www.lemonde.fr/afrique/article/2019/11/02/un-militaire-francais-tue-au-mali-par-un-engin-explosif_6017823_3212.html

Un militaire français tué au Mali, l’Etat islamique revendique l’attaque

Le brigadier Ronan Pointeau, 24 ans, a été tué par un engin explosif. C’est le vingt-huitième militaire français tué dans la région depuis le lancement, en 2013, de l’opération « Serval ».

Le Monde avec AFP Publié hier à 19h24, mis à jour à 13h39

Photo : Un soldat français patrouille à Tin Hama, au Mali, le 19 octobre. BENOIT TESSIER / REUTERS

Un militaire français a été tué lors d’une opération, samedi 2 novembre au matin au Mali, par « le déclenchement d’un engin explosif improvisé au passage de son véhicule blindé », a annoncé l’Elysée dans un communiqué. La victime, le brigadier Ronan Pointeau, 24 ans, faisait partie du premier régiment de spahis de Valence, dans la Drôme.

Dans la soirée, l’attaque a été revendiquée par l’organisation Etat islamique (EI). « Les soldats du califat ont pris pour cible un convoi de véhicules des forces françaises (…) près d’Indelimane, dans la région de Ménaka, en déclenchant un engin explosif », a écrit l’EI dans un communiqué signé « Province Afrique de l’Ouest », publié sur ses chaînes de messagerie Telegram.

L’explosion de l’engin artisanal qui a tué le soldat français est survenue pendant une mission de sécurisation prévue de longue date menée près de la frontière du Niger, dans le nord-est du Mali. C’est déjà dans cette même région que 49 soldats maliens avaient été tués vendredi. Cette attaque, l’une des plus meurtrières de ces dernières années pour les forces maliennes, avait également été revendiquée par l’EI. Il n’y a toutefois « aucun lien » entre les deux attaques, a affirmé le porte-parole de l’état-major français, le colonel Frédéric Barbry.

Vingt-huitième soldat français tué

Le chef de l’Etat français, Emmanuel Macron, a salué « le sacrifice » du militaire et exprimé « ses pensées vers ses camarades engagés dans les opérations au Sahel », « ainsi que vers leurs frères d’armes des armées sahéliennes, qui paient un lourd tribut dans la lutte contre le terrorisme ».

La ministre des armées, Florence Parly, a, elle, annoncé qu’elle se rendrait « très prochainement au Mali, afin de s’entretenir avec les autorités maliennes ».

« Dans un contexte sécuritaire dégradé, la mort du brigadier Ronan Pointeau nous montre que le combat contre les groupes terroristes qui sévissent au Sahel n’est pas terminé et notre détermination à le poursuivre est entière. »

M. Pointeau, qui s’était engagé dans l’armée en 2016, est le vingt-huitième militaire français tué dans la région depuis le lancement en 2013 de l’opération française « Serval » dans ce pays, suivie de l’opération antiterroriste « Barkhane » élargie à cinq pays du Sahel en 2014.

Lire aussi « C’est l’arme des lâches » : au Mali, l’opération « Barkhane » face aux mines artisanales

Violences persistantes

Depuis 2012, le nord du Mali est tombé sous la coupe de groupes djihadistes liés à Al-Qaida, à la faveur de la déroute de l’armée face à la rébellion à dominante touareg, d’abord alliée à ces groupes, qui l’ont ensuite évincée. Les djihadistes en ont été en grande partie chassés ou dispersés à la suite du lancement, en janvier 2013, à l’initiative de la France, d’une intervention militaire, qui se poursuit.

Malgré la mission des Nations unies au Mali (Minusma), une forte présence militaire française et la création de la force militaire régionale G5 Sahel, les violences djihadistes persistent dans le pays, avec 237 attaques recensées en 2018, selon l’Organisation des Nations unies (ONU). Des zones entières échappent au contrôle des forces maliennes, françaises et de l’ONU, malgré la signature, en 2015, d’un accord de paix censé isoler définitivement les djihadistes, dont l’application accumule les retards.
Lire aussi Au Mali, l’opération « Barkhane » ensablée en terre oubliée

Depuis 2015, les violences se sont propagées du nord au centre du pays, beaucoup plus densément peuplé, où elles se mêlent très souvent à des conflits intercommunautaires. Une tuerie imputée à des chasseurs dogons se présentant comme un « groupe d’autodéfense » antidjihadiste a ainsi fait quelque 160 morts le 23 mars dans le village peul d’Ogossagou, près de la frontière burkinabée.

Les deux communiqués de l’EI ont été publiés une semaine après la mort, dimanche, du chef de l’organisation terroriste, Abou Bakr Al-Baghdadi, tué lors d’un raid américain en Syrie.

Video ici : Comprendre la situation au Mali