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Premier avortement légal en Irlande

mardi 26 août 2014, par siawi3

Source : http://www.lemonde.fr/europe/article/2013/08/23/premier-avortement-legal-en-irlande_3465723_3214.html

Le Monde.fr | 23.08.2013 à 17h18

Photo : Lors d’une manifestation en faveur du droit à l’avortement, le 10 juillet à Dublin. Lors d’une manifestation en faveur du droit à l’avortement, le 10 juillet à Dublin. | AFP/PETER MUHLY

Selon des informations du Guardian, un hôpital de Dublin a pratiqué la première interruption volontaire de grossesse légale en Irlande depuis l’adoption de la loi sur l’avortement, à la mi-juillet.

La grossesse, menée jusqu’à dix-huit semaines, faisait peser un risque sur la vie de la femme, dont le fœtus n’était pas viable. Des conditions nécessaires pour être autorisée à avorter en Irlande, où seuls vingt-cinq hôpitaux – parmi lesquels le National Maternity Hospital, à Dublin, dans lequel s’est déroulée cette intervention – sont autorisés à pratiquer des avortements sous les conditions très strictes de la loi.

L’Irlande a légalisé l’avortement cette année, mais uniquement dans le cas où la poursuite de la grossesse fait courir à la mère un « risque réel et substantiel » pour sa vie, risque qui doit être certifié par les médecins.

UNE LOI MINIMALE

Le texte s’était heurté à une vive opposition dans ce pays à forte tradition catholique, mais il avait finalement été adopté par le Parlement par cent vingt-sept députés contre trente et un, dans la nuit du 11 au 12 juillet, après des discussions marathon sur cent soixante-cinq amendements.

Lire : « Le Parlement irlandais légalise l’avortement dans certains cas »

Il prévoit notamment qu’en cas de risque de suicide de la mère, l’avis unanime d’un obstétricien et de deux psychiatres soit requis. Cette clause a suscité des résistances de la part de certains parlementaires qui redoutent qu’elle n’ouvre la voie à la multiplication des avortements, mais le premier ministre, Enda Kenny (Fine Gael), avait imposé un vote favorable à ses troupes sous peine d’exclusion du groupe parlementaire.

Un loi minimale votée à l’issue d’un débat rouvert après la mort, à la fin d’octobre, de Savita Halappanavar, une Indienne de 31 ans victime d’une septicémie après une fausse couche à dix-sept semaines de grossesse. Elle s’était vu refuser une IVG alors que le fœtus qu’elle portait était en train de mourir.