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France : Radicalisation : la Gendarmerie surveille désormais cinquante de ses personnels

dimanche 28 juin 2020, par siawi3

Source : https://lessor.org/a-la-une/radicalisation-la-gendarmerie-surveille-desormais-cinquante-de-ses-personnels/

Radicalisation : la Gendarmerie surveille désormais cinquante de ses personnels

27 juin 2020

INFO L’ESSOR – L’Arme suit de près cinquante gendarmes d’active et de réserve pour leur radicalisation. Un chiffre en constante hausse ces dernières années.

Est-ce une question de méthode de calcul, davantage de sincérité face à ce dangereux phénomène ou la crainte accrue d’un Mickaël Harpon en bleu Gendarmerie, l’homme auteur d’un périple meurtrier à la préfecture de police de Paris ? Quoiqu’il en soit, le nombre de gendarmes surveillés par l’Arme pour leur radicalisation est en très forte hausse. Il y a quatre ans, Richard Lizurey, l’ancien directeur général, évoquait le chiffre d’une dizaine de cas de radicalisation dans la Gendarmerie. Interrogé peu avant son départ par les sénateurs, en octobre 2019, il révisait ce chiffre à la hausse. Richard Lizurey précisait alors que la direction générale s’intéressait à une vingtaine de gendarmes.

Lire aussi : Une vingtaine de gendarmes surveillés pour leur radicalisation

Quelques mois plus tard, ce chiffre a plus que doublé. Interrogé en février par la commission d’enquête mise en place à l’Assemblée nationale sur l’attaque de la préfecture de police de Paris, Christian Rodriguez, le nouveau patron des gendarmes, a cette fois-ci mentionné près de 50 gendarmes d’active et de réserve surveillés ! La commission d’enquête vient de publier ce compte-rendu de l’audition, à huis clos, en annexe de son rapport. Alors que l’actualité sécurité est centrée sur les violences policières, ce document est passé totalement inaperçu. Si ce chiffre peut sembler élevé, il est bien moindre que celui de la Police. En février, Christophe Castaner avait évoqué 106 dossiers en cours d’examen dans la Police.

29 cas de radicalisation religieuse, 21 politique

Dans le détail, 29 des cas de radicalisation touchant des gendarmes sont en rapport avec une idéologie religieuse. Les 21 restants sont liés à une mouvance politique, en très grande majorité l’ultra-droite (18 cas). L’Arme soupçonne également deux gendarmes d’être en rapport avec des services d’un pays étranger. Enfin, la Gendarmerie juge un militaire trop proche de l’ultra-gauche. “Les études réalisées ont révélé des éléments objectifs de radicalisation dans vingt-cinq de ces cinquante cas – seize sont en lien avec l’islamisme, ce qui a conduit à une inscription au fichier des signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste (FSPRT), et neuf avec l’ultra-droite”, précise le directeur général. Un nombre de cas avérés (25) plus proche cette fois-ci des précédents décomptes. La Gendarmerie comptabilise entre 35 et 40 signalements par an de gendarmes soupçonnés de radicalisation. Un chiffre stable depuis quatre ans.

GT