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Meghan Murphy: « L’identité de genre invisibilise le patriarcat »

Monday 3 May 2021, by siawi3

Source: https://tradfem.wordpress.com/2021/04/18/meghan-murphy-lidentite-de-genre-invisibilise-le-patriarcat-aussi-tribune-collective-sur-les-agressions-contre-des-lesbiennes/

Meghan Murphy: « L’identité de genre invisibilise le patriarcat »

AUSSI: Tribune collective sur les agressions contre des lesbiennes

TRADFEM / Il y a 16 heures

Le 10 mai 2017, Meghan Murphy, féministe radicale, et fondatrice du site canadien Feminist Current a été auditionnée par le Comité sénatorial canadien, aux côtés de Hilla Kerner de l’organisation Vancouver Rape Relief & Women’s Shelter [1] contre le projet de loi C-16 , la législation sur « l’identité du genre » au Canada.

Voici une traduction de sa présentation.

Un problème majeur avec ce projet de loi est qu’il propose de modifier quelque chose d’aussi important que la Loi canadienne sur les droits de la personne et le Code criminel pour inclure quelque chose qui n’est même pas définissable.

Selon le ministère de la justice canadien et le Code des droits de la personne de l’Ontario, « l’identité de genre » est définie comme « l’expérience intérieure et personnelle que chaque personne a de son genre ».

Mais cette définition n’appréhende pas correctement ce qu’est le genre. Le genre ne se réfère pas à une expérience intérieure ou personnelle – c’est une construction sociale. Il est le moyen de renforcer les stéréotypes et l’oppression des hommes sur les femmes. Les stéréotypes de genre n’ont rien à voir avec le sexe biologique mais plutôt avec la définition de la masculinité et de la féminité.

Il y a un siècle, le système de genre dictait que les femmes ne devaient pas voter ou être considérées comme des personnes à part entière selon la loi canadienne. Il stipule que les hommes seraient intrinsèquement violents, agressifs, indépendants, affirmés et rationnels alors que les femmes seraient intrinsèquement passives, délicates, maternelles, irrationnelles et émotives. Ces idées ont été réfutées, grâce en grande partie au mouvement féministe. Cependant, aujourd’hui, en créant et défendant l’idée que l’on peut avoir une « identité de genre » personnelle, nous régressons. Personne ne nait avec un « genre ». Nous naissons avec un sexe biologique masculin ou féminin et le genre nous est imposé par la socialisation. Les femmes ne se reconnaissent pas en tant que telles parce qu’elles portent des hauts-talons ou qu’elles aiment le rose, elles se reconnaissent en tant que femmes parce qu’elles sont de sexe biologique féminin.

Traiter le genre comme s’il s’agissait d’un choix intérieur ou individuel est dangereux car cela occulte complètement comment et pourquoi les femmes sont opprimées, en tant que classe, sous le patriarcat.

Le patriarcat a été inventé afin de contrôler la capacité reproductive des femmes, et les stéréotypes de genre ont été créés afin de faire croire que ce système hiérarchique était un ordre naturel. Les femmes et les filles du monde entier sont tuées, prostituées, violées et maltraitées tous les jours, non pas parce qu’elles portent des robes, ont des cheveux longs ou se comportent de façon passive, mais parce qu’elles sont femmes et que le patriarcat prétend que les femmes sont des êtres inférieurs, qu’elles sont à la disposition des hommes pour leur usage, que les hommes peuvent les posséder, les acheter, les vendre et les surveiller. La lutte pour les droits des femmes s’est construite sur cette base. Parce que nous avons compris, en tant que société, que les femmes sont victimes de discriminations et subissent la violence masculine, indépendamment de leurs vêtements, de leur langage corporel ou de leur comportement (ce qui maintenant est apparemment défini comme une « expression de genre ».)

L’idée qu’il suffirait simplement aux femmes de changer leur expression de genre ou de s’identifier différemment pour échapper à l’oppression patriarcale est insultante et évidemment fausse. Cependant, c’est cette arnaque que véhiculent les notions d’« identité de genre » et d’« expression de genre ».

