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UK : Attentat de Londres : deux nouvelles arrestations « importantes »

vendredi 24 mars 2017, par siawi3

Source : http://www.lexpress.fr/actualites/1/actualite/londres-le-groupe-etat-islamique-revendique-l-attentat_1892040.html

Par AFP ,

publié le 23/03/2017 à13:44 , mis àjour le 24/03/2017 à10:29

Photo : Le commandant de l’antiterrorisme de la police britannique, Mark Rowley, fait une déclaration aux médias sur les arrestations dans l’enquête sur l’attentat de Londres, le 24 mars 2017 àLondres

Londres - La police britannique a procédé vendredi àdeux nouvelles arrestations « importantes » liées àl’attentat qui a fait quatre morts mercredi àLondres et continuait d’établir le parcours de l’auteur de l’attaque revendiquée par le groupe Etat islamique.

L’auteur de l’attaque la plus meurtrière au Royaume-Uni depuis douze ans, un Britannique de 52 ans identifié comme Khalid Masood, est né Adrian Russell Ajao, a précisé le commandant de l’antiterrorisme, Mark Rowley.

M. Rowley a annoncé que la police avait procédé à« deux nouvelles arrestations dans la nuit » et que neuf personnes était toujours en garde àvue dans le cadre de l’enquête.

La police avait déjàarrêté jeudi huit personnes âgées de 21 à58 ans - cinq hommes et trois femmes - en six endroits différents, sept àBirmingham (centre) et une àLondres. Une femme a été libérée sous caution, a précisé M. Rowley.

L’enquête mobilise des centaines d’officiers et se concentre sur les motivations du tueur et sa préparation, et le fait de savoir s’il a agi seul inspiré par la propagande islamiste ou s’il a été aidé et commandité, a-t-il ajouté.

L’auteur de l’attaque est né le jour de Noë l en 1964 dans le Kent, dans le sud-est de l’Angleterre, a indiqué M. Rowley.

Selon les médias britanniques, il s’est converti àl’islam et aurait séjourné en Arabie Saoudite au milieu des années 2000, période au cours de laquelle il se serait radicalisé.

Il vivait depuis peu dans les West Midlands et « ne faisait l’objet d’aucune enquête ». « les services de renseignement ne possédaient pas d’éléments sur son intention de mener une attaque terroriste », selon Scotland Yard.

Elevé par sa mère, il a grandi àRye, dans le Kent. Il habitait jusqu’en juin dernier àBirmingham avec sa femme et leurs enfants, selon des témoins qui ont dépeint un homme « très religieux ».

- Quatre morts -

Masood avait été condamné àplusieurs reprises dans le passé pour agressions, possession d’armes et trouble àl’ordre public, des faits commis entre 1983 et 2003, a indiqué Scotland Yard. Sa dernière condamnation remonte àdécembre 2003 après son arrestation en possession d’un couteau.

« Il y a quelques années, il a fait l’objet d’une enquête du MI5 », le service britannique de renseignement intérieur, en lien avec « l’extrémisme violent », a déclaré la Première ministre Theresa May jeudi devant le Parlement, ajoutant qu’il était alors « un personnage secondaire » dans l’enquête.

Quelques heures avant de passer àl’action, il a séjourné dans un hôtel àBrighton, sur la côte sud de l’Angleterre, selon The Sun. L’hôtel a été perquisitionné par la police après que celle-ci a découvert une facture de l’établissement dans la voiture utilisée pour faucher les piétons sur le pont de Westminster mercredi.

Trois personnes sont mortes sur Westminster Bridge, face àBig Ben : Kurt Cochran, un touriste américain de 54 ans, Aysha Frade, une Britannique d’origine espagnole de 43 ans et un homme de 75, Leslie Rhodes, qui est décédé des suites de ses blessures jeudi àl’hôpital.

La quatrième victime est le policier Keith Palmer, un père de famille de 48 ans, poignardé àmort dans la cour du Parlement de Westminster par l’assaillant qui a ensuite été abattu par un autre officier de police.

- Solidarité -

Parmi la cinquantaine de blessés, au moins 31 ont été hospitalisés et deux étaient toujours dans un état critique vendredi, selon Mark Rowley.

Le groupe jihadiste Etat islamique a revendiqué l’attaque moins de vingt-quatre heures plus tard. « L’opération a été menée en réponse àl’appel (des jihadistes) àfrapper les pays de la coalition » internationale antijihadiste menée par les Etats-Unis, qui intervient militairement en Syrie et en Irak, a affirmé Amaq, l’agence de propagande de l’EI.

C’est la première attaque sur le sol britannique revendiquée par ce groupe extrémiste. Elle a été commise un an jour pour jour après les attentats jihadistes de Bruxelles qui avaient fait 32 morts.

Des centaines de personnes se sont réunies jeudi soir àTrafalgar Square, place emblématique du centre de la capitale du Royaume-Uni, pour une veillée en hommage aux victimes. « Les Londoniens ne se laisseront pas intimider par le terrorisme », a promis àcette occasion le maire de la ville Sadiq Khan.

Des messages, des drapeaux et des fleurs ont été apportés par la foule sur la place étroitement surveillée par la police. Des gens ont présenté leurs condoléances aux policiers qui ont perdu un collègue dans l’attentat.

« Nous sommes venus dire que, en tant que musulmans, nous condamnons sans équivoque tous les actes violents survenus hier », a déclaré àl’AFP Naveed Mirza, un étudiant en droit de 20 ans.

Le pont et la station de métro de Westminster ont rouvert dans la journée. Vendredi, toutes les rues autour du Parlement, coeur politique et touristique de la capitale, était également ouvertes àla circulation.