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USA : la CIA aurait envisagé l’enlèvement et l’assassinat de Julian Assange

mardi 28 septembre 2021, par siawi3

Source : https://www.cnews.fr/monde/2021-09-27/etats-unis-la-cia-aurait-envisage-lenlevement-et-lassassinat-de-julian-assange

Etats-Unis : la CIA aurait envisagé l’enlèvement et l’assassinat de Julian Assange

Par CNEWS

Mis à jour le 27/09/2021 à 18:19 Publié le 27/09/2021 à 17:25

Photo : Julian Assange, ici à l’ambassade d’Equateur de Londres en 2017, aurait été au cœur d’un projet d’enlèvement. [Justin TALLIS / AFP]

Une enquête de la rédaction américaine de Yahoo News révèle que Mike Pompeo, alors directeur de la CIA, avait envisagé en 2017 de kidnapper voire d’assassiner Julian Assange, le fondateur de WikiLeaks.

Selon les journalistes d’investigation de Yahoo News, la CIA aurait voulu se venger du lanceur d’alerte réfugié à l’ambassade d’Equateur de Londres après une nouvelle fuite de données compromettante.

Le 7 mars 2017, WikiLeaks a en effet publié le dossier « Vault 7 » rassemblant plus de 8.000 documents confidentiels liés aux méthodes de surveillance électronique de l’agence de renseignement américaine.

Assange, « une obsession totale » pour la CIA

Le directeur de la CIA Mike Pompeo avait alors qualifié le site de Julian Assange de « service de renseignement hostile ». « WikiLeaks était une obsession totale de Pompeo. Après Vault 7, Pompeo et Haspel [Gina Haspel était directrice adjointe de la CIA, NDLR] voulaient se venger d’Assange », a déclaré un ancien responsable de la sécurité nationale de l’administration Trump à Yahoo News.

Sur la base d’échanges avec une trentaine d’anciens hauts responsables américains, les journalistes révèlent que Pompeo et d’autres responsables auraient proposé d’enlever Julian Assange pour le ramener aux Etats-Unis ou le livrer aux autorités britanniques. Une idée qui aurait d’ailleurs été émise bien avant l’arrivée de Trump au pouvoir.

Trois anciens responsables font également état d’une réunion au cours de laquelle Donald Trump aurait demandé si la CIA pouvait envisager de tuer Julian Assange. Mais Yahoo News n’a pas pu déterminer à quel point la Maison blanche était impliquée dans les discussions.

Un plan pour empêcher son évasion

Le sort à réserver à Julian Assange aurait en tout cas donné lieu à des débats houleux entre CIA, FBI et ministère de la Justice. Certains responsables craignaient qu’un enlèvement, en plus d’être illégal, puisse compromettre les poursuites judiciaires engagées contre le fondateur de WikiLeaks.

Yahoo News révèle également un plan élaboré par les Etats-Unis et le Royaume-Uni pour empêcher Julian Assange de s’enfuir et de trouver refuge en Russie comme l’avait fait Edward Snowden en 2013.

Si les discussions autour d’un enlèvement ou d’un assassinat n’ont jamais abouti, les services de renseignement américains ont intensifié l’espionnage de Julian Assange et de ses associés.

Arrêté par la police en avril 2019, Julian Assange est aujourd’hui incarcéré en Angleterre. La justice britannique refuse son extradition vers les Etats-Unis où le lanceur d’alerte risque 175 ans de prison.

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Source :https://www.nextinpact.com/lebrief/48225/la-cia-avait-envisage-denlever-voire-dassassiner-julian-assange

La CIA avait envisagé d’enlever, voire d’assassiner, Julian Assange

Le Brief du 27.09.21

Une enquête de l’équipe d’investigation de Yahoo News, basée sur plus de 30 témoignages d’anciens officiels américains, révèle que la CIA avait envisagé de kidnapper, et même assassiner, Julian Assange.

La publication de documents de la CIA consacrés à ses logiciels d’espionnage (nom de code « Vault 7 ») avait amené son directeur, Mike Pompeo, à qualifier Wikileaks de « service de renseignement non-étatique hostile ». « Nous avons tous convenu que WikiLeaks devait être traité en conséquence », explique un ancien haut responsable de la CIA : « Après Vault 7, Pompeo et [la directrice adjointe de la CIA Gina] Haspel voulaient se venger d’Assange ». Leurs agents, dans le monde entier, furent invités à prioriser la collecte sur l’organisation.

L’enquête de Yahoo révèle ainsi des tensions entre la CIA, le FBI et le ministère de la Justice, qui s’opposaient sur le fait de poursuivre Julian Assange, de l’enlever voire de l’assassiner, ainsi que « d’autres membres de WikiLeaks basés en Europe qui avaient accès aux documents de Vault 7 », selon trois anciens responsables.

L’intrigue autour d’une évasion potentielle d’Assange a également déclenché une « course folle entre les services d’espionnage rivaux à Londres », écrit Yahoo. Des services américains, britanniques et russes, entre autres, avaient posté des agents infiltrés autour de l’ambassade équatorienne. Dans le cas des Russes, pour faciliter une évasion. Pour les services américains et alliés, pour la bloquer.

« C’était plus que comique », a déclaré un ancien haut fonctionnaire : « c’était au point que chaque être humain dans un rayon de trois pâtés de maisons travaillait pour l’un des services de renseignement – ​​qu’il s’agisse de balayeurs de rue, de policiers ou de gardes de sécurité. »

Finalement, les États-Unis et le Royaume-Uni ont élaboré un « plan conjoint » pour empêcher Assange de s’enfuir et de donner à Vladimir Poutine le genre de coup d’éclat dont il avait bénéficié lorsque Snowden avait trouvé asile en Russie en 2013.

En fin de compte, les discussions sur l’assassinat n’ont abouti à rien, ont déclaré d’anciens responsables. L’idée de tuer Assange « n’a pas eu de succès sérieux », a déclaré un ancien haut responsable de la CIA. « C’était une chose folle qui nous a fait perdre notre temps. Nous ne devrions jamais agir par désir de vengeance. »

Pour autant, la volonté de se venger a permis à la CIA d’aller jusqu’à l’espionner dans les toilettes pour femmes de l’ambassade d’Équateur où il avait trouvé refuge et à la Justice américaine de réclamer son extradition. Ce que la Justice britannique a pour l’instant refusé, au vu des problèmes de santé mentale de Julian Assange, et des risques de suicide afférents.

« J’espère et je m’attends à ce que les tribunaux britanniques prennent en compte ces informations et que cela renforcera encore sa décision de ne pas extrader vers les États-Unis  », a déclaré Barry Pollack, l’avocat américain d’Assange.