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Pourquoi certains musulmans canadiens ont-ils célébré l’interdiction du hidjab au Québec.

vendredi 21 juin 2019, par siawi3

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Source : https://tarekfatahenfrancais.wordpress.com/2019/06/20/pourquoi-certains-musulmans-canadiens-ont-ils-celebre-linterdiction-du-hidjab-au-quebec/

Pourquoi certains musulmans canadiens ont-ils célébré l’interdiction du hidjab au Québec.

by tarek fatah

Dimanche soir, après une longue réunion, les législateurs québécois ont voté par 73 voix contre 35 pour adopter le projet de loi 21 du premier ministre François Legault qui interdit à certains fonctionnaires de porter des symboles religieux.

Le gouvernement de la Coalition Avenir Québec (CAQ) de Legault, qui avait également l’appui du Parti québécois de l’opposition, a mis fin à une lutte de dix ans depuis que la Commission Bouchard-Taylor du Québec a recommandé que tous les fonctionnaires qui incarnent l’autorité et la neutralité de l’État ainsi que de ses institutions ne puissent porter aucun symbole religieux visible tels que le hijab, le turban, la kippa ou le crucifix.

Avant le vote historique de dimanche, quatre gouvernements québécois consécutifs avaient tenté de mettre en œuvre les recommandations de Bouchard-Taylor en tant que loi, mais ont échoué. La nouvelle loi exige qu’une foule d’employés de l’État, y compris les policiers, les juges, les avocats du gouvernement, les gardiens de prison et les enseignants, ne portent pas de symboles religieux visibles tels que le hijab et la burqa musulmans, les turbans sikhs, les kippas juives et les croix chrétiennes.

Le fait est que si le turban sikh, les kippas juives et le crucifix catholique sont définitivement des symboles religieux, le hijab musulman n’est pas une exigence islamique. La vérité, c’est que le hijab est un symbole politique qui, jusqu’à la fin des années 1970, était inconnu au Pakistan, en Inde, en Indonésie, au Bangladesh, en Turquie, en Somalie et au Nigeria.

Selon une éminente représentante du hijab — une héroïne pour de nombreuses hijabis québécoises et canadiennes et pour les hommes islamistes qui s’efforcent de les manipuler — la nouvelle membre élue à la Chambre des représentants des États-Unis, la hijabi Ilhan Omar, originaire de Somalie, « le hijab signifie pouvoir, libération, beauté et résistance ».

Même si les médias anglais donnent de l’espace presque exclusivement aux islamistes qui appuient la charia, de nombreux dirigeants et militants musulmans au Québec ont appuyé la nouvelle loi.

L’activiste musulman Ferid Chikhi, réagissant au hijab québécois, a écrit : « Que cela nous plaise ou non, ce qui est le plus troublant au Québec, c’est ce que j’appelle l’entrisme malin des islamistes qui veulent à tout prix imposer leur idéologie à la société hôte en refusant de respecter ses lois ».

Lui et 23 autres musulmans du Québec, dont la politicologue Djemila Benhabib, non seulement appuient le nouveau projet de loi de la CAQ sur la laïcité au Québec, mais ils condamnent la « banalisation du voile des femmes et des filles » par la première ministre de la Nouvelle-Zélande, Jacinda Arderm.

La plus éminente politicienne musulmane de la province, Fatima Houda-Pepin, d’origine marocaine, une ancienne vice-présidente de l’Assemblée nationale du Québec, a été à l’avant-garde de la lutte contre le hijab et la burqa pendant près de dix ans.

Dès 2013, elle a réprimandé son collègue du Parti libéral de l’époque, Marc Tanguay, qui a dit qu’il accueillerait volontiers les candidates libérales portant le tchador (hijab iranien) et qu’il serait heureux de siéger avec eux à l’Assemblée législative. Houda-Pepin a répondu : « Je refuse toute dérive vers le relativisme culturel sous couvert de religion, pour légitimer un symbole comme le tchador qui est l’expression ultime de l’oppression des femmes, en plus d’être le symbole du fondamentalisme [islamique] radical.

Dans une lettre à la Presse canadienne, Fatima Houda-Pepin écrivait alors qu’elle était “sidérée”, “blessée” et “choquée” par les commentaires de ses collègues appuyant le hidjab, se demandant si les vues de son Parti libéral sur l’égalité entre hommes et femmes étaient calquées sur celles de pays comme l’Arabie saoudite ou l’Iran.

Pour les musulmans victimes de l’islamisme et de leurs porte-drapeaux, le Québec est devenu le premier gouvernement de l’Ouest à résister au chantage islamiste. Sa nouvelle loi est un message à ceux qui cherchent à détruire la civilisation occidentale : “Ça suffit : Le riyal s’arrête ici.” (devise de l’Arabie saoudite)

Merci Québec. Vive le Québec !