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L’Algérie durcit ses lois anti-terroristes

mardi 7 janvier 2014, par siawi3

Par Walid Ramzi à Alger pour Magharebia – 11/10/2013

Source : http://magharebia.com/fr/articles/awi/features/2013/10/11/feature-03

L’Algérie procède à l’amendement de dispositions législatives à l’encontre des terroristes et des trafiquants.

Ces nouvelles mesures seront soumises au vote du Parlement d’ici quelques jours, ont annoncé les autorités à la presse le lundi 7 octobre.

Le Conseil des ministres a d’ores et déjà approuvé le 30 septembre ces nouvelles mesures qui durcissent les peines de prison pour les terroristes et les trafiquants. Les amendements proposés découlent de la volonté des autorités de lutter davantage contre les rebelles qui refusent de rendre les armes dans le cadre de la Charte pour la paix et la réconciliation nationale .

[AFP/ Farouk Battiche] Les autorités algériennes ont lancé une campagne intensive au mois de juin dernier pour lutter contre les trafiquants et les terroristes, et améliorer la sécurité le long des frontières et aux points de contrôle.

[AFP/ Farouk Battiche] Les autorités algériennes ont lancé une campagne intensive au mois de juin dernier pour lutter contre les trafiquants et les terroristes, et améliorer la sécurité le long des frontières et aux points de contrôle.

Le nouveau code pénal étendra la définition des actes terroristes aux actions mentionnées dans les conventions internationales signées par l’Algérie, a indiqué le ministre de la Justice Tayeb Louh. Elles comprennent le financement du terrorisme, les attentats à l’explosif ou aux matériaux nucléaires, la dégradation des infrastructures aériennes, terrestres et navales, la destruction des moyens de communication et la prise d’otages.

Ces amendements coïncident avec des opérations intensives menées le long des frontières de l’Algérie par les forces de sécurité algériennes et par l’armée contre des militants et des trafiquants.

Les autorités ont ainsi déjoué plusieurs opérations de trafic survenues depuis des pays avoisinants sur les frontières orientale et méridionale du pays.

Lors d’une des opérations les plus récentes, l’armée algérienne est parvenue à empêcher, la semaine dernière, deux tentatives d’infiltration sur le territoire effectuées par des groupes militants, à proximité des frontières avec le Mali et la Libye. Huit terroristes ont été tués à cette occasion et les militaires ont saisi des armes et des SUV.

L’un des véhicules appartenait à la brigade « al-Furqan », affiliée à al-Qaida au Maghreb Islamique.

Les autorités algériennes ont déjà envoyé des troupes et des gardes frontaliers supplémentaires, et établi des centres de contrôle chargés de combattre le trafic au Maghreb .

Le directeur des douanes algériennes, Mohamed Abdou Bouderbala, a déclaré lundi que son administration prévoyait de recruter quelque 5 000 agents des douanes pour remédier à la pénurie de fonctionnaires sur les points de passage frontaliers considérés à haut risque.

Les tentatives d’entrée sur le territoire par ces postes-frontières ne cessent de croître de la part des réseaux internationaux de trafics de carburant et d’armes, désireux de contrôler les bordures occidentale et orientale du pays.

« Ce phénomène a augmenté dramatiquement au cours des dernières années », a expliqué Bouderbala. « Cela a obligé les autorités concernées à agir rapidement et à esquisser un plan visant à renforcer la lutte contre les trafics et à réduire les dommages qui sont causés à l’économie nationale ».

Les autorités s’intéressent principalement au renforcement de la présence des douanes et de la sécurité le long des frontières qui séparent l’Algérie de ses voisins orientaux. Les réseaux de trafic auraient su exploiter à leur avantage les agitations récentes survenues en Tunisie et les affrontements intermittents qui frappent de nouveau la Libye.

L’armée algérienne a annoncé dimanche l’arrestation d’un convoi formé de onze SUV dans la zone frontalière séparant le pays et le Mali.

Ce convoi transportait vingt personnes, dont cinq étrangers, en plus de biens trafiqués, de 200 litres d’huile moteur et de quarante-huit quintaux de produits alimentaires variés, parmi lesquels de la farine, du sucre et de l’huile.

L’Algérie a longtemps négligé le trafic de biens, en particulier vers les pays avoisinants manquant désespérément de produits alimentaires et de première nécessité, affirme Mohamed Samim, universitaire.

Mais le problème des stupéfiants est une autre histoire.

L’Office National de Lutte contre les Drogues et la Toxicomanie a ainsi annoncé avoir procédé à la saisie de cent vingt-sept tonnes de cannabis au cours des huit premiers mois de 2013. Le directeur de ce bureau, Mohammed Zogar, a pour sa part qualifié la situation « d’inquiétante ».