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France : Le groupuscule d’ultradroite les Zouaves Paris dissous en conseil des ministres

vendredi 7 janvier 2022, par siawi3

Source : https://www.lemonde.fr/societe/article/2022/01/05/le-groupuscule-d-ultradroite-les-zouaves-paris-dissous-en-conseil-des-ministres_6108294_3224.html

Société
Justice

Le groupuscule d’ultradroite les Zouaves Paris dissous en conseil des ministres

Ce groupe informel, apparu en 2017 et rassemblant une vingtaine de membres, est soupçonné d’être impliqué dans les actes violents qui ont éclaté lors du meeting d’Eric Zemmour en décembre.

Le Monde avec AFP

Publié le 05 janvier 2022 à 13h57 - Mis à jour le 05 janvier 2022 à 14h54

Le groupuscule d’ultradroite les Zouaves Paris, notamment soupçonné d’être impliqué dans les violences qui ont émaillé le meeting d’Eric Zemmour en décembre dernier, a été dissous, mercredi 5 janvier, en conseil des ministres, a annoncé le ministre de l’intérieur, Gérald Darmanin. Sur Twitter, M. Darmanin a accusé le groupuscule d’appeler « à la haine et à la violence ».

Selon le décret de dissolution, ce groupe informel, apparu en 2017 et rassemblant une vingtaine de membres, est accusé d’être « à l’origine de nombreux et récurrents agissements violents » et de « propager un discours ouvertement raciste », diffusant « régulièrement des images reprenant les symboles de l’idéologie nazie ».

Les publications de ce rassemblement adepte d’actions éclair à l’image des « hooligans » défendent « le concept de supériorité des “Blancs” », selon le décret. Et les Zouaves Paris « valorisent par leurs publications les comportements violents à l’encontre des homosexuels et transsexuels ».

Lire aussi Violences de Villepinte : deux membres du groupe d’ultradroite les Zouaves Paris mis en examen

Le dirigeant présumé condamné à plusieurs reprises

Soupçonné d’être impliqué dans les violences qui ont visé des militants de SOS Racisme lors de la réunion électorale d’Eric Zemmour à Villepinte (Seine-Saint-Denis) le 5 décembre 2021, le dirigeant présumé du groupe, Marc de Cacqueray-Valmenier, a été mis en examen pour violences volontaires à la mi-décembre. En plein discours du candidat d’extrême droite à la présidentielle, plusieurs militants de SOS Racisme qui avaient exhibé des tee-shirts « non au racisme » avaient été victimes de coups de poing et de jets de chaise par des soutiens de l’orateur.

Le groupuscule est né du rassemblement d’anciens membres du Groupe union défense (GUD), du Bastion social et de Génération identitaire, ces deux derniers étant dissous. Avant le meeting de M. Zemmour, les membres du groupe, surnommés les ZVP, avaient participé à la manifestation du 1er décembre 2018 des « gilets jaunes », la plus violente et marquée par le saccage de l’Arc de Triomphe. Pour sa « participation à un groupement en vue de commettre des dégradations » lors de celle-ci, Marc de Cacqueray-Valmenier avait été condamné à six mois de prison avec sursis assortis de 105 heures de travail d’intérêt général (TIG).

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Les ZVP ont aussi revendiqué l’attaque à coups de battes de baseball et d’aérosols de gaz lacrymogène du bar le Saint-Sauveur, lieu emblématique de la mouvance antifasciste dans le quartier de Ménilmontant à Paris.

Le Monde avec AFP