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Angela Davis : « soutenez le BDS, et la Palestine sera libre »

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mardi 21 janvier 2014, par siawi3

Traduction française du discours d’Angela Davis sur la vidéo

Source http://electronicintifada.net/blogs/nora-barrows-friedman/angela-davis-support-bds-and-palestine-will-be-free

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Angela Davis : « soutenez le BDS, et la Palestine sera libre »

Présenté par Nora Barrows-Friedman* le vendredi 17/01/2014

http://cdn1.electronicintifada.net/sites/electronicintifada.net/files/styles/ei_square_thumbnail/public/140117-angela-davis.jpg?itok=pbyLrI4N

Davis insiste pour un boycott contre l’entreprise transnationale de sécurité G4S pour son rôle dans le complexe industriel mondial des prisons, de la Palestine aux US.

Angela Davis : Avant toute chose, merci pour le merveilleux accueil. Er merci Brenna pour la belle introduction. Je vois que je suis la professeure ce soir. Et aussi merci à Rafeel et merci à Frank. Et merci à tous qui sont venus à cette soirée. Ceci est un meeting important, dans un sens, un commencement majeur. Et je suis heureuse de voir que tant de gens qui sont déjà impliqués dans la campagne contre le G4S soient aussi présents ce soir. Vous nous incitez à continuer de travailler

J’ai d’abord été invitée à participer à ce meeting, soulignant l’importance de boycotter l’entreprise transnationale de sécurité G4S. Je ne pouvais pas savoir que ce meeting coïnciderait avec la mort et la célébration de Nelson Mandela. Et comme je réfléchis aux héritages de la lutte que nous associons à Mandela, je ne peux faire rien d’autre que d’évoquer les luttes qui ont aidé à forger la victoire de sa liberté, et donc l’arène dans laquelle l’apartheid sud-africain a été démantelé.

Et comme résultat, je me souviens de Ruth First et Joe Slovo, et je me souviens de Walter et Albertina Sisulu, et de Govan Mbeki, et d’Oliver Thambo et de Chris Hani et de tant d’autres qui ne sont plus parmi nous. En accord avec l’insistance de Mandela de toujours se situer lui-même dans le contexte de la lutte collective, il convient, je pense, d’évoquer les noms d’autres qui ont joué un rôle tellement important dans la destruction de l’apartheid.

Et tandis que cela s’oriente à ce qu’on soit témoins d’un épanchement unanime et continu de louanges pour Nelson Mandela, je pense que nous devrions aussi nous questionner sur la signification de cette sanctification.

Je sais que lui-même aurait insisté pour ne pas être élevé à une sorte de sainteté séculaire, comme un simple individu, mais aurait toujours revendiqué un espace pour ses camarades dans la lutte, et de cette manière aurait sérieusement contesté le processus de sanctification. Il a effectivement été extraordinaire, mais comme individu, il était spécialement remarquable parce qu’il pestait contre l’individualisme qui l’aurait distingué aux dépens de ceux qui sont toujours à ses côtés.

Et je pense que sa profonde individualité résidait précisément dans son refus crucial de refuser d’adopter l’individualisme qui est un composant idéologique aussi central du néolibéralisme. Et c’est pourquoi je veux saisir l’opportunité de remercier le nombre incalculable de gens ici au RU, y compris le grand nombre exilés d’alors, membres de l’ANC et du Parti communiste sud-africain qui ont construit un mouvement anti-apartheid vraiment puissant et exemplaire dans ce pays.

Ayant voyagé ici en de nombreuses occasions pendant les années 1970 et 1980 pour participer à tout un nombre d’événements anti-apartheid, je remercie les femmes et les hommes qui étaient aussi inébranlables dans leur engagement pour la liberté que l’était Nelson Mandela. Et j’aimerais dire que la participation à ces mouvements de solidarité ici au RU a été si centrale à ma propre formation politique, peut-être même plus que les mouvements qui ont sauvé ma vie.

Et ainsi, si je pleure le décès de Nelson Mandela, je présente ma profonde gratitude à tous ceux qui ont maintenu en vie la lutte anti-apartheid pendant tellement de décennies, pour toutes les décennies qui ont été nécessaires pour finalement débarrasser le monde de l’apartheid. Et je voudrais invoquer l’esprit de la constitution sud-africaine et son opposition au racisme et à l’antisémitisme, ainsi qu’au sexisme et à l’homophobie.

