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UNION EUROPÉENNE : Discrimination et persécution des non-croyants

mercredi 26 septembre 2018, par siawi3

Source : http://www.creal76.fr/medias/files/combat-laique-70-septembre-2018-.pdf
Combat Laïque 76 N° 70 - Septembre 2018 - page 18

Clause de conscience

Source : lemainelibre.fr 19 /07/ 2018

Trois gynécologues font valoir la clause de conscience : l’hôpital ne pratique plus d’IVG.
Au centre hospitalier du Bailleul (Pôle Santé Sarthe et Loir), aucune interruption volontaire de grossesse n’a été pratiquée depuis le début de l’année. Le départ en retraite d’un praticien ne semble pas la seule cause de cette situation. En effet sur cinq gynécologues en poste en 2017, trois ont fait valoir leur clause de conscience. Il ne reste donc plus qu’un médecin en mesure de pratiquer l’IVG.
Mais l’organisation du service suite à la vacance de ce poste ne permet plus d’assurer ces interventions.

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UNION EUROPÉENNE : Discrimination et persécution des non-croyants

Alors que se multiplient les revendications confessionnelles pour la reconnaissance institutionnelle des religions, les non-croyants, agnostiques, athées ou ceux et celles qui ne se reconnaissent dans aucune structure confessionnelle semblent devoir se contenter d’une tolérance qui les rend invisibles dans le paysage social.

Combat laïque publie ci-dessous le schéma de l’intervention de notre amie Martine Cerf, secrétaire générale de l’association EGALE (contact egale.eu), auprès du Parlement européen le 11 avril 2018. L’exercice est périlleux tant les cléricaux pour retrouver une place institutionnelle auprès des pouvoirs publics seraient prêts à accepter que les laïques assimilés aux « non-croyants » se regroupent en une structure représentative d’un courant de pensée qui entrerait dans le concert de leurs homologues religieuses rendues légitimes à intervenir dans le champ politique.

Constats sur la situation des athées dans l’UE,
Martine Cerf, Parlement européen le 1/4/2018
Réunion de concertation avec le Parlement et les organisations non confessionnelles


« La discrimination et les persécutions des non-croyants dans le monde »

Il faut rendre hommage au travail de M. Jan Figel1, mais l’élargir davantage aux athées, agnostiques et indifférents aux religions et ne pas oublier ce qui se passe dans l’Union européenne même.

Les dévalorisations des athées dans l’UE
Les athées sont l’objet de nombreuses dévalorisations dans plusieurs États membres de l’UE. Ces dévalorisations sont insidieuses, elles procèdent souvent par omission.

1. La liberté de conscience des athées, agnostiques et sans religion n’est pas respectée
a. Quand des cours de religion sont obligatoires dans les
écoles
b. Quand on les oblige à financer les cultes par l’impôt
c. Quand un État sous-traite l’enseignement aux écoles religieuses et que les parents sont obligés d’y inscrire leurs enfants

2. On les fait « disparaître » de fait
a. Quand on donne la priorité au point de vue des représentants des cultes sur des questions d’éthique ou de société
b. Quand la croyance religieuse est affirmée comme la norme
c. Quand on ne promeut que la liberté religieuse et pas la liberté de conscience

3. On les discrimine et on les calomnie
a. Quand des accusations sont officiellement formulées à leur encontre comme leur « non respectabilité, leur absence de morale, leur absence de spiritualité »
b. Quand on en fait des boucs émissaires responsables de toutes les catastrophes qui se sont produites en Europe...

4. On ne respecte pas la liberté d’expression générale en
maintenant des lois pénalisant le blasphème.

Pour porter des messages d’égalité à l’extérieur, les États de
l’UE ont encore à travailler à l’intérieur pour améliorer la situa-
tion des athées, agnostiques et indifférents aux religions.
L’agence de la FRA devrait davantage prendre cette question
en considération. Et je reprends la suggestion faite tout à
l’heure d’abolir définitivement le délit de blasphème dans tous
les Etats de l’Union.

Je terminerai par un commentaire sur les propos du président
français Macron, le 9 avril dernier. Les associations laïques
françaises ont été très choquées des propos du président, car
ils remettent en cause la séparation qui prévaut en France et
qui nous avait permis de pacifier une société où le souvenir
des guerres de religion est encore vivace. Le président, pour-
tant garant de la Constitution, s’est permis de mettre en avant
sa volonté d’entretenir des liens privilégiés avec un culte. Or
les Français se disant athées ou sans religion sont majori-
taires. Je vous laisse imaginer l’effet désastreux que cette pro-
vocation excessive peut entraîner.

Note
1 Délégué de la Commission européenne pour la liberté religieuse et de conviction

Annexe : des exemples pris dans l’UE

Chypre
(source IHEU)
Des groupes humanistes protestent contre des documents de l’éducation religieuse à Chypre, qui accusent les athées d’immoralité et de matérialisme, et qui recommandent aux jeunes étudiants de rejeter l’athéisme.
Le matériel pédagogique, est fourni par le Ministère de l’éducation et de la culture de Chypre sur un site Web consacré à l’éducation à destination des enseignants dans le cadre du programme d’éducation religieuse.

Exemples de la mention de Dieu dans la Constitution :
Allemagne, Autriche, Irlande, Pologne...

Financement des cultes par tous les citoyens, religieux ou non, par le biais de l’impôt : France (Alsace et Moselle), Danemark (les ministres du culte sont fonctionnaires), Espagne, Italie...

En France, en Alsace et en Moselle.
Même si les parents peuvent demander une dérogation, il serait plus normal que les cours de religion soient facultatifs.

Imposition de règles discriminatoires
Des citoyens européens sont engagés par les autorités de leur pays à se convertir s’ils épousent une personne binationale, pour que leur mariage soit reconnu dans l’autre pays.
Ceci en raison de l’existence d’accords bilatéraux entre l’États membre et le pays tiers. De sorte que la loi discriminatoire du pays tiers est imposée à certains citoyens européens résidents dans l’Union européenne, par leur propre État.
C’est le cas par exemple de l’accord entre la France et le Maroc.