Si nous affirmons qu’un homme peut être une femme en nous basant sur quelque chose d’aussi vague qu’un « sentiment » ou parce qu’il choisit d’adopter une apparence conforme aux stéréotypes de la féminité, quelle conséquence cela a-t-il sur les droits des femmes et leur protection ? Devrait-il être autorisé à candidater à des postes, des subventions ou des programmes, spécialement réservés aux femmes parce que les femmes sont justement sous-représentées ou marginalisées dans des secteurs dominés par les hommes ? Ou parce que les femmes sont moins rémunérées que les hommes, sont plus souvent licenciées, ou ne sont pas embauchées ; tout cela étant à la base justifié parce qu’elles tombent enceinte ou parce qu’il est entendu qu’elles tomberont enceinte un jour ?

Ce que les hommes « ressentent en eux-mêmes » ne change en rien le pouvoir et le privilège qui leur sont donnés dans cette société et ce que les femmes « ressentent en elles-mêmes » ne change en rien leur expérience du sexisme. Je ne « ressens pas en moi-même » le besoin d’être insultée de façon misogyne, d’être objectivitée, maltraitée ou harcelée sexuellement, et pourtant cela m’est imposé de toute façon. Je n’ai pas choisi d’être traitée comme une femme dominée par le système patriarcal et je ne me suis jamais sentie à l’aise avec la féminité. Est-ce que cela fait de moi un homme ?

Dissoudre les catégories « homme » et « femme » afin de permettre la « fluidité de genre » peut sembler progressiste. Mais cela n’est pas plus progressiste dans les circonstances actuelles que de dire que la race n’existe pas et que les Blancs qui ne se « sentent » pas blancs ou qui adoptent des comportements stéréotypés habituellement associés aux personnes de couleur n’auraient pas de privilège dans ce monde. Si une personne blanche osait faire ça nous appellerions cela à juste titre une imposture et dénoncerions un tel comportement. Pourquoi alors accepter l’idée qu’un homme s’appropriant les stéréotypes sexistes traditionnellement associés aux femmes, pourrait comme par enchantement changer de sexe et se dépouiller de son privilège d’homme ?

Les droits des femmes et des filles passent à l’as pour accommoder une ‘tendance’. Le projet de loi C-16 peut sembler convaincant dans ses efforts pour paraitre ouvert d’esprit et inclusif, mais c’est en fait un véritable terrain miné. Je vous implore de reconsidérer les conséquences et implications de cette façon de penser, de ce discours et de ce projet de loi avant de s’embarquer sur ce terrain glissant.

Meghan Murphy, 10 mai 2017.
Traduction française par Céline Piques, relecture par Claire Bouet.

[1Centre de soutien et d’hébergement pour les victimes de viols.

Source: http://feministoclic.olf.site/lidentite-de-genre-invisibilise-patriarcat-meghan-murphy/

°°°


Autres textes de l’autrice Meghan Murphy
:

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********
« Quand les ultra-progressistes défendent les agressions sexuelles
envers les lesbiennes
»
Photo Marianne
Tribune collective publiée dans le magazine Marianne le 14 avril 2021

Plusieurs lesbiennes dénoncent les violences qui s’exercent envers elles, au nom du progressisme et de la lutte contre la transphobie.

Il y a des femmes qui aiment les femmes, et qui ne sont pas attirées physiquement par les hommes. C’est ainsi, et ce n’est ni un choix ni une revendication, c’est un état de fait. Naturellement, nous ne haïssons pas les hommes, simplement ce n’est pas sexuellement « notre truc ». Or, depuis quelque temps, on nous oppose – au sein même de notre famille politique qu’est la gauche – que nous devrions par conviction accepter des relations sexuelles non désirées avec des hommes ayant transitionné.