C’est le contexte dans lequel j’aimerais me joindre à vous, une fois de plus, pour intensifier des campagnes contre un autre régime d’apartheid, et en solidarité avec les luttes du peuple palestinien. Comme l’a dit Nelson Mandela, nous ne savons que trop bien que notre liberté est incomplète sans la liberté des Palestiniens.

Le développement politique de Mandela a eu lieu dans le contexte d’un internationalisme qui insistait toujours pour que nous fassions des connexions entre les luttes pour la liberté, entre la lutte des Noirs dans les Etats-Unis du sud et les mouvements de libération africains, par exemple, dirigés bien sûr par l’ANC en Afrique du Sud mais aussi par le MPLA en Angola, et le Swapo en Namibie et le Frelimo en Mozambique et le PAIGC en Guinée Bissau et au Cap Vert. Et ces solidarités ne se limitaient pas à des peuples de descendance africaine, mais avec des luttes asiatiques et en Amérique latine aussi, une solidarité continue avec la révolution cubaine. Et bien sûr, une solidarité avec les gens qui étaient en train de lutter contre l’agression militaire US au Vietnam.

Et ainsi, presqu’un demi siècle plus tard, nous avons hérité des legs de ces solidarités, même si des luttes spécifiques peuvent avoir été réglées bien ou mal, les solidarités ont été ce qui produisait de l’espoir et de l’inspiration. Et ont aidé à créer des conditions réelles pour aller de l’avant.

Donc maintenant, nous sommes confrontés avec la tâche d’assister nos sœurs et nos frères en Palestine alors qu’ils combattent l’apartheid israélien. Leurs luttes ont beaucoup de similarités avec celles contre l’apartheid sud-africain. Une des plus saillantes étant la condamnation idéologique de leurs efforts de libération sous la rubrique de terrorisme. Et je comprends que la preuve est rendue disponible qui indique que la collaboration historique avec la CIA – ainsi, nous savions que la CIA collaborait avec le régime d’apartheid sud-africain – mais il apparaît que cela a été un agent de la CIA qui a donné aux autorités locales sud-africaines l’emplacement où se trouvait Nelson Mandela en 1962, ce qui a entraîné directement sa capture et son emprisonnement.

Et ce n’est que depuis l’année 2008 – c’est il y a cinq ans, n’est-il pas vrai ? – que son nom a été retiré de la « liste de surveillance terroriste. » Quand George W. Bush – vous vous souvenez peut-être de lui – a signé une proposition de loi qui l’a finalement retiré ainsi que d’autres membres de l’ANC de la liste…en d’autres mots, quand Mandela a visité les US en diverses occasions après sa libération en 1990, il était encore toujours sur la liste terroriste, et on a fallu – que l’obligation de l’expulser des US soit expressément abandonnée.

Le point que je veux mettre en évidence est que pendant très longtemps, lui et ses camarades ont partagé le même statut que de nombreux Palestiniens aujourd’hui. Et tout comme les US ont collaboré explicitement avec le gouvernement d’apartheid sud africain, il soutient et continue à soutenir l’occupation israélienne de la Palestine, actuellement sous la forme de plus de $8,5 millions par jour en aide militaire. L’occupation ne serait pas possible sans la collaboration du gouvernement US. Et c’est un des messages que nous devons envoyer à Barack Obama.

C’est un honneur de participer à ce meeting, spécialement comme une des membres du Comité international des prisonniers politiques qui vient d’être créé au Cap, et aussi une membre du jury du tribunal Russell sur la Palestine. Et, évidemment, j’aimerais remercier War on Want (Guerre contre la misère) d’organiser ce meeting. Et le SOAS (Université de Londres), et particulièrement l’élément progressiste ici pour rendre possible pour nous d’être ici ce soir. Le rassemblement de ce soir de focalise spécialement sur l’importance d’élargir le mouvement BDS – le mouvement de boycott, désinvestissement et sanctions qui a été travaillé en conformité avec le puissant mouvement anti-apartheid en ce qui concerne l’Afrique du Sud.

