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Syrie : les forces kurdes libèrent plus de 600 prisonniers liés à l’État Islamique

vendredi 16 octobre 2020, par siawi3

Source : https://www.lefigaro.fr/flash-actu/syrie-les-forces-kurdes-liberent-plus-de-600-prisonniers-lies-a-l-ei-20201015

Syrie : les forces kurdes libèrent plus de 600 prisonniers liés à l’État Islamique

Par Le Figaro avec AFP

Publié hier à 17:49, mis à jour hier à 17:49

Photo : Plus de 600 prisonniers syriens détenus pour leurs liens avec le groupe djihadiste Etat islamique (EI) ont été libérés. DELIL SOULEIMAN / AFP

Les forces kurdes du nord de la Syrie ont libéré jeudi 15 octobre plus de 600 prisonniers syriens détenus pour leurs liens avec le groupe djihadiste Etat islamique (EI), a annoncé une responsable de l’administration autonome kurde.

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Cette libération a eu lieu dans le cadre d’une première amnistie générale décrétée il y a quelques jours par les autorités kurdes du nord-est syrien, et en vertu de laquelle 631 prisonniers condamnés pour terrorisme et ayant purgé la moitié de leur peine seraient libérés jeudi.

Des dizaines milliers de détenus soupçonnés d’appartenir à l’EI, dont des centaines d’étrangers de diverses nationalités, se trouvent dans les prisons des Forces démocratiques syriennes (FDS), liées à l’administration autonome kurde dans cette région de Syrie. Amina Omar, coprésidente du Conseil démocratique syrien - vitrine politique des FDS -, a déclaré jeudi lors d’une conférence de presse à Qamichli (nord-est) que « tous ceux qui ont été libérés sont des Syriens » ayant collaboré avec l’EI, mais « n’ayant pas commis d’actes criminels ».

« À la demande des chefs des tribus arabes »

La libération des prisonniers a été obtenue par l’intermédiaire « et à la demande des chefs des tribus arabes » qui constituent la majorité de la population dans plusieurs zones contrôlées par les Kurdes, en particulier dans l’est de la Syrie. Devant la prison d’Alaya à la périphérie de la ville de Qamichli, un correspondant de l’AFP a vu des dizaines de prisonniers à leur sortie, certains portant des sacs, d’autres amputés d’un ou plusieurs membres, sous haute surveillance sécuritaire. Ils étaient attendus par leurs familles, y compris des femmes et des enfants.

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« Mon frère est en prison depuis huit mois pour trafic de femmes du camp (de déplacés) d’Al-Hol » dans le nord-est du pays, a indiqué Ahmad al-Hussein, en attendant la sortie de son frère Hamid, 50 ans et originaire de la province de Deir Ezzor (est). L’administration autonome kurde avait décidé récemment de permettre à des milliers de Syriens, dont des déplacés et des proches de combattants de l’EI, de quitter le camp bondé d’Al-Hol, abritant plus de 64.000 personnes, y compris des étrangers.

Depuis la chute du « califat » autoproclamé de l’EI en mars 2019, à l’issue d’une ultime offensive menée par les forces kurdes, soutenues par une coalition dirigée par Washington, les autorités kurdes appellent les pays concernés à rapatrier les djihadistes qu’elles détiennent ou de créer un tribunal international pour les juger. Cependant, la plupart des pays, notamment européens, rechignent à rapatrier leurs citoyens. Certains, dont la France, ont rapatrié un nombre limité d’enfants orphelins de djihadistes.

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