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Israël/Palestine : Israël annonce avoir tué 15 membres du Hamas et du Jihad islamique à Gaza

mardi 11 mai 2021, par siawi3

Source : https://www.lemonde.fr/international/article/2021/05/11/israel-annonce-avoir-tue-15-membres-du-hamas-et-du-jihad-islamique-a-gaza_6079832_3210.html

Israël/Palestine

Israël annonce avoir tué 15 membres du Hamas et du Jihad islamique à Gaza

L’armée israélienne dit avoir frappé « 130 cibles militaires » en réplique à des tirs de roquettes venus du territoire palestinien. De leur côté, les autorités locales à Gaza ont annoncé 24 morts, dont 9 enfants.

Le Monde avec AFP et AP
Publié aujourd’hui 11 mai 21 à 08h23, mis à jour à 12h35

Photo : Explosions et nuages de fumée pendant les raids israéliens dans la bande de Gaza, le 11 mai 2021. IBRAHEEM ABU MUSTAFA / REUTERS

L’armée israélienne a annoncé, mardi 11 mai, avoir tué 15 membres du Hamas et du Jihad islamique dans la bande de Gaza, enclave contre laquelle elle dit avoir mené 130 frappes en riposte à des tirs de roquettes, nouvel épisode dans l’escalade de la violence entre Israéliens et Palestiniens depuis plusieurs jours.

« Nous avons frappé 130 cibles militaires qui appartiennent principalement au Hamas », a annoncé à des journalistes le porte-parole de l’armée israélienne, Jonathan Conricus. « Nous sommes dans la phase initiale de notre riposte contre des cibles militaires à Gaza, a-t-il ajouté. Nous sommes prêts pour une escalade ».

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Les autorités de Gaza ont, pour leur part, annoncé que les frappes israéliennes dans l’enclave avaient fait 24 morts, dont 9 enfants, sans que l’on sache s’il s’agit des mêmes victimes annoncées par Israël.

Le Jihad islamique, deuxième groupe armé palestinien de la bande de Gaza, a pour sa part annoncé mardi la mort de deux de ses commandants dans des raids israéliens. « Deux commandants des Brigades Al-Qods [branche armée du mouvement] ont été tués et huit personnes blessées, dont une femme et deux enfants, dans les frappes aériennes sur un appartement du quartier al-Rimal », à Gaza, ont rapporté à l’Agence France-Presse (AFP) des sources au sein de l’organisation.

Ces raids ont été menés en représailles de tirs de roquettes opérés vers 18 heures lundi (17 heures à Paris) depuis l’est et le nord de la bande de Gaza, alors que le Hamas avait, un peu plus tôt, menacé Israël d’une réplique militaire si ses forces ne se retiraient pas de l’esplanade des Mosquées et du quartier de Cheikh-Jarrah, à Jérusalem-Est, où de violents affrontements ont lieu depuis plusieurs jours.

Selon un dernier bilan de l’armée, 200 roquettes ont été tirées de Gaza vers Israël depuis lundi, dont plus de 90 % ont été interceptées par le bouclier antimissile surnommé « Dôme de fer ». De nombreuses autres roquettes sont tombées à l’intérieur de la bande de Gaza.

Des dégâts matériels ont été constatés dans deux localités touchées par des roquettes à une quinzaine de kilomètres de Jérusalem. Les secouristes israéliens ont fait état d’une trentaine de blessés, pour la plupart à Ashkelon, ville israélienne toute proche de la bande de Gaza.

Enclave paupérisée de deux millions d’habitants, la bande de Gaza est soumise à un blocus israélien depuis la prise de pouvoir du Hamas en 2007. Depuis, le Hamas et Israël se sont affrontés dans trois guerres (2008, 2012, 2014).

Plus de 500 Palestiniens blessés à Jérusalem lundi

Les violences ont coïncidé lundi avec la Journée de Jérusalem, qui marque, selon le calendrier hébraïque, la prise de la partie orientale, peuplée de Palestiniens, de la Ville sainte par l’armée israélienne en 1967.

A Jérusalem, selon le Croissant-Rouge, plus de 520 Palestiniens ont été blessés dans la journée sur l’esplanade des Mosquées, où la tension est extrêmement vive depuis plusieurs jours. La police israélienne a fait état d’au moins 32 blessés dans ses rangs au cours de ces affrontements.

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Vendredi soir, plus de 200 personnes avaient déjà été blessées sur l’esplanade des Mosquées, où des dizaines de milliers de fidèles palestiniens étaient réunis pour la dernière prière du vendredi avant la fin du mois de jeûne du ramadan. Samedi et dimanche, le calme était revenu sur l’esplanade, mais les échanges violents ont continué entre Palestiniens et policiers israéliens dans d’autres secteurs de Jérusalem-Est.

Le sort de familles palestiniennes menacées d’expulsion de Jérusalem-Est par des colons israéliens est au cœur des manifestations de ces derniers jours. Dimanche, la justice israélienne avait annoncé le report d’une audience sur le sujet à la Cour suprême. Fort attendue, cette audience devait se tenir lundi. Depuis 2008, 10 familles ont déjà dû partir. Trois autres attendent qu’une date d’expulsion leur soit signifiée en août. En tout, 70 familles sont menacées.

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« Le conflit actuel pourrait durer un certain temps », prévient Nétanyahou

Alors que d’autres roquettes ont été lancées mardi matin, la branche armée du Hamas a promis de faire d’Ashkelon un « enfer » si les frappes israéliennes faisaient des victimes civiles dans l’enclave. « A la fin, les Palestiniens gagneront », a affirmé le chef du Hamas, Ismaïl Haniyeh.

« Israël réagira avec force (…), celui qui attaque en paiera le prix fort. Je vous le dis, citoyens d’Israël, le conflit actuel pourrait durer un certain temps », a prévenu tard lundi le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, estimant qu’une « ligne rouge » avait été franchie par le Hamas.

Face à cette escalade, une réunion du Conseil de sécurité de l’Organisation des Nations unies (ONU) s’est tenue lundi, à la demande de la Tunisie, mais les pays membres ne sont pas parvenus à s’entendre sur une déclaration commune.

Mardi, l’ONU s’est dite « profondément inquiète ». « Nous condamnons toute violence et toute incitation à la violence, ainsi que les divisions ethniques et les provocations », a déclaré Rupert Colville, porte-parole du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme.

Concernant les affrontements sur l’esplanade des Mosquées, le porte-parole a estimé que les forces de l’ordre israéliennes n’avaient « clairement pas respecté ces derniers jours » leur obligation de riposter de façon proportionnée et de garantir de droit de se réunir pacifiquement. Il a également souligné que les tirs de roquettes de Gaza sur Israël étaient « strictement prohibés par les lois humanitaires internationales » et devaient « cesser immédiatement ».

« La violence doit cesser, toutes les parties doivent engager une désescalade, réduire les tensions, prendre des mesures concrètes pour calmer le jeu », a, pour sa part, insisté le chef de la diplomatie américaine, Antony Blinken.

Le président turc, Recep Tayyip Erdogan, a quant à lui condamné ce qu’il a qualifié de « terrorisme » israélien à Jérusalem. M. Erdogan a ainsi affirmé qu’il ferait « tout ce qu’il [pourrait] pour mobiliser le monde, notamment musulman, pour mettre fin au terrorisme et à l’occupation israéliens ».

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Le Monde avec AFP et AP