Alors qu’il y a de nombreuses entreprises transnationales qui ont été identifiées comme cibles du boycott – Veolia, par exemple, et je sais que vous connaissez bien Veolia ici – il y a SodaStream, et Ahava, et Caterpillar, et Boeing et Hewlett-Packard, et je pourrais continuer encore et encore, mais je m’arrêterai ici, et je dirai aussi que G4S est spécialement important parce qu’il participe de façon flagrante, directement, ouvertement dans la maintenance et la reproduction des appareils répressifs en Palestine. Nous parlons de prisons, de check-points et du mur d’apartheid.

G4S représente l’insistance croissante sur ce qu’on appelle « sécurité » dans l’état néolibéral. Et, bien sûr, Gina a présenté une critique de cette notion de sécurité en suggérant que des alternatives féministes pourraient être utiles alors que nous tentons de reconceptualiser ce que devrait signifier la sécurité. Les idéologies de sécurité représentées par le G4s renforcent non seulement la privatisation de la sécurité mais la privatisation de l’emprisonnement, ainsi que la privatisation de la guerre, la privatisation des soins de santé et la privatisation de l’éducation.

Le G4s est responsable du traitement répressif de prisonniers politiques en Israël, et grâce à l’organisation Addameer qui est dirigée par Sahar Francis, qui est absolument sensationnelle, et certains d’entre vous peuvent déjà avoir eu l’opportunité de l’entendre. Mais elle voyage dans tout le pays et elle et son organisation Addameer, nous procure l’information sur ce qui se passe à la fois à l’intérieur des prisons et à l’extérieur. Nous avons eu connaissance de l’univers terrifiant de la torture et de l’emprisonnement que subissent tant de Palestiniens, mais nous avons aussi appris leur esprit de résistance, nous avons appris leurs grèves de la faim et d’autres formes de résistance qui continuent à se dérouler derrière les murs.

Je crois que Rafeel peut avoir fait remarquer que G4S est la troisième plus grande entreprise privée dans le monde. Quelle est la première ? Quelle est la plus grande entreprise privée dans le monde ? C’est Wal-Mart. Et le N°2 est FoxConn qui produit des appareils comme les iPads, et cetera, et cetera. Donc j’ai été regarder le site internet de G4S. C’est vraiment intéressant de regarder leur auto-présentation. Et il signale toutes les choses qu’il protège. Et parmi tous les objets de leur protection, il y a des stars du rock et des stars du sport, et des gens et la propriété. Je lis directement de leur site internet : « depuis assurer que des voyageurs aient une expérience sûre et plaisante dans des ports et des aéroports dans le monde…jusqu’à assurer la détention et l’escorte de gens qui ne sont pas autorisés légalement à rester dans un pays ». Ils vous racontent exactement ce qu’ils font. Et de nouveau, je cite : « de plus de manières que vous pouvez l’imaginer…G4S protège votre monde. » Et on pourrait ajouter : de plus de manières que nous pouvons réaliser, G4S s’est insinué lui-même dans nos vies sous le prétexte de sécurité et l’état de sécurité, depuis les manières dont les Palestiniens expérimentent l’incarcération politique et la torture jusqu’à des technologies racistes de séparation et d’apartheid, depuis le mur en Israël jusqu’à la prison – comme les écoles et le mur le long de la frontière US-Mexique.

Le G4S-Israël a introduit des technologies de contrôle sophistiquées dans la prison HaSharon, qui comprend des enfants parmi ses détenus, et la prison de Dimona, qui incarcère aussi des femmes, mais regardons pendant un moment dans quelle mesure G4S est aussi impliqué dans ce qu’on pourrait appeler le plus grand complexe industriel des prisons. Et je ne me réfère pas à ses investissements dans des prisons – il dirige et possède et exploite des prisons privées dans le monde entier, et si j’ai encore le temps, plus tard, j’en parlerai, mais en réalité je parle à présent d’écoles.

Aux US, des écoles, particulièrement dans les communautés pauvres, dans des communautés pauvres de couleur, sont si minutieusement enchevêtrées dans ce complexe industriel de prisons, que parfois on a des difficultés à distinguer entre des écoles et des prisons. Les écoles ressemblent à des prisons, et elles utilisent les mêmes technologies de détection et elles emploient souvent les mêmes agents d’application de la loi. Nous avons des écoles élémentaires aux US dont les couloirs sont en fait patrouillés par des agents armés. Et, à vrai dire, une tendance récente a été d’armer les professeurs. Particulièrement dans des districts scolaires qui ne peuvent pas se permettre G4S. Donc, si elles ne peuvent pas se permettre une sécurité privée, dans ce cas là, elles enseignent aux professeurs comment tirer et on leur donne des revolvers. Sans blague.

