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France : Quand Tania de Montaigne démonte les clichés racistes auprès de jeunes

jeudi 25 juin 2020, par siawi3

Source : https://www.francetvinfo.fr/culture/patrimoine/histoire/video-quand-tania-de-montaigne-demonte-les-cliches-racistes-aupres-de-jeunes_4014101.html#xtatc=INT-1

VIDEO ici.

Quand Tania de Montaigne démonte les clichés racistes auprès de jeunes

En échangeant avec les jeunes, Tania de Montaigne démonte les clichés racistes. À sa façon. Elle raconte.

BRUT
France Télévisions

Mis à jour le 19/06/2020 | 12:26
publié le 19/06/2020 | 12:25

« Je demande toujours : ’Excusez-moi, qui est raciste dans la salle ?’ Évidemment, personne ne lève la main. Sauf moi. »

L’autrice, comédienne et journaliste Tania de Montaigne est allée plusieurs fois à la rencontre de lycéens, collégiens mais aussi des élèves en école primaire. Son but : déconstruire les clichés racistes en échangeant avec eux.

De l’importance du dialogue

Pour la journaliste, ce travail de réflexion ne se fait pas en un claquement de doigts. Il nécessite le dialogue et l’écoute de l’autre. Tania de Montaigne prend notamment pour exemple le stéréotype selon lequel les noirs courent tous vite ou encore le concept de « musique noire » comme musique directement associée aux noirs. « Ça vous viendrait pas à l’esprit de me dire que vous aimez la musique blanche par exemple », relève-t-elle.

Face à ces idées préconçues, l’autrice estime donc nécessaire de s’interroger sur leur origine. « C’est ça en fait le travail que vous avez à faire, c’est toujours de vous dire : »Quand je pense un truc, d’où ça me vient, comment ça s’est organisé et vous allez vous rendre compte que de faire ce travail-là, ça va vous ouvrir l’histoire", explique-t-elle.

Un effort à faire sur les programmes d’histoire ?

Pour mieux sensibiliser au racisme, Tania de Montaigne propose un enseignement plus exhaustif de l’histoire et une approche plus anticipée du droit. « Chaque pays a son histoire et donc il faut qu’elle soit dite, enseignée, il faut qu’elle soit recousue parce qu’il y a des trous dans notre histoire », estime-t-elle. Mais surtout, l’autrice insiste sur l’importance de se parler : « Tant qu’on se parle pas, il se passe pas des choses très intéressantes à vrai dire parce qu’on est dans le fantasme de l’autre, ce qui est le principe du racisme : on sait pas, on imagine. »