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Espagne : Un gouvernement héritier de l’idéologie franquiste, complètement inféodé à l’Episcopat Catholique.

Le train pour la liberté - compte rendu de Madrid

samedi 8 février 2014, par siawi3

Source : http://www.mmf-france.fr
Le Courrier de la Marche Mondiale des Femmes contre les Violences et la Pauvreté - N° - 245 –6 février 2014


La locomotive c’est le féminisme : petit compte-rendu de Madrid
– - MT Martinelli - MMF France

Samedi 1er Février 2014 à Madrid : Arrivée une demi-heure avant l’heure prévue pour l’accueil du « Train pour la Liberté », il était déjà impossible de sortir de la gare d‘Atocha. Le trajet pour atteindre le lieu de rendez-vous, dans une ambiance joyeuse et très politisée, se parlant par petits groupes sans se connaître, fut une excellente entrée en matière. L’Espagne qui s’exprimait là était loin des scandales financiers, loin du football abêtissant, loin des commérages « people » qui alimentent des heures des chaînes de télé « basura » (poubelle). L’Espagne que l’on aime, combative, joyeuse, rebelle était bien là !

La gare d’Atocha s’ouvre sur une très grande esplanade qui était noire de personnes. Majoritairement des femmes, mais aussi pas mal d’hommes. Une forte présence de jeunes mais les plus âgées étaient majoritaires. Furieuses que les luttes pour la liberté de l’avortement menées en Espagne depuis les années 80, acquises par étapes difficiles, soient encore remises en cause, menacées par un gouvernement héritier de l’idéologie franquiste, complètement inféodé à l’Episcopat Catholique.

Une manif énorme, féministe, il n’y en avait jamais eu une semblable en Espagne. Parmi les grandes manifs, elles pensent que celle d’aujourd’hui était la seconde par importance. Ce n’était pas une marée - comme ils ont l’habitude d’appeler les grandes manifs - c’était un Tsunami. Nous étions environ 100.000. Les femmes des Asturies, qui ont été à l’initiative du train pour la liberté, n’avaient jamais imaginé la participation d‘une telle multitude. Mise en mouvement à 12h, la foule remplissait encore la grande place du départ à 14h30.

Ce fut un moment historique, un moment qui donne de l’espoir, de l’énergie militante, un événement où la solidarité internationale s’est exprimée de manière massive. Plus de trente villes en France ont organisé des rassemblements ou des cortèges à travers toute la France. L’Europe aussi était très mobilisée : l’Italie, la Belgique, la Macédoine, la Suisse, le Royaume Uni.

A la fin de la Manif, trois femmes (deux espagnoles et une française) ont remis un manifeste destiné au Chef du Gouvernement, à Gallardon, à la Ministre de la Santé, avec signature sur le registre officiel afin d’officialiser la communication de notre NON collectif .

De 15h à 18h, l’auditorium des Comisiones Obreras - le deuxième syndicat important avec l’UGT - a accueilli un millier de participant-es. Des DVD, une chorale décapante, des interventions des différents groupes présents, ont été écoutés, applaudis, remerciés.

Voici quelques slogans qui ont particulièrement attiré mon attention : Beaucoup de slogans contre le gouvernement fasciste, contre la hiérarchie de l’église catholique, contre le patriarcat et le machisme. En voici quelques uns : Decidir nos hace libres – décider nous rend libres ; C’est à cause d’un gouvernement « facha » fasciste ; No pasara ! « elle ne pasera pas ! » ; « La liberté est mienne, elle est à moi mais je ne la vends pas » « la libertad es mia, la tengo pero no la vendo » ; Dehors les rosaires de nos ovaires « fuera los rosarios de nuestros ovarios » ; SI SE PUEDESI SE PUEDESI SE PUEDE