Quand on regarde un site internet intitulé « grandes écoles » et qu’on regarde une école en Floride qui s’appelle le Central Pasco Girls’Academy à Land-o-Lakes, Floride, on apprend seulement que c’est une petite école publique alternative. Mais quand on regarde la page « établissements » du site internet de G4S, on découvre cette inscription : « Central Pasco Girls’ Academy s’occupe de filles à risque modéré âgées de 13 -18 ans qu’on estime avoir besoin de services intensifs de santé mentale. Et ils poursuivent en écrivant la manière dont ils utilisent « des services sensibles au genre ». Et ils abordent les abus sexuels et les abus de stupéfiants, et cetera. Maintenant la portée du complexe industriel des prisons va bien au-delà de la prison elle-même. Et dans ce contexte, on pourrait penser aussi à d’autres manières dont une firme comme G4S est complice d’autres aspects du système d’apartheid israélien. Et le fait qu’il procure de l’équipement et des services aux checkpoints. Et il fournit des services en rapport avec l’itinéraire du mur illégal, etc., etc. Et il est intéressant de voir le G4S le long du mur en Israël, mais on voit aussi G4S fournir des transports pour les déportés – et je parlerai du RU dans un moment – mais je me réfère en ce moment aux services de transport qu’on utilise pour conduire les immigrants sans papiers des US au Mexique, étant donc de connivence avec la législation répressive de l’immigration et les pratiques à l’intérieur des US.

Mais, bien sûr, c’est ici au RU, où un des actes de répression le plus énorme a eu lieu dans la solution du transport de personnes sans papiers. La dernière fois que j’étais à Londres, il n’y a pas si longtemps, c’était en octobre, j’ai eu l’opportunité de rencontrer Deborah Coles, qui est une directrice d’Inquest (Enquête) Et elle m’a raconté le du cas de Jimmy Mubenga, l’enquête qui a eu lieu cet été. Et elle a expliqué comment il était mort, et la technique utilisées par les employés de G4S pour empêcher qu’on entende sa voix pendant qu’il était déporté dans un avion de British Airways. Et apparemment, il avait les mains menottées derrière son dos, il portait la ceinture de sécurité, et il a été poussé par les gens de G4S contre le siège devant lui dans ce qu’ils appellent un « tapis de karaoke, » c’est-à-dire qu’il devrait chanter dans le tapis du siège devant lui. C’est incroyable, n’est-ce pas qu’ils aient cette expression pour ce moyen – ce n’était apparemment pas supposé être légal, mais ils l’utilisaient quand même - et il a été maintenu ainsi pendant quelques 40 minutes, et personne n’est intervenu. Et bien sûr, quand on a essayé de lui apporter une première aide, il était mort. Et je pense que ce traitement extrême d’immigrants sans papiers des US jusqu’au RU nous oblige à faire la connexion avec les Palestiniens qui sont transformés en immigrants, en immigrants sans papiers, dans leur propre pays. Dans leur propre pays. Et des compagnies comme G4S fournissent les moyens techniques pour pratiquer ce processus.

Et ensuite, bien sûr, G4S est impliqué dans l’opération des prisons dans le monde entier, y compris l’Afrique du Sud. Et le congrès des syndicats sud-africains, COSATU, s’est récemment exprimé contre le G4S qui gère un centre correctionnel dans l’état libre. Apparemment, l’occasion était le licenciement de quelques 300 membres du syndicat de la police parce qu’ils étaient partis en grève. Et laissez moi lire un bref passage de la déclaration du COSATU : « Le modus operandi de G4S est symptomatique de deux des aspects les plus inquiétants du capitalisme néolibéral et de l’apartheid d’Israël – l’idéologie de « sécurité » et la privatisation en augmentation de secteurs gérés traditionnellement par l’état. La sécurité, dans ce contexte, ne signifie pas la sécurité pour tout le monde. Mais plutôt, quand on regarde les clients principaux de la sécurité de G4S, des banques, des gouvernements, des entreprises, etc. il devient évident que quand G4S dit « qu’il sécurise votre monde, » comme le dit le slogan de la compagnie, il se réfère à un monde d’exploitation, de répression, d’occupation et de racisme. »

Quand j’ai voyagé en Palestine il y a deux ans, et Gina a signalé que c’était avec une délégation de militantes intellectuelles de femmes indigènes et de couleur, c’était en fait le premier voyage, la première visite de la Palestine pour nous toutes. Et la plupart d’entre nous avaient été impliquée pendant de nombreuses années dans le travail de solidarité avec la Palestine. Mais nous avons toutes été choquées par la nature manifeste de la répression associée au colonialisme des colons. L’armée israélienne n’a fait aucune tentative pour dissimuler ou même mitiger le caractère de la violence dont elle était chargée d’infliger au peuple palestinien.

