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L’avortement au Japon, en Namibie et en Colombie ; les droits LGBTQ au Mexique et en Italie...

lundi 6 décembre 2021, par siawi3

Source : https://lesglorieuses.fr/actualites-feministes2/?utm_medium=email&utm_campaign=La%20newsletter%20des%20newsletters%20Novembre2021&utm_content=La%20newsletter%20des%20newsletters%20Novembre2021+CID_6d202fcf58fe983ed0b4164590502ffe&utm_source=Email%20marketing%20software&utm_term=Lire%20la%20newsletter

L’avortement au Japon, en Namibie et en Colombie ; les droits LGBTQ au Mexique et en Italie ; et encore plus

8 novembre 2021

Droits reproductifs

POLOGNE : Une femme enceinte est décédée en Pologne après que les médecins aient décidé d’attendre que le cœur de son fœtus cesse de battre avant de la traiter pour une septicémie. Ce décès est le premier lié à la loi draconienne du pays sur l’avortement, qui a été renforcée l’année dernière pour interdire l’interruption de grossesse en cas d’anomalie du fœtus. Aujourd’hui, l’avortement n’est légal qu’en cas de viol, d’inceste et de mise en danger de la mère. Un avocat de la famille de la femme a déclaré que les médecins avaient adopté une approche attentiste lors de son admission à l’hôpital, ce qui s’est avéré mortel. L’affaire a été transmise aux procureurs.

JAPON  : Des militants japonais demandent au gouvernement de légaliser l’avortement médical. L’interruption de grossesse est légale au Japon dans des circonstances limitées telles que le viol ou le risque pour la vie de la mère. Mais la seule méthode légale pour les avortements et les fausses couches est le curetage, qui n’est pas recommandé par l’Organisation mondiale de la santé. Le Japon est également l’un des onze pays au monde qui exigent le consentement d’un tiers, généralement le mari de la femme enceinte, pour pratiquer un avortement légal. Actuellement, les personnes qui achètent des pilules abortives en ligne risquent jusqu’à un an d’emprisonnement.

Peine d’emprisonnement pour avoir avorté en Colombie : 16 à 54 mois Peine d’emprisonnement pour avoir pris des pilules abortives au Japon : 12 mois

NAMIBIE : La Namibie a organisé des audiences publiques sur la réforme de sa loi sur l’avortement. La législation, héritée de la Loi sur l’Avortement et la Stérilisation de l’Afrique du Sud de l’apartheid (1975), n’autorise l’avortement que pour sauver la vie de la mère, en cas d’anomalie grave du fœtus, de viol ou d’inceste, ou si la femme est jugée « mentalement incompétente ». Le débat actuel a été alimenté par les vastes manifestations contre la violence sexiste en Namibie, qui ont débuté l’année dernière sous le hashtag #ShutItAllDown.

COLOMBIE : La Cour Constitutionnelle de Colombie pourrait déclarer ce mois-ci que la loi restrictive du pays en matière d’avortement est inconstitutionnelle. L’article 122 du code pénal interdit aux femmes d’interrompre volontairement une grossesse, la sanction état une peine de 16 à 54 mois d’emprisonnement. Quatre des neuf magistrats seraient en faveur d’une décision contre la loi, ce qui laisse à la Cour une voix de moins que la majorité sur la question. L’avortement est légal en Colombie depuis 2006 dans trois circonstances : risque pour la vie de la mère, viol ou inceste, ou grossesse non viable. Le hashtag sur les médias sociaux pour faire pression sur la Cour pour qu’elle dépénalise l’avortement est #CorteAbortoSí.

IRLANDE : L’Irlande fournira une contraception gratuite aux femmes âgées de 17 à 25 ans à partir de l’année prochaine, a annoncé le ministère de la Santé en octobre. Cette mesure vise à garantir le droit à la santé sexuelle et reproductive pour un groupe de population qui n’est pas encore financièrement indépendant, même si elle devrait être étendue à toutes les femmes en âge de procréer dans les années à venir. Le régime, qui sera mis en place à partir d’août 2022, couvrira le coût de différents types de méthodes contraceptives, telles que les injections, les implants, les pilules et patchs contraceptifs et les stérilets. Il couvrira également le coût de deux consultations avec un médecin généraliste pour discuter de la contraception.

