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France : Réunion publique sur l’IVG

dimanche 2 février 2014, par siawi3

RÉUNION PUBLIQUE

LES ATTAQUES AU DROIT ET À L’ACCÈS À L’AVORTEMENT EN ESPAGNE ET EN EUROPE

RÉAGISSONS !

Groupe Jeunes de la MMF et Planning Familial

Le mercredi 05 février à19h
au Planning Familial
4 Square Saint-Irénée, 75011 Paris
Contact : mmfjeunes gmail.com

Venez discuter de la situation du droit et de l’accès àl’avortement en Europe et de nos stratégies de lutte aux niveaux local et européen avec de jeunes féministes d’Espagne, de France, de Suisse, du Portugal, d’Arménie, d’Estonie et d’ailleurs.


L’avortement menacé en Europe

Dans les pays où l’avortement était légal et gratuit il est maintenant interdit !
Dans les pays où l’accès àl’avortement est déjàlimité, il n’y a aucune volonté politique pour le légaliser et il y a même des tentatives de le limiter davantage.
Dans d’autres pays où l’accès àl’avortement est gratuit , les menaces sont d’ordre juridiques et pratiques.

Le droit et l’accès àl’avortement, ainsi que la contraception et l’éducation sexuelle, sont des droits reproductifs fondamentaux. Ils sont nécessaires pour garantir notre liberté de disposer de nos corps et de nos vies. Notre intégrité corporelle est un droit humain inaliénable, et la vie future hypothétique (foetus) ne doit pas avoir plus de valeur que la vie réelle d’une femme.

Les femmes avortent que ce soit légal ou non, Les lois restrictives interdisant l’avortement ne réduisent pas leur nombre. Elles ne font qu’accroître les inégalités économiques, ciblant les femmes qui ne peuvent pas se payer un avortement illégal ou un voyage vers un pays où l’avortement est légal. Les avortements clandestins s’effectuent souvent dans des conditions dangereuses qui mettent en péril la santé et la vie des femmes.

Pourquoi l’avortement est-il menacé ?
La soit-disant crise est utilisée par les puissances patriarcales économiques et politiques comme argument pour détruire le système sociale et les structures sociales. Les libertés sont menacées tout comme les formes de solidarité en place. Une fois encore, on augmente la précarité des plus opprimés.

Alors que le droite nationaliste continue de prendre de l’importance, les attaques contre notre liberté de choisir et nos droits reproductifs se multiplient. L’État met en place des politiques natalistes ayant pour but d’accroître la population nationale, en encourageant la domestication des femmes, comme si nous étions des « incubateurs » ou des « mères de la nation ».

Pour l’État, il est utile, d’un point de vue idéologique et économique, que les femmes restent àla maison ou assument le triple poids d’être àla fois travailleuse, mère et prestateur de soins non rémunérés. Nous sommes utilisées comme des instruments de l’État, qui nous place et nous retire du marché de l’emploi pour servir les intérêts des politiques nationalistes et du système économique capitaliste.

L’État, les partis de droite et l’église utilisent des arguments nationalistes (« nous voulons protéger la nation »), conservateurs (« l’avortement est contre nos valeurs »), et économiques (« nous n’avons pas d’argent pour les avortements gratuits »)pour légitimer les restrictions aux droits des femmes de décider sur les propres corps.L’État, l’église et d’autres organisations religieuses et les partis de droite, se retrouvent dans un système patriarcal pour servir un seul et même but : faire perdurer leurs privilèges blancs, eurocentriques et masculins.

Vous, les politiciens, gardez votre conscience pour vous, ne vous mêlez pas de nos utérus, et rendez-nous notre santé, notre liberté de choix et notre égalité de droit : ça ne doit pas dépendre de l’argent que nous avons en poche. Nous voulons la gratuité de l’avortement dans TOUTE l’Europe MAINTENANT et pour TOUJOURS. C’est le minimum que nous demandons !

Notre solidarité
Nous appelons àla solidarité entre les hommes et les femmes pour renforcer le réseau féministe qui existe déjàen Europe et créer des liens avec les mouvements mondiaux afin de faire progresser les droits des femmes partout dans le monde. Nous devons être conscientes des dangers et réagir àchaque changement de lois ou de discours public, àla moindre restriction ànos droits, notre liberté et notre autonomie.

Nous sommes solidaires avec les femmes du monde entier qui luttent pour le droit àl’accès àl’avortement. Notre combat continuera tant que nous n’aurons pas toutes les mêmes droits.

Nous appelons chaque femme concernée par le droit et l’accès àl’avortement às’informer et àles défendre. Nous appelons toutes les femmes àêtre solidaires.

Notre utérus n’est pas un terrain d’accès prêt àservir les intérêts de l’État et de la domination masculine Nous n’appartenons ni aux hommes ni àl’État.

Texte rédigé par un groupe de féministes lié au Réseau des Jeunes Féministes d’Europe
Paris - Janvier 2013