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Gabon : après l’Assemblée, le Sénat vote à son tour la dépénalisation de l’homosexualité

jeudi 2 juillet 2020, par siawi3

Source : https://www.komitid.fr/2020/06/30/gabon-apres-lassemblee-le-senat-vote-a-son-tour-la-depenalisation-de-lhomosexualite/

Gabon : après l’Assemblée, le Sénat vote à son tour la dépénalisation de l’homosexualité

Publié le 30 juin 2020 à 10 h 27 min

Le Parlement du Gabon a définitivement adopté lundi 29 juin un texte, soutenu par le gouvernement, dépénalisant l’homosexualité dans ce pays d’Afrique centrale et provoquant l’ire d’une partie de l’opinion.

Six jours après l’Assemblée nationale (Chambre basse), le Sénat a voté à son tour lundi 29 juin une modification du Code pénal, annulant une disposition que la Chambre haute avait elle-même introduit dans la loi en juillet 2019, interdisant les « relations sexuelles entre personnes de même sexe ».

Lire aussi : Gabon : l’Assemblée nationale vote la dépénalisation de l’homosexualité

Depuis un an, avoir un rapport homosexuel était considéré comme une « atteinte au mœurs » passible de 6 mois de prison maximum et d’une amende de 5 millions de francs CFA (7 600 euros). La loi n’avait toutefois jamais été appliquée, selon des sources concordantes.

Au Sénat, 59 voix pour la dépénalisation

Lundi, « 59 sénateurs ont voté pour la suppression de cet amendement pénalisant l’homosexualité, 17 contre et quatre se sont abstenus », a rapporté à l’AFP une source proche du Sénat, confirmant des informations publiées par plusieurs médias gabonais.

Depuis une semaine, la dépénalisation de l’homosexualité est largement débattue dans la rue, dans la presse, sur les réseaux sociaux. Et au Parlement les débats ont été houleux.

« La nation gabonaise se fissure dangereusement », « la dépénalisation de l’homosexualité passe mal », titraient lundi matin certains journaux gabonais.

Une partie de l’opposition, du clergé et même de la majorité présidentielle se sont exprimés contre cette dépénalisation, estimant que l’homosexualité « était contraire aux us et coutume » du pays. Certain.e.s sont allés jusqu’à affirmer que cette proposition, portée par le gouvernement, ne visait qu’à « faire plaisir » aux bailleurs de fonds occidentaux.

Plusieurs personnalités gabonaises se sont au contraire exprimé.e.s publiquement en faveur de la dépénalisation des rapports homosexuels, certain.e.s rappelant qu’ils n’avaient jamais été interdits au Gabon avant l’introduction de cet amendement par le Sénat il y a un an.

Lire aussi : Le Gabon est le 70e pays à criminaliser l’homosexualité

La première dame du Gabon, Sylvia Bongo Ondimba, a exprimé à plusieurs reprises son soutien à la dépénalisation de l’homosexualité dans le pays.

Lundi matin, sa fondation postait sur Twitter : « Nos différences sont notre richesse. Etre tolérant, c’est accepter de vivre ensemble malgré nos différences ».

L’homosexualité est largement criminalisée en Afrique subsaharienne, où plus de la moitié des pays interdisent ou répriment les rapports homosexuels, parfois de la peine de mort.

Avec l’AFP

Lire aussi : La Gambie dément vouloir décriminaliser l’homosexualité après une vive polémique

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Source : https://www.lemonde.fr/afrique/article/2020/06/24/au-gabon-l-assemblee-nationale-vote-la-depenalisation-de-l-homosexualite_6044038_3212.html

Au Gabon, l’Assemblée nationale vote la dépénalisation de l’homosexualité

La criminalisation de rapports sexuels entre personnes de même sexe avait été votée en 2019. Le Parlement vient de l’annuler sur proposition du premier ministre.

Le Monde avec AFP

Publié le 24 juin 2020 à 16h54 - Mis à jour le 24 juin 2020 à 17h41

Les députés gabonais ont voté, mardi soir 23 juin, la dépénalisation des rapports homosexuels, annulant un amendement du Code pénal voté un an plus tôt qui condamnait l’homosexualité comme une « atteinte aux mœurs ».
Lire aussi Banjul dément vouloir décriminaliser l’homosexualité après une vive polémique en Gambie

Contrairement à de nombreux pays d’Afrique subsaharienne, qui interdisent ou répriment les rapports homosexuels, aucune loi au Gabon ne mentionnait explicitement l’homosexualité avant qu’un amendement au Code pénal ne soit voté par le Sénat en juillet 2019, interdisant les « relations sexuelles entre personnes de même sexe ».

Mardi soir, l’Assemblée nationale a adopté une modification de la loi pénale qui supprime cet alinéa, ont rapporté mercredi des titres de presse gabonais. L’information a été confirmée à l’AFP par une source proche de l’Assemblée nationale.

Beaucoup de bruit

Mardi soir, « 48 députés ont voté pour la dépénalisation, 24 contre, et 25 se sont abstenus », a précisé cette source.

Cette proposition de loi était portée par le premier ministre gabonais, Julien Nkoghe Bekale, présent lors des débats.

Depuis juillet 2019, les rapports entre personnes du même sexe étaient passibles de 6 mois de prison maximum et d’une amende de 5 millions de francs CFA (7 600 euros).

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Si la pénalisation des rapports homosexuels avait été votée par le Sénat en plein été, durant une suspension de l’activité de l’Assemblée nationale, et était passée relativement inapercue dans les médias nationaux, la dépénalisation votée mardi fait beaucoup de bruit dans la presse en ligne et sur les réseaux sociaux mercredi matin.

En Afrique subsharienne, l’homosexualité est largement criminalisée, plus de la moitié de ses pays interdisent ou répriment les rapports homosexuels, parfois sanctionnés par la peine de mort.

Le Monde avec AFP