Politique et économie

ÉTATS-UNIS : Les États-Unis resteront le seul pays industrialisé au monde sans congé parental rémunéré après que l’administration du président Joe Biden n’a pas réussi à maintenir cette mesure dans le programme de dépenses sociales proposé par le gouvernement. Le budget de ce programme a été réduit de moitié, passant de 3,5 billions de dollars US à 1,75 billions de dollars US, afin de gagner le soutien du parti démocrate. Aux États-Unis, trois travailleurs sur quatre ne bénéficient pas de congés familiaux payés, un problème qui touche principalement les femmes. En l’absence d’un mandat fédéral, neuf États et Washington DC offrent un congé de maternité payé ou l’introduiront au cours des prochaines années.

Collage illustration : Heloísa Marques pour Impact x Les Glorieuses

IRAK  : Les femmes auront une représentation record au sein du nouveau parlement irakien suite à la mise en œuvre d’un quota de genre qui réserve un quart des sièges aux femmes. Plus de 900 candidates se sont présentées aux élections du 10 octobre, et 97 ont été élues. Cela signifie que les femmes détiendront 29 % des 329 sièges du Parlement, soit quatre points de plus que le minimum requis par la loi. Ce quota fait partie de la réponse de l’exécutif aux manifestations massives d’octobre 2019, pour contribuer à améliorer les droits des femmes.

AFGHANISTAN : Les talibans continuent de refuser l’enseignement secondaire aux filles, une situation qui dure depuis la mi-septembre, malgré des promesses antérieures de leur permettre d’aller à l’école à partir d’octobre. Human Rights Watch indique que la situation critique des filles et des femmes a été exacerbée ces dernières semaines dans les provinces rurales, où les talibans appliquent des lois sévères datant des années 1990 qui empêchent les femmes de travailler, les filles d’étudier et toutes les femmes de sortir dans la rue sans être accompagnées d’un homme.

Droits LGBTQ

MEXIQUE : Le premier service de santé destiné aux personnes transgenres, transsexuelles, intersexes et non binaires et doté d’un personnel qualifié a ouvert ses portes à Mexico en octobre. Le Comprehensive Trans Health Unit offre des services gratuits afin de garantir un accès à la santé sans discrimination pour la population LGBTQI+. Elle propose des consultations en médecine générale, gynécologie, urologie, psychiatrie et endocrinologie. Le centre dispose également d’un protocole spécial pour les personnes vulnérables et marginalisées, telles que les personnes trans vivant dans la rue et les migrants. Une enquête de 2018 a révélé que 76% de la population LGBTQI+ au Mexique se sentait mal à l’aise lors des consultations médicales, tandis que 49,4% ont déclaré préférer cacher leur orientation ou leur identité de genre.

ITALIE : L’Italie a échoué dans sa tentative d’adopter une loi criminalisant les actes de discrimination et d’incitation à la violence à l’encontre des personnes gays, lesbiennes, transgenres et handicapées. Le 27 octobre, sous la pression des secteurs d’extrême droite menés par les partis La Ligue et les Frères d’Italie, le Sénat a rejeté la » loi Zan » – du nom de son auteur, le député de gauche Alessandro Zan – par 154 voix contre 131. Le projet de loi avait été adopté par la Chambre des députés il y a un an, mais il devra maintenant être examiné à nouveau en repartant de zéro. L’Italie ne reconnaît pas les attaques subies par les personnes LGBT comme des crimes de haine et n’autorise pas les couples de même sexe à se marier ou à adopter des enfants.

Santé

INDE : L’Inde est l’un des 15 pays les plus sous-alimentés au monde, selon le Rapport Mondial sur la Faim 2021 publié en octobre. La mauvaise nutrition et la pauvreté dans les ménages du pays ont été exacerbées par la pandémie de Covid-19 au cours de la dernière année. Ce sont les femmes qui sont les plus touchées par la malnutrition : 53 % des Indiennes âgées de 15 à 49 ans se sont révélées anémiques en 2018. Parallèlement, 81,3% des femmes ont perdu leur emploi ou ont eu des difficultés à continuer à travailler pendant la pandémie.