Nous, signatrices de cette tribune, témoignons avoir vécu des violences sexistes, punitives et sexuelles visant à « corriger » notre orientation sexuelle au sein d’espaces se présentant pourtant comme LGBTQIAP+, ou Queer-TransPédéGouinesNonBinaires. Ce n’est pas une légende urbaine. Ce ne sont pas des cas isolés. Du reste, quand consécutivement à ces agressions, nous entreprenons de créer d’autres espaces pour nous réunir en toute sécurité et ensemble vivre sereinement notre homosexualité, nous subissons encore des brimades (agressions physiques, cyber harcèlement…) de l’extrême droite traditionnelle mais aussi de la part d’activistes qui arborent des symboles visuels de l’antifascisme (le mouvement antifasciste, qui existe depuis longtemps, fait bien sûr un gros travail de résistance, mais nous constatons qu’aujourd’hui, certains fascistes s’en revendiquent abusivement).

« Nous constatons que les hommes ayant transitionné tentent systématiquement de prendre le contrôle des associations lesbiennes. »

Parce qu’elle avait publié sur son blog un article sur les pressions faites aux lesbiennes pour coucher avec des hommes faites aux lesbiennes pour coucher avec les hommes, la sociologue lesbienne Christine Delphy a été attaquée par un collectif de trois personnes lors d’une conférence de sociologie qu’elle donnait à Toulouse. Ses agresseurs se sont employés violemment à bloquer la tenue de la conférence, pour y lire un communiqué expliquant que « dire non à une femme en tant que lesbienne parce que cette femme a un pénis, c’est confondre identité sociale de genre et désirs ou pratiques sexuelles. »… Autrement dit, si des hommes se décrètent comme étant des femmes « à pénis », ils gagnent de fait le droit d’avoir avec nous des relations sexuelles (indépendamment de notre consentement), et de confisquer notre visibilité !

Nous constatons que les hommes ayant transitionné tentent systématiquement de prendre le contrôle des associations lesbiennes et qu’ils arrivent là où celles-ci ne sont pas assez vigilantes. Dans les espaces qu’ils dirigent, nous devons subir des ateliers dits de « déconstruction des préférences génitales », des lavages de cerveaux pour surmonter notre aversion au coït et à la fellation. Ce mouvement politique, qui a ouvertement utilisé la violence sexuelle punitive pour prendre le contrôle des institutions originelles de la communauté lesbienne et en dénaturer les revendications, cible maintenant le féminisme en général. Nous avons pu constater cela à plusieurs reprises dans l’actualité récente, notamment avec l’affaire J.K. Rowling accusée d’avoir utilisé le mot « femme » sur Twitter, ou les violences commises contre des manifestantes le 7 mars dernier lors de la traditionnelle manifestation du 8 mars (déplacée un jour avant en raison du couvre-feu). Nous allons citer les faits tels que décrit le lendemain par des journaux comme Charlie Hebdo.

« Nous entendons dénoncer les pressions toujours plus prégnantes exercées sur les jeunes lesbiennes. »

Attaquées pour avoir brandi des pancartes critiquant le système de la prostitution (en manifestation féministe…), elles ont été la cible de multiples jets d’œufs ininterrompus de la part d’autres manifestants portant des drapeaux queer et antifa qui les traitaient de « putophobes » et de « transphobes ». Il a fallu que d’autres féministes interviennent pour les exfiltrer, non sans s’être auparavant castagnées avec les jeteurs d’œufs.

Voilà qui donne une idée de ce qu’à quoi nous sommes confrontées depuis deux ou trois ans déjà, quand nous tentons par exemple d’organiser des soirées dansantes ou des tournois de foot non mixtes dans des espaces pourtant privés. Quand nous parlons de violences sexuelles punitives, j’insiste, nous n’exagérons pas : les concernés le reconnaissent d’ailleurs eux-mêmes, puisqu’il suffit de voir avec quelle violence leurs menaces s’étalent ouvertement sur les réseaux sociaux… Dès lors qu’ils ont, pour unique argument, accusé leurs contradictrices de « haine » et de « violence morale », tous les déchaînements leur semblent permis.

