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L’Algérie qui résiste : Conséquences de la ’Charte de Réconciliation".

mercredi 11 mars 2015, par siawi3

Source : http://www.lematindz.net/news/16858-cherifa-kheddar-revient-sur-les-humiliations-policieres.html

Cherifa Kheddar revient sur les humiliations policières

mercredi 11 mars 2015

Nous donnons ici la parole àCherifa Kheddar, SG et figure de proue de l’association Djazairouna. La militante témoigne sur cette journée du 8 mars.

"Dès qu’on est arrivé àla Grande Poste et déployé les banderoles, les policiers nous les ont arrachées des mains. Je me suis battue pour garder les banderoles. Le commandant de la police m’a frappé, j’ai failli tomber par terre, ensuite il a ordonné àses hommes de m’empêcher par la force de garder les banderoles. Eux, ils hésitaient, il est revenu et m’a donné un coup de poing qui m’a envoyé par terre, mais les banderoles dans lesquelles je me suis roulée m’ont protégées. il a encore une fois hurlé sur ses hommes qui cette fois, ont compris qu’ils pouvaient user de la force pour me malmener, ils m’ont trainé jusqu’au véhicule, et dans ma tentative de m’enfuir, il m’ont rattrapée et mise de force àl’intérieur du véhicule.

Ensuite une fois arrivée au commissariat, ils m’ont brutalisée encore, (en m’attrapant par la gorge, par le cou, et l’un d’entre eux a failli m’arracher le bras, et traînée jusqu’àl’intérieur presque àquatre pattes). J’ai été insultée et gardée pendant des heures, sans manger. Mais j’ai eu droit àde l’eau. Le commandant m’avait dit que les manifs je dois les faire chez moi àBlida, et un autre officier, m’a conseillé de faire des tee shirt et les porter de temps en temps pour faire passer mon message au profit de la mémoire en évitant d’énerver les autorités et les islamistes.

De temps en temps un policier venait me brutaliser verbalement pour m’apprendre comment, je dois me comporter dans un commissariat, et en présence de policiers. On m’a conseillé aussi de ne plus dire terroriste islamiste. J’ai dis àun officier que je voulais déposer plainte contre le commandant pour les coups qu’il m’a donnés, il m’a répondu que c’était son chef. A la tombée de la nuit ils m’ont emmenés àl’hôpital ensuite relâchée.
Maintenant j’ai des hématomes, c’est surtout la grippe qui prend le dessus, parce que j’ai passé des heures dans les courants d’air du commissariat, Dernier point ils ont confisqué les pièces d’identité de deux membres et ne les ont pas restituées, àce jour, ils ont donné des déclarations de perte àla place."

L.M.