Des hommes et des femmes militaires portant des fusils étaient partout. Et certains avaient l’air de n’avoir que 13 ans. Je sais que quand on vieilli, ils ont l’air plus jeunes. Mais ceux-ci étaient vraiment des jeunes se promenant avec d’énormes fusils. C’était – j’ai vécu cela comme une sorte de cauchemar. Comment ceci est-il possible ? Le mur, du béton, des fils barbelés tranchants partout donnaient l’impression que nous étions en prison. Nous étions déjà en prison. Et bien sûr, en ce qui concerne les Palestiniens, un faux-pas et cette personne pouvait être arrêtée et conduite en prison. D’une prison en plein air dans une prison fermée.

Il me semble que G4S représente ces trajectoires carcérales qui sont si évidentes en Palestine, mais qui caractérisent de plus en plus les actions dirigées vers le profit des entreprises transnationales associées à la montée de l’incarcération de masse aux US et dans le monde.

Dans les US, il y a quelques 2,5 millions de personnes dans les prisons et prisons militaires, et prisons dans la région indienne et des centres de détention d’immigrants, dans notre pays – pour un jour donné, c’est-à-dire qu’il y a approximativement 2,5 millions de personnes. C’est un recensement quotidien, il ne reflète donc pas le nombre de personnes qui passe par le système chaque semaine, ou chaque mois ou chaque année.

La majorité de ces personnes sont des gens de couleur. Le secteur qui croît le plus rapidement consiste en femmes, en femmes de couleur. Beaucoup de prisonnières sont queer et trans – à vrai dire, les personnes de couleur trans sont le groupe le plus susceptible d’être arrêté et emprisonné. Le racisme fournit l’alimentation pour le maintien, la reproduction et l’expansion du complexe industriel des prisons. Et ainsi, si nous disons, comme nous le faisons, abolissez le complexe industriel des prisons, nous devrions dire aussi abolissez l’apartheid. Et mettez fin à l’occupation de la Palestine.

Quand nous avons, aux Etats-Unis, décrit la ségrégation en Palestine occupée, qui imite si clairement l’apartheid historique du racisme dans le sud des Etats-Unis d’Amérique, spécialement quand nous parlons de ceci à des Noirs, la réponse est souvent « pourquoi personne ne nous a-t-il parlé de cela avant ? Pourquoi personne ne nous a-t-il parlé des traces en Palestine occupé ? Et de la ségrégation des autoroutes expresses ? Pourquoi personne ne nous a-t-il parlé de cela avant ?

Et ainsi, tout comme nous disons « jamais plus » en rapport avec le fascisme qui a produit l’holocauste, nous devrions dire aussi « jamais plus » en rapport avec l’apartheid, dans les US du sud. Mais cela signifie d’abord et avant tout, que nous devrons étendre et approfondir nos solidarités avec les gens de Palestine. Des gens de tous les genres et sexualités. Les gens à l’intérieur et à l’extérieur des murs de prison, à l’intérieur et à l’extérieur du mur de l’apartheid.

Boycottez G4S, soutenez BDS, et finalement, la Palestine sera libre. Merci.

Nora Barrows-Friedman est une écrivaine et une éditrice du personnel avec The Electronic Intifada, et elle contribue à Al-Jazeera en anglais, à Interpress Service, à Truthout.org, à Left Turn magazine, et plusieurs autres émissions médiatiques internationales. De 2003 à 2010, elle a été une productrice principale et une co-hôtesse de Flashpoints, un magazine d’informations d’investigation qui a gagné un prix, opérant à partir de KPFA/Pacifica Radio à Berkeley, Californie. Nora a régulièrement informé depuis la Palestine depuis 2004.


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Trancription du texte traduit en français ci dessus