« On rencontre des jeunes qui croient en l’existence de personnes avec un utérus et des testicules fonctionnels après avoir lu des brochures militantes. »

Parmi les signatrices de cette tribune, il y a du reste des femmes intersexuées qui demandent qu’on arrête de les utiliser, pour faire dire tout et n’importe quoi à la biologie : il y a de fait une différence entre les personnes intersexes (qui naissent avec des organes génitaux considérés comme ambigus puis sont donc « assignées » à un sexe via des opérations mutilantes), les personnes intersexuées (qui produisent trop ou pas assez d’hormones et /ou ont des organes reproductifs non fonctionnels), et les hermaphrodites (qui n’existent guère en dehors de la mythologie). En effet, s’il existe bien des personnes qui naissent sans ovaires ni testicules fonctionnels, personne ne naît avec les deux à la fois. Or, on rencontre maintenant des jeunes qui croient en l’existence de personnes avec un utérus et des testicules fonctionnels après avoir lu des brochures militantes.

Par ailleurs, dans le même souci d’alerte de l’opinion publique et de recentrage du débat LGBT, nous entendons dénoncer les pressions toujours plus prégnantes exercées sur les jeunes lesbiennes pour accepter des injections de testostérone artificielle : dans certains centres LGBT en effet, des psychologues sont même formés à repérer les jeunes filles qu’ils prétendent identifier comme des « hommes trans refoulés qui s’ignorent », et les incitent à s’affirmer ainsi puis, en conséquence, à transitionner médicalement.

« En Suède, où les enfants sont autorisés à tenter de changer de sexe avec l’accord de leurs parents, une étude gouvernementale a montré que 15% des fillettes qui en faisaient la demande étaient autistes. »

De pareilles pratiques ne nous renvoient-elles pas plus d’un siècle en arrière, lorsqu’Alan Turing par exemple, l’inventeur de l’ordinateur, condamné en 1952 pour homosexualité avait eu le choix entre prendre des œstrogènes (hormones féminines) artificielles ou aller en prison ?

Du reste, en Suède, où les enfants sont autorisés à tenter de changer de sexe avec l’accord de leurs parents, une étude gouvernementale a montré que 15% des fillettes qui en faisaient la demande étaient autistes et 19% hyperactives : voilà quand même qui interroge sur le bien-fondé de ces pratiques médicales sur des êtres juvéniles, et qui du moins réclameraient sans doute une réflexion collective non idéologisée.

Nous sommes de gauche et si aujourd’hui nous écrivons, c’est pour informer le grand public de la grande inversion en cours dans le féminisme français. Aux yeux de ce pseudo-féminisme inversé, quand une femme dit non ce n’est pas forcément non, les femmes oppriment les hommes en dénonçant des violences sexuelles et les enfants peuvent consentir à tout et n’importe quoi.

Quant à nous, nous savons que l’Histoire nous donnera raison. Regardez donc outre-Atlantique : là-bas, ils ont déjà commencé à revenir sur les excès de tout cela. Le vent tourne.

Signatrices :

Camille Girard, auxiliaire de vie

Carole Barthès, graphiste

Chantal Hervouet, cadre de la fonction publique

Claire Raynaud Gauthier, couturière

Muriel Petit, enseignante

Agnès Rakovec, musicienne

Julie Gosselin, informaticienne

Florence-Lina Humbert, journaliste

Sophie Plisson, archéologue

Sarah Masson, doctorante,

Marie Moisdon, formatrice féministe.

Soutien :

Marie-Jo Bonnet, historienne, écrivaine et militante féministe

Pilar Aguilar Carrasco, critique de cinéma et militante féministe

Laurence Croix, psychanalyste et maître de conférence à l’université.

Delphine Girard, professeur de Lettres.

https://www.marianne.net/agora/tribunes-libres/quand-les-ultra-progressistes-defendent-les-agressions-sexuelles-envers-les-lesbiennes?

En complément possible :

Sheila Jeffreys : L’activisme transgenre : Perspective d’une féministe lesbienne

https://entreleslignesentrelesmots.blog/2020/07/30/lactivisme-transgenre-perspective-dune-feministe-lesbienne/

J. J. Barnes : Le lesbianisme est la cible d’attaques, mais pas de la part de ses adversaires habituels

https://entreleslignesentrelesmots.blog/2017/07/31/le-lesbianisme-est-la-cible-dattaques-mais-pas-de-la-part-de-ses-adversaires-habituels/

Entre « TERF » et « transactivistes », féministes et militants LGBT se déchirent sur la question trans, Hadrien Mathoux, Marianne, 19/08/2020