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Algérie : Justice pour les algériennes violées par les Groupes Islamiques Armés ?

vendredi 7 février 2014, par siawi3

Source : http://www.algerie-focus.com/blog/2014/01/des-pensions-pour-plus-de-10-000-femmes-algeriennes-violees-par-des-terroristes/#sthash.aRu5Awso.dpuf

16 janvier 2014

L’information a de quoi soulager les dizaines de milliers de femmes algériennes violées par les terroristes durant la décennie noire. Les victimes de l’intégrisme bénéficieront enfin d’indemnisation versées par l’Etat algérien.

Victime de non-reconnaissance, les femmes violées par les intégristes durant la décennie noire ont longtemps souffert en silence. Aujourd’hui, grâce àun récent décret ministériel, elles peuvent enfin respirer. Signé mercredi dernier par le Premier Ministre Abdelmalek Sellal, un décret exécutif reconnait les femmes violées pendant la décennie noire comme des victimes de terrorismes à100 % et cela sans être contrainte de fournir un certificat médical attestant de leur viol. Seule une attestation des services de l’ordre suffit. Ce décret permettra àplus de 10 000 femmes de bénéficier de pensions et de reconnaissance. Selon un article publié sur le quotidien Ennahar, ce décret exécutif offre la chance àtoutes les femmes algériennes violées pendant les années 90 de toucher des pensions et de jouir de tous les droits accordés aux victimes de terrorisme. Les femmes concernées seront recensées en fonction de leur dossier déjàdéposé au niveau des comités chargés du dossier.

Selon l’avocat et le chef de la cellule judiciaire pour l’application de la Charte pour la paix et la réconciliation nationale, Marwan Azzi, plusieurs femmes violées durant la période sombre de l’Algérie ont gardé le silence sur leur drame de peur du scandale et des représailles de leurs familles. Il a affirmé, àce propos, que son association n’a reçu que 15 femmes ayant avoué avoir été victimes de viol durant les années quatre vingt dix. Ce dernier a, par ailleurs, expliqué que ce dossier n’a pas été traités de manière adéquate àl’époque et que le nombre des victimes déclarées de la décennie noire dépasse les 150 mille personnes dont plus de 30% sont des femmes pour la majorité victimes d’agression sexuelle…

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Source : - El Khabar, 13 mai 2007

via :
http://www.algeria-watch.org/fr/article/just/decret_femmes_violees.htm

Ambiguïté sur le décret relatif aux femmes violées…

Les femmes violées par les groupes terroristes ont demandé aux autorités publiques des éclaircissements concernant le décret présidentiel qui les concerne, et qui a été annoncé par le ministre de l’Emploi et de la Solidarité nationale, Djamel Ould Abbés, après l’adoption de la charte pour la paix et la réconciliation nationale.

Les autorités publiques n’ont pas annoncé la teneur du décret concernant les femmes violées par les groupes terroristes tout au long de la crise sécuritaire, et même si les autorités justifient la dissimulation du contenu du décret afin de « préserver l’honneur des femmes violées  » comme l’a précisé Ould Abbés, il n’empêche que la zone d’ombre qui continue de planer àson sujet, a soulevé de nouvelles interrogations sur son avenir, parmi les rangs des concernées.

Un nombre de femmes violées qui ont préféré garder l’anonymat, ont précisé àEl Khabar que la nature de leur problème a réduit leur marge de manœuvre auprès des autorités publiques et des parties concernées, afin d’obtenir des informations sur leur avenir, au regard de la charte pour la réconciliation nationale.

Par ailleurs, le président de la commission consultative pour la protection et la promotion des droits de l’Homme, Farouk Ksentini, a déclaré àEl Khabar que la commission n’a reçu aucune information officielle concernant le texte réglementaire spécifique aux femmes violées, « nous n’en savons rien hormis le fait d’avoir entendu Ould Abbés parler d’un décret spécifique àcette catégorie  ». Ksentini a indiqué que le problème ne concerne pas seulement le dossier des femmes violées, car « la charte pour la paix et la réconciliation nationale comporte de nombreux manques, et il y a des obstacles dans son application, les victimes sont ballottées par les bureaux et les administrations, étant donné l’absence de coordination et de complémentarité entre les parties concernées  ».

Allant plus loin, Ksentini affirme que « personne ne prend réellement en charge la charte pour la réconciliation, et nous ne savons pas qui est la partie responsable de l’application de la loi  ».